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Jean Luc Thunevin

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  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 14:02

Hier à midi, avec Jean Roger Calvet et  4 amis viticulteurs de Maury, notre œnologue grec Fakorellis et 2 amis  grecs à lui (l’un qui vinifie un très bon vin en Argentine et son fils actuellement stagiaire à Malartic Lagravière)

 

 

Dégustation des 15 lots de Blanc 2006 Valandraud n° 1 et 2, et de celui de Virginie à Lalande de Fronsac : chaque année c’est mieux … et nous avons promis monts et merveilles à Thanos si les notes de Parker et des autres dégustateurs nous gratifiaient d’un 95+. Bien malheureux qui ne peut promettre, et nous avons promis dans l’ordre ou le désordre : 12 Ausone 2006 ou 3000 bouteilles de Côtes de Roussillon ( pour la même valeur), un gâteau basque de chez Lopez (le meilleur du monde pour nous), une soirée dans un bistrot branché de  Paris avec les plus jolies serveuses des Champs-Elysées, etc…

Bon, blague à part, je ne comprends rien au blanc et c’est la raison pour laquelle j’ai confié la tâche à Murielle et elle fait des merveilles avec l’aide de Rémi et Thanos. Le 2006 est particulièrement réussi à ce stade de son évolution : a priori la même acidité qu’en 2005, mais plus concentré, plus riche, plus mûr et donc à l’arrivée plus gras en bouche. Encore quelques mois d’élevage et nous verrons bien.

 

 

Analyses des Blancs                          Semillon                      Sauvignon

            Ph                                            3.13                            3.06

            Acidité totale                           4.95                             5.71

                                               

 

 

A table, nous avons servi sur les moules marinières cuites juste : Lafont Fourcat 2004 ( 100 %  Muscadelle), Clos des Fées blanc 2004 (Grenache) et Valandraud blanc 2005  N° 1.

Sur un bon gros poulet ( nous étions 10 à table) et des cœurs de céleri, un Fleur Cardinale  2003  déjà tout en équilibre, Flor de Pingus 2003  éblouissant (Murielle dit que c’est l’un de ses vins préférés) et après la salade au curry, justement un gâteau basque de chez Lopez et des macarons de Saint Emilion avec un Vari 2003 Réserve du Château (Monbazillac) tout en pureté et équilibre (et vendu par le propriétaire à un prix très doux)

 

 

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6 avril 2006 4 06 /04 /avril /2006 08:39

Je suis en train de lire des propos souvent tenus à propos des vins dits de garage, du style «  et alors, si Petrus ou Latour faisaient une super cuvée, ne seraient-ils pas meilleurs ? Plus rares ? Plus chers ? » Assez rigolo comme question, posée par incompréhension du phénomène garagiste ! En effet, c’est déjà faire preuve de méconnaissance car dans les 1ers crus et tous les crus qui font bon, la sélection est l’une des armes pour obtenir le grand vin. A mon avis, cela donne 50 % de 1er vin, 25 %  de 2ème vin et un 3ème déclassé.

Donc il y a déjà sélection.

Tout le travail consiste  à adapter les objectifs quantitatifs avec les qualitatifs, ni plus, ni moins.

Il n’est pas certain, enfin c’est ainsi que je le vois, qu’encore plus de sélection ferait un meilleur vin au final, tant je considère qu’à Bordeaux l’assemblage de parcelles et de terroirs (quand je regarde faire Michel Rolland  chez moi) est souvent meilleur qu’un seul lot, fusse-t-il le meilleur.

 

(et si l’on considère seulement la remarque de départ sur le fait de faire moins de vin pour déséquilibrer l’offre par rapport à la demande, il faut noter que cela se fait tout seul sur de grands vieux millésimes disponibles sur le marché, par exemple Mouton 45, Cheval 47… ou alors, je n’y comprends plus rien)

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10 mars 2006 5 10 /03 /mars /2006 14:24

Pour nos lecteurs anglophones, ci - dessous le lien permettant d' accéder à l'article que John Ward Anderson a écrit suite à la visite qu'il nous a rendu très récemment :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/03/09/AR2006030902094.html?referrer=emailarticle

 

Bonne lecture !!

 

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18 novembre 2005 5 18 /11 /novembre /2005 10:05

2 fois de suite, hier et aujourd’hui encore, j’ai reçu une demande d’information sur la définition des vins de garage et sur l’existence d’une éventuelle bibliographie (livres, thèses, infos un peu sérieuses) sur ce sujet.

