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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 16:20

Le nom de cette revue américaine est plus que positif, il annonce la couleur, si je puis m’exprimer ainsi. C’est pour nous l’un des 3 médias qui compte pour nos clients américains, et donc très naturellement je suis très sensible à ce qu’il s’y écrit. C’est  pourquoi nous étions très heureux d’avoir dans nos murs  Roger Voss, celui qui note Bordeaux (entre autres) pour le Wine Enthusiast, venu regoûter, comme de coutume, les 2014  mis en bouteille.

Monsieur Roger Voss a goûté quelques vins choisis par lui dans notre gamme, celle des vins défendus par mon négoce et ceux de mes clients de mon « petit » rôle de consultant.

A table, nous faisons ces temps-ci pas mal de repas dont je ne parle pas toujours sur mon blog, et comme c’est de saison,  avec l’omelette aux truffes, nos blancs. Ces 2 derniers jours, dégustation à table des Valandraud et Virginie blancs 2015 et 2014, ainsi que de notre Bad Boy Chardonnay. J’avoue avoir un faible pour la série des 2014 à la fraîcheur, à la tension toute bourguignonne mais hélas ce n’est pas moi qui note mes vins (pourrais-je être impartial ?)

Hier avec des amis courtiers de place, il y a eu un La Marzelle 2015 plus que réussi et ce midi, Valandraud 2010  bu sans se poser de questions, suivi d'un Gevrey Chambertin 2005 de Joseph Roty, la cuisine de Murielle mérite de bons vins.

Avant de recevoir Monsieur Voss, dégustation au bureau de 14  vins 2014 et 2015 que nous offrons tout juste à nos clients ces temps ci ( dont un énorme Bad Boy 2015)

Published by Jean Luc Thunevin - dans Dégustation
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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 11:29

René Gabriel (Wein Wisser & Mövenpick)  m’a dit l’été dernier « ce serait bien que tu organises  une  une dégustation pour fêter les 25  ans de Valandraud,  Je viendrai avec des amateurs et j’apporterai des bouteilles des premières années de Valandraud ».

Il sait que les toutes premières années de Valandraud, nous vendions tout sans en garder aucune car nous n’en avions pas les moyens : il fallait vendre.

Rendez-vous fût fixé pour le vendredi 2 décembre et, toujours sur l’idée de René, partant du principe qu’une bouteille de 0.75L pouvait être goûtée par 18 personnes, j’ai invité à participer à cette dégustation mes associés, mes collaborateurs et consultants et Neal Martin (Robert Parker’s  Wine Advocate  ) à se joindre à nous.

Vendredi midi, visite et casse-croute à la maison, rue Vergnaud, là où tout a commencé : la création de Valandraud, 1er vin de garage ainsi nommé par Michel Bettane, Robert Parker et tous les autres pour classer Valandraud dans une nouvelle catégorie ; puisque la catégorie super Toscans et autres Cult wines existait déjà !

Le Japon nous a donné le charmant et romantique nom de « Cinderella Wine », le vin conte de fées.

En 2012, le classement de Saint Emilion a classé Valandraud en 1er cru, en attendant l’écriture des 25  prochaines années…

A l’idée originale de René Gabriel, j’ai voulu rajouter comme lorsque j’avais fait le point il y a un peu plus de 15 ans, car l’Amateur de Bordeaux voulait savoir (et dans la question, il y avait la réponse) comment pouvait évoluer  notre vin de garage au bout de  10 ans … Sous-entendu, n’ayant pas de terroir, ni d’histoire, ledit terroir prendra le dessus et le vin ne ressemblera donc à rien de moins qu’un vulgaire vin de piquette ( ce laps de temps de 10  ans devant correspondre à l’enterrement des vins dits technologiques)

Bon, déjà cette dégustation s’était bien passée pour Valandraud car je l’avais fait goûté avec 3 autres crus, 1 autre garagiste, 1 cru « classique » et un premier cru. La conclusion de celui qui avait écrit l’article, bon circulez il n’y a a rien à voir à ce jour, mais on verra quand les vins auront  15 ans ! (zut, zut et re-zut !)

Bien. Ce coup-ci c’est donc 25  ans, les premières années avec nos terroirs de Fongaban, Plaisance, la Grezolle, et depuis 1999 Bel Air Ouÿ, devenu Valandraud, et son superbe terroir de 1er cru.

Nous avons tout goûté à l’aveugle y compris moi et ceux qui ont fait le vin, et nous étions assez fiers à l’énoncé des résultats. Dégustation faite pas série de 5, par exemple :

 5 millésimes de Valandraud 1991-1992-1993-1994-1995 vs 5 millésimes de crus célèbres et 1ers crus 1855 ou assimilés

René Gabriel et Neal Martin ont déjà écrit sur cette dégustation et il y aura bien entendu des commentaires des amateurs et des autres critiques et journalistes, mais globalement tous les vins étaient de très grands vins, l’intérêt pour nous n’étant pas de prouver une suprématie totale mais seulement, et c’est déjà bien assez présomptueux, une appartenance à un groupe de grands vins.

Les vins goûtés avaient été au préalable  juste vérifiés  par Jean Philippe Fort pour éliminer les vins bouchonnés. Les bouchons des années 2000 étant particulièrement peu fiables, quel que soit les prix payés à l’époque. Heureusement maintenant ils sont beaucoup plus fiables ces bouchons, puisque même notre bouchonnier, Bourrassé, nous  les garantis sans goût de bouchon !  En tout cas, peu de bouchonnés, hélas l’Interdit de Valandraud (2000) donc pas goûté et Harlan 1999…. Comme c’est dommage.

Pour les vins « pirates », ont été servis :

2015 : aucun puisque Valandraud est encore en barriques

2014 : Clos du Beau Père ( qui a fait forte impression, et ce fût un vrai pirate !)

2013 : Ducru Beaucaillou

2012 : Angélus

2011 : Haut Brion

2010 : Lafleur

2009 : Pontet Canet

2008 : Trotanoy

2007 : Pape Clément

2006 : Troplong Mondot

2005 : Larcis Ducasse

2004 : Cheval Blanc

2003 : Margaux

2002 : Mouton Rothschild

2001 : Opus One

2000 : Léoville Las Cases

1999 : Mouton Rothschild

1998 : Pavie

1997 : Lafite Rothschild

1996 : Latour

1995 : Beauséjour Bécot

1994 : Le Pin

1993 : Lafite Rothschild

1992 : Eglise Clinet

1991 : Margaux

Il manquait rien, à mon avis, si ce n’est 2 ou 3  personnes de plus, aucun vin ne méritant pas sa place dans la catégorie des grands vins et  bien sûr, une incroyable vision de l’évolution dans la création des vins d’époque pourtant moderne, et depuis 2009 il y a à Bordeaux et chez nous une progression qualitative si évidente, dans la précision des élevages barrique, des tannins et la fraîcheur  supplémentaire apportées depuis le 2010, en tout cas pour Valandraud.

Pour conclure, en tout cas pour moi, de bonnes surprises comme ce Valandraud 1991 rarement goûté, le 1992 tenant toujours la route, le 93 et surtout le 1994 réussite magistrale dans ce millésime difficile. Bien sûr, j’ai bien aimé le 1998 et j’ai été agréablement surpris par le 2000 dans un registre « élégant ».  Le 2005 bien sûr mais surtout le 2009, sexy en diable, buvable presque à l’excès, le 2010 qui mérite d’être confronté aux 100 points, et bien sûr 2011, 2012, 2013 très réussi, 2014  délicieux déjà et le futur « meilleur d’entre tous », le 2015.

Après ce bel exercice, repas à Sansonnet avec Valandraud blanc 2012, Sansonnet 2010 et 2012 (remarquable), Angélus 2011 et Ausone 2012. Il fallait bien ça pour pouvoir enfin boire sans retenue. Merci aux participants.

 

 

 

Published by Jean Luc Thunevin - dans Dégustation Vins de garage
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 10:48

Le froid arrive, si j’en crois toutes ces grues qui passent sur Saint Emilion, rien qu’hier soir plus de  500  qui, en formation bruyante et en V, se dépêchent d’aller en Afrique retrouver la chaleur.

