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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 16:22

 

François Des Ligneris m’avait demandé si j’avais lu le livre de Jacques Dupont édité chez Grasset " Le Guide des Vins de Bordeaux"; et je lui avais répondu que non, que ce livre ne me m’intéressait pas et que je n’étais pas trop en phase avec Jacques Dupont, même si je lui reconnaissais du talent, celui-ci  n’était pas un partisan de Valandraud et du mouvement garagiste.


Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.


L’autre jour, à la librairie de Saint Emilion, à l’occasion de la dédicace du livre sur Saint Emilion (éditions Féret) de Philippe Dufresnoy, le livre de Jacques Dupont est là, sur l’étagère.... alors je l’ouvre et je lis ce qui me concerne et je suis plus que surpris- agréablement- par le portrait qu’il fait de moi et de Valandraud, plein d’humour, malin, moqueur, et aussi sérieusement informé et presque élogieux sur notre histoire, Murielle et mes amis. Le seul problème, c’est qu’il n’aime pas les « garagistes », les vins concentrés, les vins ennuyeux. Peut être ne sommes nous pas si éloignés que ça  car, comme moi, il aime les gens, les histoires. 

 

Bon, voilà… Mille excuses Monsieur Jacques Dupont, j’avais pris pour argent comptant les propos de l’un de  vos amis et  j’ai moi aussi les miens, d’amis qui, des fois, disent des conneries

Pour me faire pardonner, ou essayer, je vais lui remettre mes vins à noter. Voilà, tant pis pour lui !


Dans son guide, chaque cru a sa petite présentation et les notes déjà données aux vins dans le journal Le Point. L’intérêt des portraits se rapproche un peu de ce que faisait Bernard Ginestet et ses livres sur Bordeaux.

Petit extrait de sa conclusion sur Valandraud :

« Faudra-t-il, lors d’un prochain classement, si cela existe encore, lui offrir une place parmi les crus classés ? Bien sûr que oui. Les grands vins sont nés d’histoires similaires. Au XIXème siècle, s’emparant d’un morceau de Figeac tombé bien bas et dont personne ne voulait, un Ducasse, mais il aurait pu s’appeler Thunevin, en fit Cheval-Blanc. »

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 16:40

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager la prose de Gilles Berdin, reçue plus tôt dans la semaine :

 

« Il y a une semaine que nous nous sommes rencontrés et les deux vins que nous avons dégustés me hantent encore. J'en parle à tout le monde !
Franchement, c'est rare que je réagisse ainsi. J'ai assez souvent des émotions (dé)gustatives mais là...

En mettant sur papier notre conversation, je me suis aperçu que, sur le coup, je suis resté un peu coi tant la surprise était grande et puis, eurêka, j'ai su :
Valandraud blanc 2010 c'est la révolution du soleil le temps d'une inoubliable journée d'été qui débute par une aube douce et soyeuse, évolue crescendo en une explosion de lumière et termine subtilement sa course sur un crépuscule sans fin. Cette délicatesse d'attaque, cette explosion aromatique raffinée du milieu de bouche et cette longueur en finale en font un vin e-x-c-e-p-t-i-o-n-n-e-l.

Quant au rouge 2009 c'est tout simplement le petit Bacchus en culotte de velours. Que c'était bon ! Là aussi j'aurais beaucoup à dire mais je m'abstiens. 

Il ne faut plus me faire boire de tels vins car ils déclenchent un galimatias amphigourique que j'ai du mal à contrôler. Néanmoins, j 'espère trouver le bon angle pour partager ce vécu avec les lecteurs. »

        


Le remerciant de ce message dithyrambique, je lui ai alors demandé l’autorisation de retranscrire son courriel ici même : «  Pas de problème, vous pouvez même citer mon nom si vous en avez envie - il faut que j'apprenne à assumer mes délires. »

 

Merci Gilles.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 14:00

Acheté à la librairie de Saint Emilion, le guide Quarin des vins de Bordeaux, édité chez Solar. Gros bouquin de  800 pages, un gros travail, des notes, des prix, des classements, des avis sur 329  vins de Bordeaux.

J’ai commencé à lire ce qui me concerne, c’est pas mal et pour ce qui est de son classement des vins, cela me va bien pour Valandraud, classé 5ème, après Cheval Blanc, Ausone, Angélus et Troplong Mondot.

