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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 16:59

Hier soir avec des amis, repas tardif à Blaye et, comme il  faisait très froid, j’avais emmené des vins du sud, tous capables de réchauffer nos cœurs et l’ambiance.

Clos del Rey 2002, Mas del Rey 2002, Dentelles 2004 de Calvet-Thunevin, Constance 2004 et 2005 et même un magnum de Vieille Cure Fronsac 1996  fort bon (pour un Bordeaux )


Le bon moment pour boire ces vins du Roussillon pour moi, c’est maintenant quand il fait froid : on dirait que le soleil pénètre dans nos veines. Je parle bien sûr des vins du Sud qui ont la gueule de l’endroit, pas ceux qui veulent rester froids, ceux là doivent être bus l’été 

 

 

soleil-petite.jpg


Hier aussi à 11 h, dégustation de nombreux lots de vins de chez nous : Bellevue de Tayac avec un 2010  enfin de compétition (il suffisait d’attendre), des lots de 2010 à Saint Emilion hors concours, et encore avant malo, tout ça ! Les 2009, lots de 3ème et 2ème vin sont en train d’être remontés en cuves, l’élevage en barrique est terminée eux.

Le Valandraud, lui, a encore quelques mois à passer dans nos bonnes barriques neuves, comme dirait l’ami Hervé Bizeul qui provoque des débats sur la passion du vin : la barrique neuve si c’était moins bon, pourquoi est ce plus cher que la vieille barrique ? Je ne suis pas sûr qu’il ait dit ça, mais moi c’est ce que je dis aux visiteurs qui se font bourrer le mou avec les propos anti-barriques neuves, comme si c’était aussi simple.

Il est sûr en tout cas que nos fabricants de barriques travaillent bien mieux et que rares sont les élevages où le bois neuf est gênant.

Avis très personnel et non négociable.

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 14:58

Sur la Passion du Vin, j’ai lu un commentaire de François Audouze daté du 13  décembre, sur le restaurant d’Alain Dutournier, le Carré des Feuillants à Paris. La truffe blanche est cette année en effet particulièrement parfumée. Le Maury Thunevin-Calvet 2007 était, je l’espère, servi avec du chocolat.


De notre côté, repas pour la première fois au restaurant Emporio Armani, 149  boulevard Saint Germain, emplacement de rêve à côté de la brasserie Lipp, en face du café de Flore, et non loin de la boutique de vin La Maison des Millésimes. Service de qualité, élégant, italien et pour moi un carne all’albese, servi avec un beau nuage de truffe blanche d’Alba qui était de très très grande qualité (avec un vin rouge de Carmenère du secteur de Venise). Bonne brasserie aussi, La Rotonde, 105  boulevard du Montparnasse.

Au bar à vin Juvenile’s, 47  rue de Richelieu, une atmosphère chaleureuse, un patron (Tim) étonnant, capable de faire bien vivre son établissement sans une seule goutte de Bordeaux, service jeune et charmant, nourriture de qualité et un Alion de Ribera del Duero très agréable, une clientèle de dingues de vin. Une adresse que je conseille fortement.

Tout ça à cause, ou grâce au Carrousel du Louvre où était organisé par Bettane et Desseauve Le Grand Tasting qui, cette année occupait un grand espace, rançon du succès, le nombre des participants – exposants et visiteurs – ayant à mon avis explosé au compteur.


L’occasion de voir, revoir nos clients, copains, amis, amateurs et nouveaux venus. Nous étions avec Fleur Cardinale et Carles, et 7 sur le stand : la famille Decoster (Matthieu, Florence et Dominique) pour Fleur Cardinale, Didier, Ramuntxo, Murielle et moi pour présenter Thunevin Calvet Maury et Dentelles, Bad Boy, Valandraud, Haut Carles. Nos voisins de Terre de Lisse étaient à côté avec Pressac, Rol Valentin et Faugères, notre voisin de droite était le Clos des Fées, avec pour tous une grosse fréquentation (12 bouteilles d’échantillons par vin en 2 jours, et en utilisant les stop-gouttes)

L’occasion aussi de pouvoir parler aux responsables communication de media concurrents, de rencontrer Michel Bettane, Bernard Burtschy, Armand Borlant, José Penin, Denis Hervier, Eric Riewer, Angélique de Lencquessaing, nos collègues bordelais, bourguignons, champenois, du Sud, et j’ai pu saluer beaucoup de monde sauf François Mauss (que je n’ai pas vu) qui à Paris comme à Hong Kong n’a plus le temps de nous faire un coucou.