A Bordeaux, le salon Vinitech ouvre ses portes, du 29 novembre au 1er décembre et, du coup, pas mal de nos collègues vignerons Français et étrangers font le déplacement et en profitent pour visiter les propriétés de la région. Pour nous c’est l’occasion de recevoir mon associé Jean-Roger Calvet et 3 de ses collaborateurs.

Forte demande pour Smith Haut Lafitte blanc 2013, grâce au Wine Spectator et son classement des « Top 10 of 2016 », hier soir le téléphone a sonné comme il y  a 15 ans lors de la parution des notes de ce même Wine Spectator ou de Parker, en tout cas bravo à Smith Haut Lafitte.

Le nouvel an chinois verra l’arrivée de l’année du coq, ça tombe bien, il s’agit chez moi d’une mascotte souvent présente sur les étiquettes de mes vins, dont bien sûr Clos Badon.

Published by Jean Luc Thunevin - dans C'est dans l'air...
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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 17:16

Juste pour continuer à propos de l’article très clair de Marie Louise Banyols sur nos Bad Boy cuvée Syrah et Chardonnay réalisées à Bordeaux,  et des nouveaux commentaires qu'il a suscité....

Je n’ai rien inventé de particulier, je ne suis  ni le premier, ni le dernier à vouloir faire des essais et c’est vrai -  seulement pour moi  et non encadré dans un protocole de recherche collectif.

La vraie nouveauté, c’est que la règlementation actuelle de « Vins de France »  nous permet de "faire".  De faire des choses simples et avec la possibilité de communiquer et de bien vendre,  ce qui n’était pas chose simple, en « vin de table ».

Je ne peux pas citer de noms mais je connais au moins  2 propriétaires qui ont fait, il y a déjà plus de 30  ans déjà, des plantations en Syrah et Chardonnay et, ne pouvant communiquer dessus puisque c’était interdit, ils assemblaient ces vins avec le reste de leur production, qui était fort bonne !

De plus, il y a et aura de plus en plus de plantations de cépages reconnus mondialement qui peuvent offrir un complément de gamme, un laboratoire d’expérimentation, un moyen de remotiver les équipes techniques, que sais-je encore !

Heureusement qu’il y a l’envie  de voir autre chose, il suffit de voir l’explosion des plantations  de cépages blancs seulement autorisés  en AOC Bordeaux dans toutes les propriétés reconnues et classées pour leurs cépages rouges et nous n’avons que des dizaines d’années de retard sur Pavillon Blanc, Lynch Bages blanc,  Pape Clément blanc, etc…

A Saint Emilion, Monbousquet blanc, Fombrauge blanc, Faugères blanc, Valandraud blanc, Cheval Blanc, Clos Dubreuil, Saint Esprit et j’en oublie… Et parmi les satellites de Saint Emilion,  depuis longtemps déjà, des blancs à  La Grande Clotte ou Mayne d’Olivet

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 14:55

Les cuvées bordelaises Syrah et Chardonnay, font parler d’elles , notamment sur le site des 5 du vin qui a publié les commentaires de dégustation  de Marie Louise Banyols, que je remercie.

Son article a pourtant généré des commentaires étonnants de « Georgestruc », dont voici un extrait « Mais quel est l’intérêt de procéder à de telles opérations ? Car il y a bien un intérêt sous-jacent. Simple expérience ampélo-oenologique ? Coup de pub ? Pied de nez aux décrets des AOC ?
Mettons-nous à la place d’un acheteur lambda, qui ne connaît pas la signature Bad Boy ; il examine l’étiquette de la bouteille de Syrah : il lit que c’est un négociant qui a mis en bouteille de la syrah ; réaction : encore un vin de négoce qui a été acheté dans la vallée du Rhône hors d’une aire d’AOC pour être commercialisé en vin de France. Avantage ? Intérêt pour l’acheteur de mettre 18 € dans un tel flacon ? Aucun, strictement aucun.

