Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
  • Contact

  • Blog de Jean Luc Thunevin

Recherche

Articles Récents

30 novembre 2005 3 30 /11 /novembre /2005 10:55

Hier matin, visite du chai et du vignoble de Bellevue de Tayac à Margaux en compagnie de Michel Puzio et Philippe Porcheron.

J’ai acheté ces vignes en août 2004, c’est donc notre 2ème vendange et nous avons déjà accompli pas mal de choses.

Guillaume Quéron et notre employé Christophe, avec l’aide d’une entreprise de travaux agricoles, ont refait 3 hectares de palissages (pour un plus grande hauteur de feuillage), arraché et replanté 1 hectare à bonne densité, après analyse des sols et choix des porte-greffes.

Bien que récent, le chai n’était bien sûr pas à mon goût et les travaux commencés pendant les vendanges seront terminés tout début janvier. Des cuves neuves pour vinifier et le chai à barriques complètement nettoyé et assaini.  Création d’un appartement de service d’un magasin  de détail pour vente directe, puisque le chai est situé sur la touristique route des châteaux, juste avant le très bon restaurant « Le Lion D’Or » à Arcins.

 

 

Les  2 millésimes sont déjà plutôt  bons, mais nous ne sommes pas encore capables de lutter avec Marojallia  ou les bons  crus classés (Palmer, Margaux, Le Tertre, Kirwan, Malescot, Lascombes, Cantenac-Brown, Rauzan Segla, etc), mais j’espère que l’année prochaine, les travaux réalisés dans les vignes porteront leurs fruits.

 

 

A midi, nous avons mangé au bistrot du nouveau golf du Relais de Margaux, repas très correct pour 19 euro, avec un très bon Beaujolais 2005, l’un des meilleurs que je crois avoir goûté. Vive le 2005 en Beaujolais !

 

 

Au sujet du commentaire posté hier sur la capacité de Reignac  à être très bon dans  5 ans, je vais demander aux propriétaires si ils ont déjà fait des dégustations à l’aveugle de leur premier millésime contre des crus historiques.

Partager cet article
Repost0
2 octobre 2005 7 02 /10 /octobre /2005 23:00

Toujours pour les pros, quelques analyses des raisins rentrés vendredi :

-Merlot de Fongaban avec ceux du plateau de Bel Air côté pin parasol Fleur Cardinale :

Alcool 13.94, pH 3.43, acidité totale 3.02, acidité malique 1.1, azote assimilable 72.

-Cabernet Franc de Badon-route nationale :

Alcool 13.47,  pH3.60, acidité totale 2.70, acidité malique 1.5, azote assimilable 90.

Comme le dit avec humour notre maître de chai œnologue Rémi Dalmasso « si on était notés sur ces analyses, on serait dans les tout premiers ! ». En fait, même si vous ne les comprenez pas , ces analyses continuent à prouver que nous sommes dans l’exceptionnel à Bordeaux.

 

 

Donc ce lundi, on continue les Merlots à Haut –Mazeris à Fronsac. Toute notre équipe de vendangeurs saisonniers (35 personnes)+ les permanents des vignes de chez nous et ceux de Haut –Mazeris avec la présence des propriétaires qui m’accordent leur confiance dans mon rôle assez rare de « consultant ». Marie-Christine et Capucine, ainsi que leurs maris, sont, je le crois, parfaitement heureux des résultats obtenus sur cette propriété familiale jusque là un peu « endormie » si  l’on pense au terroir incroyable présent ici, et je ne suis pas le seul à le penser puisque tout à côté à Mazeris, Stéphane Derenoncourt en dit la même chose.

 

 

A part ça, une équipe télé de France 2  fait un reportage (pour Savoir Plus sciences)  sur Michel Rolland et un peu sur les interactions entre la science et le vin … C’est curieux qu’ils viennent chez moi à  cette occasion… Bon, on verra bien !

En tout cas, mardi on reprend notre dernier lot de Cabernet Franc dans la plaine et les Merlots de Bel Air ainsi que la jeune vigne de Cabernet Sauvignon.

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2005 2 27 /09 /septembre /2005 23:00

Hier mardi, 2ème  jour de vendange des merlots à Haut Mazeris, superbe lieu et superbe terroir, et ce matin, on va se hâter de ramasser les Cabernet Franc de Saint Emilion et Saint Sulpice ainsi que les Merlot de Fongaban, tout ça non stop car la maturité me semble parfaite.

Déjà, on s’excite et chacun commence à faire ses pronostics : « c’est mieux qu’en 1982 », « ça me rappelle 45 » etc, etc… De notre côté, on va pouvoir commencer à goûter les 1ères cuves qui ont terminé leur fermentation alcoolique ; et ce qu’il y a de certain c’est que c’est plutôt joli à regarder tous ces jus noirs lors des pigeages ou des remontages.  Et le meilleur reste à venir car on a pas commencé à rentrer les meilleurs lots de Saint Etienne de Lisse !

 

 

Un peu de technique (le peu que je comprenne) concernant ces vendanges :

Tout d’abord je recherche avant tout à calmer mes vignes et depuis une dizaine d’années, il s’agit pour nous de donner juste assez à manger aux vignes pour qu’elles soient vert pâle au regard, et surtout pas vert foncé, qui est pour moi signe de trop bonne santé. Donc, de temps en temps, un peu de fumier et sinon il est plutôt question de la gestion de l’herbe et du labour.

On laboure jusqu’à fin juillet et après basta ! L’herbe arrive pour concurrencer cette vigne lors des pluies. Ce qui fait que notre azote assimilable est souvent assez basse. Malgré ça, dans la plaine les pH sont toujours plus élevés hélas ; en conséquence, nous sommes obligés d’être très propres dans le chai.

Nos soufres sont plutôt hauts, à contre courant de la mode « écolo » actuelle, heureusement la richesse en tannins et en alcool aide à ne pas trop avoir de problème (comme j’ai pu en avoir par le passé à cause de la gourmandise de ces foutus brett !)

Bref, rien de sorcier, mais il ne faut pas se louper pour faire des vins « nets » cette année. A Bel Air l’année dernière, des pH à 3.30/3.50 nous ont fait passer à côté d’une bonne note chez Parker, donc en conclusion, je suis un vrai paysan : ça ne va jamais bien…

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2005 4 15 /09 /septembre /2005 23:00

Nous démarrons les vendanges aujourd’hui et demain (et nous continuerons les jours suivants )

Alain Vauthier m’a dit qu’il n’avait jamais vu de raisins pareils… Ce doit être  plutôt bon signe puisqu’il a plus de cinquante ans !!

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2005 4 08 /09 /septembre /2005 23:00

Enfin !

 

Je suis passé à Pomerol et les stars vendangent : Petrus, Lafleur, Trotanoy ...

C'est parti et sous de très bons auspices !

 

Partager cet article
Repost0
29 août 2005 1 29 /08 /août /2005 23:00

Ce matin encore en allant à Fongaban (nos premières vignes, achetées en 1989, déjà) faire la promenade avec Max (mon chien) où mes vignes côtoient les jardins potagers de Saint Emilion "basse ville", j'ai pu me régaler à voir le jour poindre et me rendre compte que si nous voulons y voir suffisamment clair vendredi matin pour trier les grappes dorées de notre blanc, il faudra attendre  7 h 30 et non démarrer à 7 h comme prévu.

Prévoir, c'est ce que j'aime le moins au moment des vendanges, car c'est l'inverse de ce que je veux. Depuis quelques années, les dates de vendange des parcelles de rouge sont choisies à l'instinct ( pas toujours bon, hélas) et au goût (pas toujours sûr).

Un petit mot pour Idylliane : une petite réflexion me vient à cette période. Les vendanges me font toujours penser au temps qui passe trop vite ( déjà 1 an de passé !) et les idées noires (très noires) se mélangent à l'excitation à l'idée de faire cette année enfin "LE grand vin" (comme l'arrivée d'un nouvel univers, d'une nouvelle vie...)

Un petit mot aussi à Emmanuel Delmas : merci pour son commentaire. Son joli nom me fait penser à ce Haut Brion 1989 qui a ébloui le dîner de Dimanche. Repas où pourtant tous les premiers en 1989 étaient présents, et l'avis unanime des "professionnels" et des "amateurs" réunis fut : "Oh que c'est bon !".

Partager cet article
Repost0
13 juin 2005 1 13 /06 /juin /2005 23:00

C'est bien connu, les paysans ne sont jamais contents et les vignerons n'échappent pas à cette règle.

Actuellement, il fait chaud. Trop chaud... On aimerait avoir un peu plus d'eau (mais pas trop quand même à cause de la fin de la fleur). Tout ce soleil fait souffrir les vignes.

J'ai remarqué un peu de coulure sur certaines parcelles de Saint-Émilion, alors qu'il n'a pas plu durant la fleur et qu'il y a eu du vent. Des conditions normalement idéales...

La vigne a donc souffert, et à chaque fois qu'elle souffre elle indique quelque chose. Il faut maintenant trouver quoi : vignes en fin de vie, choc thermique... Pour comprendre sa vigne, le vigneron doit sans arrêt se balader entre les rangs et observer son évolution. C'est comme l'éducation d'un enfant, il faut être constamment vigilant.

De toute façon, le vigneron a toujours tendance à sous estimer la quantité de raisin que sa vigne va produire.

Enfin, pour ceux qui s'inquiétaient de me voir produire du Bordeaux à Maury, il se pourrait que la grande qualité de ces vins du Sud me donne envie de faire l'inverse : du Maury à Bordeaux !

Partager cet article
Repost0