Je dois renouveler mon stock de truffe du Périgord si je veux enfin boire ce Rayas 2002 qui pinote (d’après Thomas).


De  retour au bureau, j’ai eu la surprise de constater que nous étions en panne de téléphone fixe… Et Orange ne peut pas déplacer de technicien avant demain matin (service client pro !) : d’ici là vive les mobiles et les emails !

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 14:10

Je ne parle pas Anglais, mais j'ai quand même lu l'article du 29  novembre 2010 au sujet de la Cuvée Constance 2005

 

Je n'ai pas demandé à Cécile ou Christian de traduire, mais à Google et c'était déjà très bien .... Commentaire complexe et si ça peut aider à vendre les stocks aux USA.....

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 15:58

Repas amical pour 10  personnes à Bordeaux et voici la liste des vins qui ont été bus :

 

Champagne                                            en cours d'élevage             2007

Champagne                                            Krug grande cuvée            NM

 

Puligny-montrachet 1er cru Clavoillon    Domaine Leflaive               2005

Meursault-Caillerets                              Coche Dury                       2005

Meursault                                             Arnaud Ente                       2005

 

Clos Vougeot Grand Cru                     Domaine Eugénie                 2007

Latricières Chambertin                         Domaine Trapet                   2004

Pommard Epeneaux                             Comte Armand                    2004

 

Morey Saint Denis premier cru            Domaine Bizot                      2000

Auxey Duresses premier cru               Comte Armand                     2000

Pommard Les Vignots                         Domaine Leroy                    1997

 

Monbazillac                                        Chateau Vari                        2003

                                                          Réserve du Chateau

 

Tous ces vins étaient bons à très bons, une mention très spéciale au champagne en cours d’élevage, réalisé à partir de raisins bio, et brut O, capable de rivaliser avec un de ces grands vins de Bourgogne. Pas seulement un vin ludique, de fête, avec des bulles (d’ailleurs il avait très peu de bulles), un grand vin, il me tarde de reboire ce vin après sa mise en marché.

Le Clos Vougeot 2007, bien trop jeune, m'a réconcilié avec Clos Vougeot et surtout le Pommard Les Vignots du Domaine Leroy en 1997 était au niveau des meilleurs vins de Bourgogne pour moi depuis longtemps.


Je croyais qu’à Bordeaux on ne buvait que du Médoc ou des Graves, mais ce repas est la preuve que certains connaissent la Bourgogne, à quand la même curiosité pour les vins de la rive droite ?

Après tout, nous sommes les «  Bourgogne »  de Bordeaux, non ?

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 20:36

Avec la pluie et le froid, vive le feu de cheminée, les journaux et les réunions de famille et le vin.

 

A table, nous avons bu un excellent Meursault Charmes 2005 Buisson Charles, niveau grand cru et plutôt dans le style d’un grand Puligny avec cette douceur et ces goûts de noisette, avec un bar de ligne et une réduction acidulée, c’était royal.

2 vins, un peu vieux pour le goût de Murielle, c’était un millésime difficile à Bordeaux : le 1997 qui a plutôt fait dans le genre végétal, en tout cas à Valandraud. Dans ces 2  vins, pas de végétal, peut être un peu trop usés, mais bons à boire – Monbousquet 1997 étant plus puissant que Quinault L’Enclos, plus fin.

Avec le froid les vins un peu vieux trouvent leur place à table, même si Bel Air Ouy 2008 tout en légèreté est bien sûr tout en fruit vanillé et plaira à ceux qui aiment les vins jeunes.

 

Et voici un commentaire, plus romantique, et écrit par Anthony à propos d’un de nos vins : Fayat-Thunevin 2007 Pomerol

"Quand  les conditions sont réunies.

 

Un événement important mais sans pression, nos 2 ans de vie commune, un samedi soir à la maison qui commence par un bon Sancerre, le fameux Mégalithe 2007 du Domaine de la Perrière, et nous passons à table ou plutôt à terre car ma chérie en avait décidé ainsi, un repas d’anniversaire le cul par terre. Le cul par terre, je l’ai eu, et plutôt deux fois qu’une ! Car pour accompagner le magret et surtout le plateau de fromage de notre ami Jean d’Alos, je décide d’ouvrir une bouteille de rouge. Je propose un Bolgheri, puis un Chateauneuf, et enfin un Pauillac. A chaque vin la réponse de ma compagne fut identique, NON. Après deux ans je ne suis pas sans savoir ses gouts, mais qui ne tente rien n’a rien ! Ne pouvant risquer le clash un soir pareil, je prends un peu par dépit le premier Pomerol qui me tombe sous la main, un Domaine Fayat-Thunevin 2007. Et le cul par terre je suis resté trois bonnes heures!