Ceci étant, expérimenter en France la plantation de cépages hors de leur aire « naturelle » de développement optimum est intéressante, mais à condition que cela soit encadré par des paramètres de type expérimental. » (la suite sur le site des 5 du vin)

A mon tour de commenter les commentaires…

Georgestruc, vos questions sur l’intérêt de réaliser ces vins à Bordeaux sont, pour moi, un encouragement à continuer, à persévérer dans ce que je fais depuis  -quand même - maintenant plus de  25  ans et je vais essayer de vous informer puisque c’est de cela dont il s’agit.

La création de Valandraud en 1991 n’allait pas de soi et était en son temps capable de déclencher des commentaires tels que les vôtres aujourd’hui sur ces quelques pieds de Syrah et de Chardonnay. Pourquoi faire ? Y a-t-il un intérêt ? Mais oui, je ne suis pas masochiste, si je fais ce genre de chose c’est que :

1/ ça m’amuse, ça m’occupe et m’empêche de trop réfléchir à la fin inéluctable de notre passage sur terre.

2/ J’aime ces vins réalisés dans leurs terroirs acceptés en France en AOC, mais aussi les Chardonnay de Limoux, ceux de Napa (Helen Turley) et les Syrah australiennes ou californiennes. Alors n’y aurait-il que les étrangers qui auraient le droit d’en faire ?

En plus ces vignes sont créatrices de richesse et de travail dans le vignoble, dans mes magasins ou pour mes collaborateurs qui les vendent dans le monde entier, et bien sûr source de profit pour mon entreprise qui préfère payer des impôts que d’accumuler des pertes. Le succès n’est pas un péché et l’argent non plus. Sans doute que mon côté Catho par ma mère a été contre-balancé par l’influence de mon père Protestant ?

3/ Pour ce qui est de l’expérience, et bien oui, c’est intéressant de goûter ces raisins pour savoir le goût qu’ils ont, décider de la date de vendange et, enfin, être surpris par ce que l’on connaît peu.

4/ Coup de pub ? Au bout de  25  ans, il me semble que je n’ai pas à me plaindre d’être toujours un bon client pour les médias, mais pas sûr que cela surpasse ce que j’ai fait jusque -là,  non ?

5/ Pied de nez aux AOC ?  non,  pas vraiment. Je suis heureux de la possibilité de faire ce genre d’expérience en Vin de France. Cela me suffit. Je suis un plus critique quant à l’opposition que font ces AOC à l’expérimentation des cépages résistants. Nous prenons du retard par rapport à l’Italie, la Suisse, etc….

6/ Votre questionnement sur l’acheteur lambda qui ne connaît pas Bad Boy me fait tout de suite penser à l’histoire de la chauve-souris de Bigard, et en plus pour une bouteille à 18 euros !

7/ Quant au côté éventuellement intéressant d’expérimenter en étant encadré, ce n’est pas mon objectif. Je n’ai pas envie de convaincre les AOC ou mes collègues, chacun fait ce qu’il veut, certains sont très dévoués aux causes syndicales, à la recherche et je suis bien content pour eux.

8/ Quant au manque de précision concernant le terroir argilo calcaire où sont plantés mes Chardonnay  et mes Syrah car elles aussi sont plantées sur ce genre de terroir, je ne suis pas spécialiste des sols, ni d’ailleurs des porte-greffes ou des clones mais si je vois bien que les terroirs argilo-calcaires ne sont pas les plus adaptés, je ne peux que répondre à ce genre de question par ceci : à Saint Emilion, il existe une carte magnifique des sols réalisée par Cornelis Van Leeuwens pour  le Syndicat des vins, carte que j’ai sous les yeux tous les jours et que, malgré de ce  qu’elle dit de scientifique, quand j’achète une vigne…. je regarde s’il n’y a pas trop d’eau et pour le reste, je fais avec, sachant que chaque terroir va donner un goût différent et que cela me va bien !

 

Merci en tout cas à Georgestruc de convenir que planter des vignes ce n’est pas pour réaliser une fantaisie sans lendemain, ce n’est vraiment impossible quand il s’agit de vigne et de vin. Et il est quand même rare que la malhonnêteté se manifeste en   proposant un vin réalisés 100 % par eux depuis la vigne jusqu’à la commercialisation en passant par la mise en bouteille pour …. faire croire à leurs client qu’ils achètent un vin de négoce ?!