A nous de faire mieux 


Pour ce qui est des commentaires, que répondre  si ce n’est par « en effet » à ce « je n’ai pas compris pourquoi ce changement de style à partir de 1999 et l’achat d’un terroir froid. »

La réponse est simple, justement, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Le terroir actuel de Valandraud est plus difficile en effet pour produire des vins « sexy » hédonistes; mais quand ça fonctionne - et ça fonctionne : la preuve en 2007, 2008 et  2009 pour ce que je peux en juger -  et quand ça fonctionne, en plus du caractère plaisir, on a la classe .   Si je peux me permettre cette comparaison, une jolie fille avec de belles formes,  si en plus elle est intelligente et pétillante... n’est ce pas là  la recherche nécessaire dans le « faire encore mieux ? ».

Je suis sûr de pouvoir concilier à Bordeaux l’inconciliable, le sexy et la classe, l’hédonisme et la complexité, la puissance et la légèreté, en résumé : un grand vin.

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 13:38

2 vins présentés, 2  vins sélectionnés :

THUNEVIN CALVET  CONSTANCE 2008

BAD BOY 2008

 

 

Merci M6 !

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 16:27

Première récompense pour Baby Bad Boy  qui fait partie des 12 vins mis en avant par la sélection « Best value Vin de France »

Merci à l’Anivin de France et son joli logo glamour, comme notre Baby Bad Boy

 

VINDEFRANCE ETI BAD BABY BOY

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 16:24

Miss Vicky Wine, Anne – Victoire ,  dont je disais qu’elle avait la « pêche » a pour mascotte un joli petit canard rose posé sur son épaule,  écrit avec humour et passion et a posté un article sur son blog hébergé par le site internet de L’Express, ce qui me fait me rappeler que ce journal avait fait paraitre un article de 4 pages sur notre histoire le 14 août 1997.

Le journaliste Georges Dupuy ne sait pas tout le bien qu’il nous avait fait à l’époque : la notoriété a explosé et nous avions vu arriver dans la semaine 3  équipes de télévision dont celle de TF1 pour un reportage de 3 minutes pour le 13 heures de JP Pernaut ! Ils avaient tous le magazine l’Express dans leur voiture…

Merci encore à ce journaliste toujours grand reporter à la rubrique économie.

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 16:41

Un de mes amis - et client -  anglais a organisé un grand repas pour fêter l’anniversaire de son fils né en 1992. Il a servi à table ce qu’il pensait être les meilleurs vins dans ce millésime (1992) à la réputation plutôt faible, sauf en Porto et Napa Valley.

Il me dit que l’impériale de Valandraud 1992 qui a été servie est le meilleur Bordeaux 1992  qu’il ait jamais bu.


18 ans après l’avoir fait, Murielle, moi et mes amis de l’époque pouvons  être fiers de ce compliment fait par l’un des plus grands professionnels du vin au monde. C’est sans doute la chance du débutant qui nous a fait réaliser à l’époque ce grand vin, encore bon aujourd’hui, même en bouteille.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 16:10

Après un Hong Kong-Paris avec un stop de 5 heures à Roissy et un Paris-Sao Paulo, soit plus d’une journée d’avion et 10 heures de décalage horaire, arrivée à l’hôtel Mercure de Sao Paulo pour aller faire un tour avec notre distributeur à un salon des vins bio  dynamie organisé dans un cadre merveilleux.

Dommage que les verres type INAO avec la chaleurs et l’humidité ambiante ne favorisent pas la dégustation plaisir, car certains des vins de ce « club » sont sacrément bons à très bons.


Le lendemain midi, repas au « Churrascaria Vento Haragano », barbcue infernal où les carnivores humains peuvent être servis autant de fois qu’ils le désirent de toutes les viandes possibles : bœuf, agneau, poulet, porc et même sanglier . Il est possible même d’avoir des poissons grillés, saumon ou tambaqui !

Le soir, grande présentation aux sommeliers et clients privilégiés de notre distributeur de 18 millésimes de Valandraud, depuis le 1992 jusqu’au 2009, celui qui est encore en barrique et qui devra prouver qu’il est meilleur que le 2010 ! 8 journalistes , l’association ABS des sommeliers brésilens et une dizaine de clients, plus quelques vignerons d’Espagne(Rioja), Australie, Autriche et les membres de Casa do Porto, notre distributeur.

Organisation parfaite et commentaires d’Andreas Larsson, meilleur sommelier du monde en 2007.


Blanc de Valandraud 2007 : Murielle a du entendre les compliments jusqu’à Saint Emilion, et ensuite dans l’ordre, du plus vieux au plus jeune :


Valandraud 1992  tout simplement époustouflant d’harmonie, de complexité. Le meilleur Bordeaux dans ce millésime difficile. A son apogée (et c'est moi qui le dit !)

 

Valandraud 1993, moins mûr, plus classique Bordeaux, un comble pour le garagiste. Encore beaucoup de jeunesse, encore attendre 5 à 10 ans pour le trouver à son mieux ?


Valandraud 1994 encore un millésime difficile, bouteille parfaite, riche, complet, gras, moins austère que je ne l’attendais, devient très bon, sans doute l’un des 2 vins du millésime à Bordeaux. Proche de l’apogée.


Valandraud 1995  tout le monde du microcosme du vin connait la réussite de ce 1995, capable d’être complet, sexy, complexe, typé Rive Droite, encore du temps devant lui. En tout cas si bon à boire déjà depuis plus de 10 ans. Il avait fini 1er des Bordeaux dans le remake du jugement de Paris par le Grand Jury Européen.


Valandraud 1996  presque médocain, dans  un style bordelais classique et quand même agréable à boire. Un des meilleurs 1996  de la rive droite, mais loin des meilleurs de la rive gauche.


Valandraud 1997  paradoxalement plus réussi que le 1996, encore un millésime difficile, nous n’aviosn pas encore cette folie des millésimes du siècle. Bon vin, très petite production à cause de la sélection et on a bien fait.

Valandraud 1998 sans aucun doute encore l’un des meilleurs Bordeaux dans ce millésime très réussi rive droite (beaucoup moins rive gauche). 50 % cabernet franc, ça donne avec les 50% merlot un Valandraud original, mais Bon Dieu que ce vin est complexe, riche, parfumé et délicieux à boire.


Valandraud 1999 toujours ces truffes, complet, gras, à boire maintenant à table. Ce vin a passé les stades ingrats, millésime pluvieux, sans doute l’un des vins les plus concentré dans ce millésime.


Valandraud 2000 bouteille parfaite, un nez exhubérant, l’élégance, l’un des Valandraud les moins concentrés, je l’ai trouvé très bon, est en train de monter en évoluant, c’est très bon signe.


Valandraud 2001 Bouteille bien trop  jeune, on regoûte dans 10 ans, voire  plus.


Valandraud 2002  L’un de nos vins le plus concentré, millésime oublié, superbe aujourd’hui dans le registre très jeune vin, noir et en soyeux et long en bouche.


Valandraud 2003 Pas l’once d’un goût de vieux ni de stress dû à la sècheresse de ce faux grand millésime aux bouteilles fabuleuses (Latour, Cos d’Estournel, Mondotte, etc…). A revoir dans 10 ans au moins.


Valandraud 2004 A chaque fois que je crois que ce millésime commence à s’ouvrir, on doit carafer ce vin 1  jour à l’avance et le servir à température plus élevée. D’une concentration extrême, à boire pour les déficients en anti-oxydants !


Valandraud 2005 enfin un millésime plaisir, un de ces grands millésime, que l’on peut considérer « du siècle ». Très bon, très, trop jeune en l’état, concentration, douceur, complexité, fruits mûrs, raisins suaves, un futur très prometteur. A ne pas mettre dans une série de vins classiques …


Valandraud 2006  Le début du changement de style. Plus de pureté encore, plus de féminité dans ce blockbuster, charme et puissance dans ce vin si jeune.


Valandraud 2007  la surprise. Si bon, même aujourd’hui, ce travail sur le boisé, la maturité, le fruit paye à l’évidence dans ce millésime qui offre par ailleurs, malgré sa réputation, de si beaux plaisirs.


Valandraud 2008  très classique, de très longue garde (30 , voire 40 ans) ce sera une bouteille de référence, mais pour les patients. Un grand millésime dans le beau sens du terme. Riche, concentré, et malgré tout avec des tanins fins


Valandraud 2009 échantillon pris à la barrique, sans aucun doute le meilleur Valandraud fait depuis sa création en 1991 par nous qui  jamais n’aurions  rêvé de réaliser une si belle histoire et un si grand 2009, jusqu’à ce que le 2010 nous confirme qu’il ne faut jamais dire jamais !


Cette très belle dégustation, très professionnelle a su convaincre nos amis brésiliens  des qualités de Valandraud, y compris en comparaison avec des 1ers crus 1855. Puisse-t-elle nous porter chance dans cette déjà longue histoire du 1er grand cru classé G..... comme garage, bien sûr 


Pour finir, et pour la 1ère fois offert à la dégustation professionnelle, notre Fine Bordeaux mise en bouteille très récemment et qui, servie par Andreas Larsson dans de jolis verres adaptés, et après un chant viking d’avant boire a transporté l’assistance dans un délire digne d’une star.

Merci Ariel, Pericles, Andreas.

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 14:05

J’ai encore fait un rêve…  un cauchemar, en fait.

 

Tout le monde à Bordeaux, y compris bien entendu, les crus classés, ceux de 1855 et même les autres, tous s’occupent bien de leurs vignes : effeuillage, vendanges en vert, vendanges manuelles, machines vibrantes pour trier les raisins,  érafloir dernier cri, sélection des graines, le froid, le chaud, les compétences, et tout, et tout….

Si les grands terroirs font la même chose, si les crus historiques font la même chose, comment se fait-il que Valandraud ait encore une place dans les meilleurs ?

Et bien c’est simple, j’ai moi aussi la chance d’avoir des vignes sur de bons terroirs, et voilà, pas de raison de stresser. Tous ces commentaires entendus lors de mes débuts, faits par des jaloux, s’avèrent faux et ceux qui ont cru en Valandraud ont eu raison !

 

J’ai pensé aux vieilles voitures, peu fiables, toujours en panne, même celles belles et chères, comme ces anglaises ou celles, plus voyantes, d’Italie, nos  belles Dauphines souvent les 4 pneus en l’air, les chromes rapidement rouillés.

Tout ceci était bien beau à l’époque, nostalgique aujourd’hui, mais si le progrès a rendu ces voitures actuellement fiables, il y a là aussi mondialisation du goût. Si j’en crois les nostalgiques, oui ......mais si je regarde ce qui m’est offert : la Mercedes classe S est différente de la Porsche, elle-même différente de BM, et je ne vous parle pas de Citroën ou Peugeot !

Toutes ces voitures sont fiables, mais il y a une sacrée différence quand on les regarde, quand on est à l’intérieur, quand on les touche, quand on les hume, quand on les conduit et quand elles vieillissent....

 

Cela ne vous rappelle pas un peu le vin ? Et pas que ceux de garage.

 

Tous ces vins se ressemblent d’après les Cassandre, et pourtant quelle différence  entre Figeac et Cheval Blanc ! Quelle différence entre Valandraud, mon premier vin, et Virginie de Valandraud ! Et pourtant même terroir, même technique, mêmes moyens.

 

Toutes ces voitures sont obligées de ne pas dépasser 130 sur autoroute, mais au bout de 400 km on n’arrive pas dans le même était de fraîcheur selon le véhicule.

 

Toutes les montres donnent l’heure, mais même si on peu réussir sa vie sans posséder une Rolex, moi, je rêve encore de ces jolies montres de luxe Zénith, Patek Philippe, Breguet, Audemars Piguet, Richard Mille, Chopard… Je ne les connais pas toutes…(et ma Seiko fait encore bon usage !)

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 11:23

Après avoir co-écrit "In Vino Satanas" avec Denis Saverot, Benoit Simmat a écrit le scénario d’une B.D. éditée chez 12bis : « Robert Parker, les sept péchés capiteux », avec ce sous-titre « l’anti Guide Parker ».

La préface est écrite par … Denis Saverot, directeur de la rédaction de la Revue du Vin de France.

 

Bon, ça fait toujours quelques chose de voir sa tête (dessinée par Philippe Bercovici) et mon histoire, mon nom et celui de Valandraud dans une B.D. ! et comme le dit Denis Saverot, d’être dans la légende.

 

Les thèmes sont asez proches des thèses de Jonathan Nossiter (Film Mondovino où j’apparais aussi) ou celles d’Elin Mac Coy, et surtout de ces fantasmes sur la standardisation des vins et celle du goût. La Parkerisation, la Rollandisation… Après tout, on ne prête qu’aux riches.

 

9782356482129

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