La journée ayant été bien arrosée, je décida de décanter la moitié de la bouteille uniquement, en pensant que cela nous aiderait à ne pas finir complètement saouls. Cette bonne intention a volé en éclat face à ce 2007, millésime que beaucoup ont décrié, pourtant magnifique quand des hommes ( une femme ?) de qualité en ont pris soin. Ne comptez pas sur moi pour vous le décrire avec des termes œnologiques et savants, mais en revanche je vais vous raconter la façon dont ce nectar a accompagné ma soirée.

 

Tout commence par une grossièreté, du genre « putain qu’est ce que c’est bon ! ». Le magret terminé, mes papilles furent assaillies par une étrange sensation, un accord parfait, un Comté affiné deux ans associé à du merlot parfaitement intégré et équilibré. Et le fruit mur ( la mure ? ) qui une fois les yeux fermés vous fait croire que de la confiture se trouve sur le fromage. Ensuite vint le Brie de Meaux, qui est un fromage que j’apprécie tout particulièrement mais dont l’accord avec ce vin me déçut un peu. Ce qui lui laissa le temps de s’ouvrir . A partir de là un petit jeu s’installa, vous savez celui qui consiste à savoir qui du vin ou du plat vous donne envie de continuer à manger alors même que vous êtes déjà rassasié depuis un bon bout de temps. Ce  soir les principaux acteurs de ce jeu furent un Fourme d’Ambert et un vin d’une longueur en bouche de plus en plus incroyable. Impossible d’arrêter de grignoter tant que le flacon ne sera pas terminé, et fort heureusement il le fut avant le fromage.

 

Est-ce que ce vin me donnera autant de plaisir et me procurera de telles sensations la prochaine fois, lors d’une dégustation ou d’un repas entourés de gens et personnalités que je n’aime pas ? Dans une ambiance feutrée en compagnie d’hommes et femmes au fort statut social qui ne comprendraient pas que je me gave de fromage et rappelle le serveur toutes les 10 minutes. Rien n’est moins sur ! Mais peu importe car j’associerai toujours le Domaine Fayat-Thunevin 2007 à cette soirée « anniversaire », quand bien même il m’arriverait de ne pas apprécier la prochaine bouteille, car prochaine il y aura, je vous l’assure cher Jean-Luc."

 

 

A lire aussi, sur PassionVin le commentaire sur la BD sur Parker (et sur moi)

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 10:33

Les scatophages se nourrissent d’excréments d’autres espèces, il ne s’agit pas des leurs, Dieu merci 

Bousier TZ1


Dans le monde du vin, en plus des pédovinophiles au goût prononcé pour les vins immatures, adolescents ou à peine nés qui aiment les odeurs de jeunesse, de fleurs, de fruits frais et de chair fraîche dans les vins, il existe sans doute souvent chez les nécrovinophiles un intérêt pour les odeurs dites animales (cheval malade) de putréfaction, de vieille serpillère, de caca dont l’origine est connue - les brettanomyces : déviation en vinification d’origine très ancienne comme la volatile (odeur de vinaigre).

Les amateurs éclairés de vin sont souvent scatovinophiles car à l’époque, certains grands vins de Bordeaux, de Chateauneuf du Pape, de Bourgogne, étaient typés, reconnus et appréciés à cause ou grâce à cette déviation. Aujourd’hui quelques amateurs nostalgiques apprécient encore ces odeurs quand elles ne sont pas trop fortes ni vulgaires, et d’autres sont comme des chiens de chasse à la recherche de « brett », obsédés par ces odeurs nauséabondes – comme diraient Guy Bedos et Sophie Daumier !

Avec un peu d’attention dans les dégustations mondaines ou professionnelles vous pouvez côtoyer les 2 espèces antagonistes.

Je l’avoue, je ne suis pas trop obsédé par ces odeurs de brett qui, souvent, donnent un goût de truffe noire bien mûre à certains vins vieux et je dirai que, comme toujours, c’est la dose qui fait le poison….

 Il est certain que dans nos chais de vinification aujourd’hui, tout le monde est informé et lutte pour avoir les vins les plus purs et les plus nets. Certains pourront regretter ces bretts qui pouvaient donner au vin cette similitude avec des camemberts ou des fromages faits avec du  lait non pasteurisé plutôt qu’avec ceux faits avec du lait pasteurisé….

