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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 16:18

En cette période d’avant dégustations primeurs et mises en marché des Bordeaux2013, le millésime si mauvais au point de vue du climat donne à l’arrivée un éventail d’échecs  et de réussites, réussites à mettre bien entendu entre parenthèses, il ne s’agit pas d’avoir réalisé un 2010 , mais un bon vin du point de vue de son géniteur-propriétaire responsable et aussi du point de vue  des critiques, des importateurs, distributeurs et clients.

Alors, quoi penser des propriétés qui déclassent toute leur récolte, suivant en cela l’avis du responsable, gérant, propriétaire, voire consultant ? tout d’abord chacun voit midi à sa porte, n’ayant pas vu, ni participé, ni étant concerné, mon avis est celui de mes positions en tant que consultant, négociant et propriétaire, et donc, pour moi, pas de déclassement, jamais, si possible parce que si j’ai aimé les grands vins avant de faire partie de ce monde, j’ai aimé les grands vins grâce aux petits millésimes et que qunad je dis petits, je pourrais dire grâce à ces mauvais millésimes vendus peu chers (à l’époque), ces 1973, 1974 de Mouton Rothschild, Cheval Blanc, Ausone, Figeac, les 80 Pétrus, les 87 Clos Fourtet, enfin tout plein de  ces vins qui, bus à table, souvent à l’aveugle, nous ont régalés. Michel, Philippe, Murielle peuvent en témoigner. Alors, tout déclasser, n’est ce pas un peu trop définitif ? Quel amateur se plaindrait de boire ces 1ers crus, ces grands crus connus moins réussis, s’ils sont vendus à leur juste prix ?

N’y a-t-il pas également la possibilité du 2ème vin qui a été fait pour ça et dans les crus les plus célèbres un 3ème vin ? (le Saint Emilion de Cheval Blanc, le Pauillac de Latour, notre 3 de Valandraud ?)

Je n’ai pas assez de stocks de mes 3èmes vins, quasi en rupture permanente, le ratio prix-qualité est donc largement accepté !


N’y a-t-il pas un peu trop d’orgueil à vouloir dépasser les conditions du millésime, nous sommes à Bordeaux, capables de faire bon même dans des millésimes mauvais. La preuve : les vins réalisés  par nous cette année, vous pourrez goûter bientôt Fleur Cardinale, Sansonnet, Vieille Cure, Valandraud, aussi bons qu’il est possible et bien sûr, nous avons plus de 2ème ou 3ème vin….Et alors ? C’est notre problème.

Les options prises ici ou là ne concernent que ceux qui les ont prises; j’aime bien le commentaire d’Olivier Bernard, l’actuel patron de l’UGC : 2013 millésime jaloux !


Pour finir, je voudrai rappeler que dans le souvenir des très bonnes bouteilles bues avec mes amis dans les années 80, Château Latour 1958  était tout simplement incroyable, supérieur en plaisir à bien des millésimes réussis.

Latour à Pomerol 1967, quel délice, acheté à petit prix à l’Intendant Moueix, nous en avons bu des caisses,  et c'est encore le souvenir de ces Latour à Pomerol nous fait aimer ce cru.


Vive les petits millésimes à Bordeaux….puisque de toute façon, on ne peut pas faire autrement 

 

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Primeur
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 09:25

Le garage Simon à Saint Emilion est en passe de disparaitre. L’histoire, les lieux de vie des petits artisans au cœur des villages de France  disparait au profit d’autres histoires, souvent des banques, des assureurs ou des vendeurs de lunettes.

A Saint Emilion plutôt des magasins de détail pour le vin, dans notre cas, le garage retrouve sans doute sa destination d’avant le garage : un chai à barriques, tout beau, tout neuf, réalisé en respect des règles d’urbanisme liées au patrimoine bien protégé de Saint Emilion, le parking a destination exclusive de nos clients, sera arboré.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 14:29

A table  dimanche dernier, après un Valandraud blanc 2011, cette bouteille de Bel Air Ouÿ 2011 était tout simplement délicieuse, une confirmation pour nous de la bonne compréhension du millésime : nez complexe de cerises noires et de brioche vanillée, bouche douce et suave, belle longueur et équilibre dans un registre léger et peu puissant, pas de quoi avoir un 100 points mais de quoi satisfaire à table les amateurs de vins modernes de la Rive droite de Bordeaux.

Les 3 Marie 2009  de Thune vin Calvet, noté 92-93 en Juin 2011 pour le Wine Advocate  par David Schildknecht  avec ce commentaire en Américain :

“Thunevin and Calvet’s 2011 Cotes du Roussillon Villages Les Trois Marie follows the path blazed by its 2010 predecessor, with its Grenache unaccompanied and raised in foudre. Hints of caramelized resin and coconut are evident as a result of the newness of oak, though this dovetails nicely with the sweet, seamless sense of seamless ripeness – rather reminiscent of the corresponding 2009, as is the surprising degree of lift engendered in a sappily-sustained finish. Hints of mint and white pepper add interest to a wine that may well – in contrast with its stable mates – prove marginally less-impressive than its 2010 counterpart, though it is still going to richly repay return visits through at least 2022.