Pour conclure, j’ai fait planter sur sol argilo-calcaire à Saint Emilion, des cépages pas trop utilisés comme le Malbec. J’ai sans doute un mauvais clone qui hélas ne donne que du second vin en assemblage. J’ai également planté du Carmenère, et je suis tellement content et heureux des résultats que l’on a surgreffé une partie en Merlot,  ce qui fait qu’il nous reste juste 20  ares pour réaliser une barrique d’un vin original,  mais jusque là aussi utilisé en assemblage dans notre second vin.

Et j’espère vous faire comprendre que j’ai à ce jour plus de satisfaction avec mes Syarh et Chardonnay, cépages exotiques à bordeaux, qu’avec mes Carmenère  ou malbec, même si pour le Malbec  je pense qu’il s’agit pour moi d’en replanter d’autres, mais avec un bon clone !

 

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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 17:05

Plein de destinations à visiter du 7  au 19  novembre, cette fois avec Qing et Caroline.

Je serai avec Caroline et 3 interprètes au japon pour l'évènement Bettane & Dessauve, suivi de Vinexpo Tokyo les 15 et 16 novembre.

Et Qing sera à Shanghai le 26  novembre pour le Decanter Fine Wine Encounter.

 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 14:58

Et voilà, c'est fini hier lundi  avec quelques parcelles de beaux et mûrs Cabernet Sauvignons et notre petite vigne  en terrasse de Carmenère, l’équivalent d’une barrique.

Quelle année ! que trouver comme qualificatif pour définir ce millésime et ce qui nous arrivé ? En effet, un printemps des plus pluvieux, incroyable, et après un été des plus secs, sans dépasser toutefois le millésime 2003, et juste avant les vendanges, ces 2 pluies salvatrices pour aider le vigne à sortir du stress dû au manque d’eau et mûrir à point nos raisins qui ont bénéficié  de nuits fraîches et qui ont donné à l’arrivée ce qui est rare, qualité et quantité.

Pour avoir goûté des lots de vins,  il y a déjà un niveau de plénitude et de buvabilité extraordinaire. C’est vrai, grâce à des acidités maliques très basses mais quand même ces odeurs de violette, ces bouches de folie avec déjà des tannins si fins et pourtant si amples, que du potentiel de folie.

Vraiment une sacrée bonne surprise.

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 16:15

Ça commence par être un sujet d’article et de curiosité pour les amateurs , car la possibilité de planter ces cépages dans le cadre des vins de France donne des idées à ceux qui possèdent un peu de terroir à vigne disponible - et les moyens de commercialiser les vins obtenus.

Nous faisons partie des premiers à avoir planté 1 hectare de Chardonnay en 2010 pour une première récolte de 600 blles en 2013. Heureusement en 2014, nous en avons produit 6 000 et en 2015 3000 bouteilles. Pour  2016 on devrait être dans ce genre de production, le bas de la parcelle plantée sur terroirs argilo-calcaires ayant gelé au printemps.

Les Syrah ont un an de décalage, plantés sur 60 ares et font aussi partie des la catégorie des Vins de France. Notre 2015 est particulièrement réussi (il faut le signaler, car ce cépage parait à ce jour très capricieux sous nos climats)

Nous vendons ces 2 variétés sous le nom de Bad Boy !

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 15:43
Vendanges 2016  à Valandraud

Tout début des vendanges à Valandraud, après une parcelle de Malbec (destinée à Virginie de Valandraud) mercredi, c’est au tour d’une belle parcelle de jeunes Merlots aujourd’hui, raisins très bons capables d’offrir ce que nous attendons pour notre premier vin : richesse, concentration, maturité, acidité et goût.

Hier lundi, à Clos Badon, dans la plaine, nous ramassions la belle vigne de Cabernet Franc et la vigne de Syrah pour notre Bad Boy sur les beaux terroirs de Saint Genès.

C’est le moment où l’on attend des vignes dans la plaine, où il faut finir Pomerol, et revenir sur les coteaux pour faire notre Bad Boy sur Compassant et Lalande de Fronsac, enfin être partout pour notre équipe de vendangeurs, près de 50 saisonniers très courageux qui vont travailler dur pendant ces 3 à 4 semaines et aider nos 25 permanents dans les vignes, sur les engins, fourgons, tracteurs ; dans les chais pour la manutention de toutes ces récoltes, lavages, vinification et Dieu sait qu’il y a du boulot, rien qu’avec nos peut être 50 lots de vins blancs différents, c’est vraiment de grosses journées, de quoi me surprendre lorsque je regarde en arrière et nos premières vendanges de moins de 8 000 bouteilles entre le 1er et le 2nd vin ! Mais cela fait déjà plus de 25 ans !

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 15:57
Qu'il est dur de faire bouger les choses

Voici la lettre ouverte envoyée par Jacques Gravegeal au ministre Stéphane Le Foll

SYNDICAT DES PRODUCTEURS

DE VIN PAYS D'OC IGP

Monsieur Stéphane LE FOLL

Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires Rurales

78 rue de Varenne

75700 PARIS 07

Lattes, le 30 septembre 2016

Lettre Ouverte à Monsieur Stéphane LE FOLL, Ministre de l'Agriculture

Objet : Inscription des Cépages Résistants par le Comité Technique Permanent de la Sélection (CTPS)

Monsieur le Ministre,

J'apprends, par voie de presse ce jour, que le CTPS a statué hier sur notre demande conjointe entre le Syndicat des Producteurs Pays d'Oc IGP et la Fédération des Grands Vins de Bordeaux. Quatre cépages résistants sur les 25 proposés ont obtenu leur inscription. Aucun des cépages demandés par l'ODG Pays d'Oc IGP n'a été retenu.

Il est inadmissible qu'on ne respecte pas nos choix professionnels. La France ne peut pas aujourd'hui être en retrait face aux solutions possibles pour répondre aux enjeux sociétaux. Vous, le premier et vos prédécesseurs avant vous, ne pouvez pas obliger la Filière Viticole à s'orienter vers l'agro-écologie et en même temps, par l'intermédiaire de vos services entraver toutes formes de solutions.

Le CTPS a la responsabilité de l'état sanitaire des cépages demandés à l'inscription du Catalogue Français, il n'a pas à décider en lieu et place des professionnels. Les cépages demandés sont tous inscrits dans d'autres pays de la Communauté Européenne, il est impensable que la France membre de la communauté soit privée de ces inscriptions alors que le règlement communautaire le prévoit. Ou alors, la France a fait son Brexit et nous n'en serions pas informés ? Ces cépages qui sont déjà plantés en Allemagne et en Italie, donc commercialisés prochainement en France, permettront aux consommateurs français de les découvrir mais pas aux vignerons français de les produire.

Par cette attitude irresponsable, la France réel moteur de la viticulture mondiale recule. A partir du moment où le vigneron prend la responsabilité de sa plantation, achète ses plants et vend son vin, toute initiative s'opposant à ses choix, est un frein à notre compétitivité. Les vignerons que nous sommes, ne peuvent pas comprendre une attitude irresponsable de la part de gens qui ne vendent pas un litre de vin et qui ne sont confrontés qu'à de la paperasse de bureau.

La santé des vignerons, des riverains des exploitations viticoles et les attentes légitimes des consommateurs, enfin la capacité d'innover sont les enjeux de ce dossier « Cépages Résistants ». Les intérêts partisans qui se dégagent de cette décision montrent clairement la paralysie de la France à cause de son administration. Non, la France n'est pas un vieux pays et la Filière Viticole qui contribue largement à la beauté de ses paysages et à l'économie nationale, n'a pas à être sous tutelle rétrograde de services administratifs parce qu'elle a son destin en main.

Au nom des 20 000 vignerons du Pays d'Oc que j'ai l'honneur de représenter, je vous demande solennellement qu'avant le Conseil Spécialisé de France AgriMer du 19 octobre prochain, vous vous empariez directement de ce dossier indispensable pour notre avenir et que vous le souteniez en permettant l'inscription de ces cépages résistants dont nous prenons la totalité responsabilité afin d'éviter d'accentuer d'avantage la distorsion de concurrence que subit notre filière au sein de l'Union Européenne.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma très haute considération.

Le Président,

Jacques GRAVEGEAL

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