 

Certains œnologues, certains responsables de propriétés ont même bâti leur réputation sur ces bretts si peu désirés aujourd’hui. Et surtout n’oublions pas que certaines bières belges comme les Gueuze Lambic, sont très typées et de manières volontaire avec ces foutus brettanomyces Bruxellensis. En tout cas, rien de comparable pour les amateurs avec ceux qui acceptent encore les vins touchés par ces molécules tetrachloroanisole (TCA), pentachloroanisole, tichloroanisole qui donnent aux vins ce goût bouchonné liégeux tant redouté et que Murielle et moi ne supportons pas, même à petite dose !

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 16:43

Vineobar fait un post sur l’Essentiel  sur son blog.

Il est rare d’avoir un stagiaire (que je n’ai pas pu rencontrer) aussi actif, efficace et impliqué. Il doit ouvrir un bar à vin et avec une énergie pareille, pas besoin de Red Bull pour l’ouverture prévue en 2011.

 

J’ai goûté Tour des Termes 2009 en cours d’élevage, le vin est meilleur que lors de la campagne primeur, c’est dire le niveau de ce cru encore trop peu connu, c’est l’objectif de cette année que de le faire savoir à tous ceux qui cherchent un cru abordable dans cette appellation noble (Saint Estèphe). Les échantillons du 2010 avant malolactique étaient déjà très très bons, le vin est complet, concentré, mûr et surtout très équilibré malgré ou grâce à ces pH vifs de cette année qui équilibrent parfaitement les degrés d’alcool. Il me tarde de voir l’évolution de ce vin après malo, je suis heureux qu’un courtier dont on dit souvent pis que pendre à leur sujet, je suis heureux qu’un courtier ait pensé à nous présenter pour faire un peu de chemin ensemble, car même si mon entreprise est très typée rive droite, il y a déjà eu le beau succès de Marojallia, et celui, plus discret, de Clément Pichon.

 En attendant  pour 2011 le succès de ma propriété de Margaux où enfin Bellevue de Tayac réalise une bien belle bouteille.

Rendez-vous donc au mois de mars.

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 15:34

Nous avons des invitations pour le Grand Tasting organisé au Carousel du Louvre à Paris les 10 et 11  décembre 2010, de 10 h 30 à 19 h 30.

 

Attention... Vous risquez d'être tentés d'aimer nos vins... voire mêmes de les acheter

 

 

logo GT

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 15:33

Dans la dernière revue de presse éditée par le Conseil Interprofessionnel des Vins du Roussillon, Sud de la France (cher à Monsieur Geroges Frêche), le président Fabrice Rieu parle d’optimisme, de nouveau message.

Qu’il en soit remercié, ainsi que les journaux qui parlent régulièrement du Roussillon, car s’ il est sûr qu’il s’y passe quelque chose de bien, dans cette belle région, encore faut-il que cela se sache.

 

J’ai récemment goûté avec un journaliste, juste pour qu’il ait un avis, quelques uns de nos vins.

Tout d’abord, l’entrée de gamme avec :

Calvet Thunevin Constance 2003  un peu fatigué

Calvet Thunevin Constance 2004  surprenant de puissance, bien

Calvet Thunevin Constance 2005 le niveau progresse, complexe et fin

Thunevin Calvet Constance 2006 plus fermé

 

Ensuite

Calvet Thunevin Dentelles 2005  très bon, riche et équilibré

Calvet Thunevin Hugo 2005  richesse et concentration, avec un équilibre acide superbe, une grande bouteille

 

Et notre très haut de gamme

Calvet Thunevin 3 Marie 2004,  un cent pour cent grenache, noir comme l’encre, une finesse de tanins, une classe folle pour un vin à ne pas mettre dans toutes les bouches, capable de rivaliser avec les grands espagnols, australiens, ou vins de Napa !

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 13:52

Les merlots vieux ramassés devant le chai de Prieuré Lescours sont tout simplement du niveau des Valandraud habituels, les malbecs de Bel Air Ouy sont étonnants, les merlots du Clos du Beau Père, ramassés autour du chai,  très puissants, le lot de Petit Verdot de Bellevue de Tayac est bon comme jamais pour un tel cépage que l’on utilise plutôt en dose homéopathique dans un assemblage.

 

Les ph sont étonnants avant malo : entre 3.30 et 3.60, et donnent des fraîcheurs et des éclats inhabituels à ce moment  précis de la vinification.

Début des écoulages mardi prochain, en même temps que le ramassage de  nos cabernets sauvignons et carmenère de Valandraud – Bel Air Ouÿ.

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