Jean-Roger Calvet and off-site partner Jean-Luc Thunevin (for more about whose collaboration and its evolution consult my reports in issue 183 and 195) continue a trend toward gentle pumping-over rather than pumping-down. Maturation is increasingly in demi-muids – supplemented, as always by tanks – and a third foudre was recently added, barriques having meantime slipped to third if not fourth-place among vinificatory vessels (and with a change in tonnelier that I can only welcome, too). The result, predictably, is wines with more vivid fruit and nuance without sacrificing the least bit of richness, demonstrating that they had nothing to lose but a certain superficial tanninity and caramelization of oak resin. Another trend to which Calvet readily testifies: more emphasis on showcasing Carignan and Grenache, with Mourvedre getting its own less-expensive cuvee and Syrah appearing primarily in a supporting role, specifically in “Hugo.” (New pure Macabeu and pure Grenache Gris whites speak to an analogous trend toward showcasing individual autochthones.) A final trend toward earlier harvest in 2008-2010 has, as Calvet points out, been driven by drought conditions and heat, whereas 2011 offered greater flexibility. Still, even about 2011 he remarks apropos Carignan “better to pick it a day early than a day late.” Calvet compares 2011 to the even ripening, generous fruit and harmony achieved in 2007, except with significantly higher yields, though at 40 hectoliters per hectare on his most productive young vines, these are hardly what growers in most of the world would call “high.” Picking was early and handling including vinification especially gentle in 2012 – encompassing a significant share of whole-berry but stem-free vatting, notably for Carignan – to compensate for the effects of the hail that hit Maury especially hard. “It wasn’t a vintage for seeking a lot of extraction,” he opines, “though our Mourvedre was an exception insofar as it was less-impacted by the hail.”


Ouvert le 28  janvier, mis au réfrigérateur bouché avec son bouchon et bu donc le 2  février, était d’une puissance et d’une netteté incomparable et commed éjà dit, mérite comme La Petite Sibérie d’Hervé Bozeul, des scores supérieurs à 95/100 !


Polémique : juste pour faire une petite comparaison, le journaliste (commerçant) Jean Emmanuel Simond, en charge du Languedoc et du Roussillon a fait disparaitre notre vin, installé auparavant par Bettane et Desseauve, du top des propriétés sélectionnés dans la RVF et son guide. Mais, heureusement pourrais je dire, le guide Bettane & Desseauve des vins de France accorde à notre propriété 3 verres, comme Gauby ou Bizeul, Abbé Rous, Coume del  Mas, Gardiés, Tour Vieille, Roc des Anges, Rectorie, Fagayra ! Et je ne peux que vous inviter à lire les commentaires sur nos vins, 3 Marie ou notre Maury

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 17:21

Un importateur –ami Münichois et son collaborateur sont venus  aujourd'hui pour goûter quelques vins à l’Essentiel dont Bad Boy 2011 et 2012, Château Vieux Poirier 2011 bio, Domaine des Sabines 2011, Clos du Beau Père 2011, Les Dentelles 2007, Virginie de Valandraud blanc 2011 et Bad Girl 2009.


Visite des vignes de Valandraud et du chai où se fait actuellement la mise en bouteille de Valandraud 2011 par nos employés. Dégustation du vin en train d’être mis en bouteille, à la cuve, ensuite, juste pour « sentir » un peu ce millésime 2013 ( ce sont des professionnels) dégustation avant malolactique, à la barrique : Virginie de Valandraud rouge 2013, presse de cabernet sauvignon, suivi d’une barrique de merlot de Valandraud – superbe, et en cuve dégustation d’un lot de notre 3ème vin, moins sexy en ce moment mais toute notre technique et notre énergie, ce bonnes barriques neuves et du temps sauront faire bon … Sinon déclassement, car même nos 3ème vins, vendus au prix de crus classés, doivent  être «  à la hauteur ».


Repas à la maison avec juste le fond d’une bouteille de notre nouveau bébé Bad Boy « Gold » millésime 2004 ouverte la veille, suivi,  avec toasts de truffes puis  aloyau et pommes de terre rissolées,  par un sublime Trotanoy 2005. Un dessert habituel : le gâteau basque de chez Lopez, et café.

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 15:53

Avec Jean Marc Quarin en début de semaine, dégustation de quelques vins  de 2011 avec la certitude d’avoir un bon millésime, à part 2 ou 3  vins, tous les vins goûtés étaient complets, mûrs er plus ou moins puissants. