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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 16:45

Nos vignes sont belles, le climat chaud et sec nous rend heureux pour le moment, l’orage de pluie d’hier soir a fait du bien.

Quel pronostic pour le nouveau millésime ? L’idéal serait grande année avec bon volume et prix sage pour nous réconcilier avec nos clients traditionnels. Je ne parle pas de Valandraud qui n’a pas encore de clients traditionnels, mais des vins connus, classés ou non, vendus par la place de Bordeaux.

Pour info, je suis quand même surpris que tous ceux qui râlent après les prix des grands vins 2005 ne sachent pas qu’en grande année, il faut acheter des « petits vins ». J’ai encore sur mon tarif une flopée de vins reconnus à prix négoce inférieur à 13 euro, ce qui amène un prix consommateur en Europe à moins de  20 euro TTC. Pourquoi ai-je encore des  Clos Puy Arnaud, Rocher Bellevue Figeac, Veyry, Mauriane, Dauphine, Côte de Baleau, Beausoleil ? Pourquoi ? Tout simplement parce que ces vins bien que très bons ne sont tout simplement pas spéculatifs, et c’est bien là le paradoxe !

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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 11:22

Je me demande si les châteaux qui vendent très chers leurs vins cette année seront sympa avec tous les amateurs exclus par ces prix. Est-ce que la dégustation au château sera de plus en plus élitiste comme à Pétrus ou  quand même très ouverte  comme à Beauséjour Bécot ou Angélus ?

Dès cet automne, je l’espère Château La Dominique sera équipé pour bien recevoir les amateurs qui nous font l’honneur de vouloir connaître nos vins. Dans un même lieu, il sera possible de goûter notre Médoc, Clément Pichon, nos Pomerol, Prieurs de la Commanderie et Commanderie de Mazeyres et bien sûr La Dominique.

Toujours à propos de La Dominique, je pensais bien en goûtant avec notre ami de New Delhi qui est ici pour parfaire sa connaissance sur le vin, que quand même cette année, Cheval Blanc mérite 100 points, Petit Cheval est depuis 2004 une vraie approche de Cheval  Blanc. Dans ce secteur, je me suis régalé cette année avec L’Evangile, La Conseillante, La Tour Figeac et le spectaculaire retour  au plus haut niveau de Jean Faure, ce qui confirme que Murielle et moi adorons les vins faits dans ce secteur surtout depuis 2004.

Sinon, en 3 jours Magan a pu  assister à  la mise en bouteille à Rocher Bellevue Figeac, participer à la mise en bouteille de Virginie de Valandraud avec notre propre groupe de mise en bouteille sous la houlette de Rémi Dalmasso et son équipe, participer également avec Christophe Lardière aux levages, effeuillages et première vendange en vert. Il part tout à l’heure et reviendra pour les vendanges.

 

 

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, vous trouverez sur le blog d’Hervé Bizeul une très belle explication (compréhensible par tous) des prix du vin à Bordeaux aujourd’hui, entre autres réflexions.

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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 16:15

Hier soir Yquem 1997, histoire de rendre hommage à la sortie primeur d’Yquem 2005, cher certes, mais n’est il pas l’exception par excellence ?

Ensuite :

Alphonse Mellot Génération 2001 Sancerre, qui était complètement fermé… servi trop froid ?

La Cuvée Tante Berthe du Château Chorey 2003, Beaune 1er cru, en magnum, qui a été assez vite bu, et c’est  plutôt bon signe à Bordeaux quand il s’agit de boire des vins rouges  « d’ailleurs ».

Sinon, quelle journée ! avec les sorties primeurs de Cheval Blanc, Yquem, Pingus,  Flor  de Pingus et les affectations de quelques bouteilles d’Ausone qui cette année passe du rang de 1er Cru Classé A de Saint Emilion à Grand Cru Mythique, à l’égal des Egon-Muller, Romanée Conti et Pétrus. Il faut dire que pour beaucoup de gens, y compris les riches, ce vin sera très peu disponible car environ 15 000 bouteilles produites ne suffiront pas à contenter la demande. Aujourd’hui le prix a déjà dépassé les 1000 euro chez les professionnels.

A quel prix sortira Pétrus ??

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 13:05

Lafite Rothschild aura pris la responsabilité de sortir son cru hier soir à 300 euros au lieu de 80  euros en 2004 et  120 euros en 2000 et 2003.

Tous nos clients professionnels attendaient un prix élevé, mais je crois que peu s’attendaient  à ce que l’offre de Lafite 2005 se situe entre 360 et 380 euros pour les professionnels !

Qu’est ce qui justifie ce prix ?

Je pense que le château a regardé les prix de place de ses 2003 (460 euros), de ses 2000 ( 600 euros), de ses 1986 (470 euros), de ses 1961 etc….

Bien sûr, ça ne laisse pas beaucoup de place à la spéculation, mais va savoir … si les fonds de pension et autres investisseurs achètent.

En tout cas, après les premières minutes nécessaires pour reprendre son souffle, je crois que l’affaire se fait.

Quel va être le prix des autres premiers ?

Et moi, dans tout ça ?

Entre ma boite de négoce et le prix de sortie de Valandraud qui passe pour un vin cher depuis 15 ans, ne va-t-il pas être la bonne affaire par défaut cette année ? A priori, presque personne n’est capable de me dire aujourd’hui quel doit être mon prix de sortie, en tout cas, je savais que cette année les 1ers crus décrocheraient leurs prétendants.

Pavie, La Mondotte, Léoville Las Cases et autres Valandraud doivent retrouver leur statut (que bien du monde envierait quand même)

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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 14:28

La sortie de La Mondotte 2005 au prix de 270 euro pour les particuliers a peut-être surpris  pas mal de monde (y compris moi) , mais nous avons vendu il y a quelques jours des Mondotte 2000 plus chers encore au tarif négoce. Le prix de sortie par rapport à 2000 est à peine augmenté de 9 % ! Et d’ailleurs,à propos de  ce 2000- là, c’est là l’un des meilleurs 2000 que j’ai eu goûté : il m’avait foutu des complexes.

 

 

A midi, à l’invitation d’un ami propriétaire à Pomerol, nous allons , Murielle et moi  avec quelques autres personnes goûter une série de Pomerol pour pouvoir évaluer la place de château Rouget parmi ses pairs . La dégustation des vins des collègues- concurrents est rarement pratiquée, la plupart des propriétaires ne goûtant que leur vin sont toujours surpris d’apprendre par le hasard d’un classement comme celui de Saint Emilion que leur cru n’est plus à la hauteur.

L’avantage d’être négociant, c’est que chez moi même un petit Bordeaux à 2 euros doit être bon car je n’ai aucun vendeur capable de vendre des vins moyens et Dieu sait si il y en a !

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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 15:53

Il reste moins de dix crus à mettre en marché par la place de Bordeaux. Je ne sais pas combien cela fait de bouteilles, ni de dollars, mais cela doit être considérable. 

 

Tout le monde communique sur les prix des vins. Il est vrai que des hausses de 330% comme celle de Larcis Ducasse, ne manquent pas d’attirer des commentaires courroucés. Les mêmes d’ailleurs, ne faisaient pas autant de bruit en 2004 où ce vin avait été mis en marché à 14 euros.  

 

L’équipe Stéphane Derenoncourt et Thienpont va devenir une martingale gagnante, surtout si Robert Parker met des notes supérieures à 95 points.

 Ce que je compare pour ma part, c’est la différence avec les millésimes anciens réussis et le prix des bouteilles encore sur le marché. Mais même cela ne donne aucune indication, puisque l’on peut trouver des grands vins renommés avec la note et disponibles, beaucoup moins chers que ces 2005 !

Chacun sait bien qu’en 2006 le réveil sera douloureux, sauf que baisser de 50% après avoir monté de 100, rend la chose plus supportable.

Ce week-end, déplacement à Barcelone pour rencontrer un de nos amis qui avait organisé une dégustation de nos vins pour des amateurs français expatriés semblant heureux de travailler à Barcelone.

 Retour par Maury pour l’événement culturel de l’année  sur la place du village sous les platanes : chansons un peu intellos, nourriture Bio, un peu surréaliste, mais Dali n’est jamais très loin…

 Dimanche, repas de midi au bord de la plage avec la famille Montagné ; petit rosé sympa, nourriture de qualité et vue sur la plage, les naturistes à côté tranquillement en train de bronzer.  Murielle a conduit pour le retour, moi je n’en pouvais plus de fatigue. 

Aujourd’hui, mise en marché de La Dominique dont la qualité retrouvée va, je l’espère, permettre sa réussite. Le prix est moins élevé qu’en 96/97/98/99/2000/2001, mais personne ne va s’en plaindre !

 Sinon, Valandraud sera mis en marché avant la fin du mois.

 

 

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 16:18

Le 12 sortie de Clos Saint Martin, Grandes Murailles, Grand Puy Lacoste, Haut Bages Libéral, Issan, Lynch Bages, Magrez Fombrauge, Montrose, Pape Clément rouge et blanc, Pontet Canet, Rauzan Segla, La Sérénite, Smith Haut Lafitte rouge et blanc, La Gomerie, Beauséjour Bécot, Haut Brion, Mission Haut Brion, La Tour Haut Brion, Bahans de Haut Brion et Franc Maillet, Franc Maillet Jean Baptiste, Gachon, Vieux Château Gachet, Beau séjour Bécot. Il en reste encore 50 à sortir.

 

 

Ce n’est pas écrit mais on doit offrir en priorité les allocations reçues  au prorata à nos clients fidèles du millésime 2004, sous peine de perdre leur confiance, et c’est bien, le moins que l’on puisse faire pour les clients du bon, mais pas spéculatif, 2004 !

 

 

Pour se remettre, et bu avec plaisir 2 bouteilles échantillons : 2005 Fargues (une gourmandise) , et Clinet : pas bu aussi bon depuis longtemps, mais je crois que je dis ça depuis 3 ou 4 ans !

Le blog sera en suspens pour quelques jours... Trop de travail !

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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 14:51

Sortie hier de Fleur Cardinale 2005 : 70 000 bouteilles vendues en 30 minutes au négoce bordelais et avec Fonbel et Moulin Saint Georges fait la preuve que Saint Emilion peut être capable de créer de bonnes marques et ce, pour tant soit peu que les propriétaires travaillent un peu et n’oublient pas que faire du bon vin n’est que le minimum nécessaire, mais que la prise en compte des clients dans le choix d’un rapport qualité-prix accepté reste l’essentiel.

Tous mes clients veulent plus de Talbot, de Lagrange, dans la liste de ceux qui marchent pas mal aussi : Clerc Milon et Armailhac, et sur beaucoup de tarif en France et à l’export on peut lire « sold out ».

Un grand bureau de courtage me dit que déjà plus de 350 marques sont sorties avec une réussite d’environ 80 % et qu’il reste encore 70 grandes, grosses marques à venir.

Un petit bémol, un de nos clients américain et certains européens ne sont pas convaincus par les prix qui se doivent d’être avantageux pour susciter un achat primeur. La GD française est très prudente, mais à part ça, je n’ai jamais vu autant de copains me demander ces grands vins cette année, et ça tombe bien puisque ça correspond à un anniversaire de mariage… l’année de naissance ou la création de cette nouvelle cave et tous ces prétextes que je n’avais pas entendu depuis 2000 pour essayer d’avoir à bas prix ces icônes, placement hautement spéculatif pour bon père de famille ?

Pour finir la journée d’hier, interview par le journaliste et le photographe du magazine « Notre temps » (1 200 000 lecteurs de plus de  50 ans, ceux qui ont des loisirs et de l’argent). Je leur ai fait goûter Presidial 2003, Calvet Thunevin Cuvée Constance 2003 et Virginie de Valandraud 1999. A la question où faut-il investir dans la vigne aujourd’hui ? J’ai choisi de parler du Roussillon, terroir magnifique et potentiel énorme.

J’ai acheté le Gault et Millau pour lire leur spécial vin et comme quelques uns de mes amis, je suis déçu de ne pas y trouver cette année des « vins-découvertes » à prix angélique.

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8 juin 2006 4 08 /06 /juin /2006 10:29

J’achète et je vends, et je réserve même certains produits à la GD car je serai content de les avoir comme clients pour le 2006.

Donc c’est vrai, la GD pourra proposer quelques 2005 au prix de revente conseillé sans tenir compte de l’inflation made in USA .

Bien sur que les USA ont bon dos, comme si les propriétaires n’ étaient pas capables de dire ubi et orbi , et bien sûr à la place, que leur vin est déjà pré vendu à des prix dont nous, pauvres innocents, n’avons même pas idée.

Oui, mais voilà, des fois ça casse.

C’est déjà arrivé, même cette année, à un cru de changer de prix à la baisse car la vue et l’oreille du vendeur n’avait sans doute pas calculé le différentiel euro/dollar.

Clos Badon, vendu depuis le 1er millésime (1998) par moi-propriétaire entre 15 et 19 euro, s’est bien vendu, même en 2004… et bien sur en 2005.

Valandraud 2004 s’est vendu plus difficilement  à moins de 100 euros, mais le 2005 pourra sans doute se vendre plus facilement à moins de 200 euros. Chercher à comprendre ce qui fait de tels écarts ? Pour le 2006, vous aurez la réponse : ce sera moins 50 %, presque sûr .

Il ne s’agit plus de vin mais de valeur spéculatives.

Présidial 2005, au top du top cette année, sera vendu en France à moins de  6 euros !

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 10:10

 René Gabriel n’est pas content du prix de Prieuré Lichine  2005, il le dit, il l’écrit. Il est le deuxième « gros » importateur, avec un américain, qui râle sur ces prix qu’ils ne comprennent pas, surtout par rapport au disponible existant des 2000 !

Cela me rappelle les refus sur les prix de Lascombes ou Pavie qui ont eu lieu lors du changement  radical opéré par les  nouveaux propriétaires en terme de qualité et de quantité.

Dans le cas de Prieuré Lichine, la propriété fait de gros efforts depuis quelques temps et la note Parker permet aux propriétaires d’en récolter enfin les fruits.

Il n’empêche qu’au même moment, l’augmentation de Duhart Milon, Lagrange et les autres n’a pas eu le même écho . Pourquoi ? Va savoir.

Sur Chateauonline, je me suis amusé à regarder les mains de tous des propriétaires qui parlent du millésime 2005… Instructif !

 

Est-ce que le 6.06.2006 sera la journée du diable ? On peut ne pas y croire, mais passer sous une échelle peut s’avérer dangereux, alors pourquoi tenter le diable  (et le pot de peinture) ? Moi, je suis un peu immunisé : je suis né un vendredi 13, jour de chance indiscutable pour moi.

Les vendanges 2006 d’ici 4 mois, et si ça continue on va pouvoir vendre en primeur du vin presque livrable… Telle est la nouvelle façon de faire les ventes à Bordeaux , moi y compris.

Aujourd’hui toutes les notes sont données, tous les clients sont prêts, mais voilà, il manque l’essentiel : le prix du voisin, sachant que s’il fait bien ou mal son affaire, cela pourra nous informer pour notre propre cas. Puéril ? Oui. Moi, je ne fais attendre qu’une fois tous les 5 ans, sinon, je préfère être un leader plutôt qu’un suiveur. Mais cette année, je préfère attendre jusqu’à la Saint Glin-Glin, plutôt que de faire une connerie comme en 1998 ou 2004.

Attendre, voilà le secret d’une vente réussie à Bordeaux, enfin, c’est ce que l’on croit…jusqu’à la preuve du contraire.

 

 

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