Les plus sérieux article sur le sujet a déjà été fait de manière compréhensive par Michel Bettane de la Revue des Vins de France, et paradoxalement les dégustations avaient été menées pas Michel Doval. Plus récemment, un dossier dans une autre revue sérieuse  « L’amateur de Bordeaux » , et sans doute plein d’autres journalistes et revues, professionnelles ou grand public (comme L’Express), tout comme des télés et d’autres médias qui ont traité le sujet, mais rien de très approfondi.

J’allais oublier le dernier livre de William Echikson « Pourriture Noble », un peu dans le style d’un roman d’investigation. Egalement à consulter, des revues américaines : Wine Advocate, Wine Spectator, etc.. et tous les sites parlant du vin : « La passion du vin », « Dégustateurs.com », « Elitewine », « Iacchos » …

Donc, il faut chercher sur les moteurs de recherche, c’est plus facile, et je crois qu’ Hervé Bizeul essaye de convaincre une de ses amies d’écrire un livre sur le  sujet.

Pour répondre à Greg : dès que votre travail aura avancé, je vous donnerai mon avis. Après tout, je pense  que c’est à vous de faire l’étudiant et à moi (hé hé hé… le dernier ou presque de la classe !) de faire le professeur.

 

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15 novembre 2005 2 15 /11 /novembre /2005 00:00

Pourquoi a-t-on peur du « loup  garage » ? (tel était le titre d’un article paru il y a déjà quelques années). J’ai eu envie de reparler de « garage » en lisant un article du Point du 3 novembre qui traitait de Google, né il y a 7 ans à peine dans un garage. Google à lui  seul vaut aujourd’hui plus que Ford et General Motors réunis, et bien sûr l’important est de chercher à savoir si il fait peur à cause de ses activités sur le « tout savoir » ou sur sa puissance financière. L’air de rien, c’est la même question que l’on peut se poser sur les vins de garage : est-ce leur méthodologie ou leur nouvelle puissance financière qui dérange ? Cela pourrait être un thème de recherche pour un étudiant devant réaliser une thèse originale.

De fait, je devrais employer l’imparfait, car, à mon avis, depuis 2001 l’effet « vins de garage » à Bordeaux en tout cas, ne fait plus peur ni même recette, si je puis dire et je vais expliquer ce qui justifie mes propos. Pour faire simple, les vins de garage ont bouleversé le système, ébranlé les certitudes et après des attaques en règle par les tenants des vins dit classiques, tout à changé dès que ces propriétaires ont plus ou moins utilisé les méthodes « garagistes ». Partant de là, rajeunissement du style classique entraînant l’élimination d’une partie  des atouts spécifiques « garage » (fruit, netteté, richesse, maturité) et en conséquence  élagage sérieux du petit monde garagiste, perte d’intérêt médiatique et surtout économique , ce qui est depuis 1855, il ne faut pas l’oublier, le seul critère compris à Bordeaux.

Mais ce qui est vrai aujourd’hui à Bordeaux n’empêche pas ce mouvement d’aller prospérer dans d’autres régions viticoles françaises, surtout Languedoc et Roussillon, et des pays comme l’Espagne, l’Australie, les USA, l’Argentine, le Chili, etc…

Malheureusement pour mon ego, les Bordeaux dits classiques auront du mal à reconnaître que les attaques des « vins de garage » les ont préparés à cette compétition  mondiale, et en tout cas moi, je suis sur que les grandes marques bordelaises sont aujourd’hui armées pour rester encore quelques temps des leaders stylistiques et économiques, et ce ne sera pas le moindre des paradoxes de cette petite fable.

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18 septembre 2005 7 18 /09 /septembre /2005 23:00

3ème jour des vendanges en rouge ce matin.

Le climat est idéal, très froid la nuit, beau et sec la journée, impossible de faire mieux. En effet, si à la place nous avions eu chaud et humide, c’était la catastrophe.

Comme d’habitude, c’est le temps qui décide et cette année, c’est très bien parti, en tout cas pour les terroirs précoces et les Merlot, mais tout le reste va en profiter.

Demain , c’est au tour de Guillaume Quéron d’attaquer les vendanges à Margaux (1 hectare de Merlot)

 

 

Les analyses du labo sont énormes, mais plus que tout le goût des raisins est absolument fantastique : sucré, suave, frais, confit, acidulé, long, plein. D’ailleurs c’est la première année où les vendangeurs en mangent autant (les gens négatifs, si, si, diraient que ce n’est pas avec des raisins bons à manger que l’on fait du bon vin, et bien sûr, ils ont tort).

 

 

Pomerol termine et la plaine de Saint Emilion se met à bourdonner : machines à vendanger dernier modèle très efficaces (oui) et troupes de vendangeurs joyeux. Le beau temps est là et pourvu que ça dure car les plateaux plus tardifs doivent encore attendre la semaine prochaine.

 

 

Ce week end à Saint Emilion, c’était la Jurade et la Nuit du Patrimoine mais surtout la coupe des Grands Crus, gagnée cette année par Château La Gomerie, de mes amis Bécot. Pour info, après Valandraud, Rol Valentin, Rochebelle, La Gomerie est bien la preuve que le mouvement des vins de garage n’a pas que du mauvais ? Dans le jury, que des Européens : Belges, Anglais, Français, représentants de l’INAO, du Syndicat, des cavistes (donc plutôt traditionalistes), et c’est paradoxal mais les garagistes présents (et reconnaissables) sont plutôt écartés au profit de vins plus consensuels.

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10 mai 2005 2 10 /05 /mai /2005 23:00

Sur le forum du site de Robert Parker (Mark Squire's Bulletin Board, www.erobertparker.com), j'ai lu une réflexion très intéressante de Jeffrey M. Davis, concernant l'évolution des Vins de Garage. J'aimerais vous faire part de ce texte :

"As someone who launched or co-launched many of the garage wines of the Right Bank including 1992 Valandraud, 1994 Lusseau, 1995 La Gomerie, 1997 Gracia, 2001 Lucia, etc., I am pained by the apparent disdain these wines now seem to engender, particularly among English critics. And I fear that their criticism is increasingly being emulated by many in the States.

Doing the malolactic in barrel is only one minute contribution that has been made by the serious "garagistes". Their first and foremost efforts have been in their vineyards where they were among the first to institute such practices as desuckering, debudding, deleafing, and green harvesting. They were also among the first to dramatically lower their crop levels!

Techniques - not technology - in the vineyards were followed by a change in mentality in the garagistes' cellars: serious sorting of the fruit - harvested into small plastic lugs so as to avoid bruising and premature oxidation - became the rule in all of the garagistes' wineries. Sorting before and after destemming did as well. Pre-fermentation, cold macerations, cap punching and fermentation in smaller, often oak, tanks was also first seen in the cellars of the garagistes.

Minimal handling of the wine, use of gravity flow whereever possible, and yes, malo in new barrels, "sur lies" aging and bottling unfined and/or unfiltered also first saw the light of day in many of the garagistes' cellars.

The garage wines may be expensive (compared to what?) but one can certainly and more persuasively argue that the cost to produce them is FAR higher than it is in many of the much larger properties where these practices are not or have only recently come into partial use.

Clearly, the post-911 period, the war in Irak, and the damned Euro have all taken a heavy toll on consumers' ability and/or willingness to spend a lot on ANY wine, let alone garage wines. But I think we can only commend the garagistes for their own work and for the fact that they have shaken the very foundations of Bordeaux, forcing all serious but often much larger-scale growers to vastly improve the quality of their own wines over the last five to ten years. All of Bordeaux - and by extension, Bordeaux lovers - have benefitted by and from the garage wine movement.

Unfortunately, there are many reactionary winery owners and critics who would be only so content to go back (to exactly WHEN is never clear) when with a lot less effort expended in the vineyards and in the cellars, many châteaux were able to sell their wines with relative ease, especially when they bore the magic words, "grand cru classé" on their labels.

Finally, one must doff one's cap to Gérard Perse and his unending efforts to produce the best wines his different "terroirs" will allow him to. It is true that he has emulated many of the garagiste's techniques, albeit on a larger scale (his yields remain as low or lower than most of the garagistes, however). He has also made a couple of garage wines himself: first, there was the now disappeared La Clusière, and second, there is now Bellevue-Mondotte.

So, let us not be swayed by those who would relegate the garagistes to some mode gone out of fashion.

Rather, let's all hope for a much weaker Euro!"

Jeffrey M. Davies

 

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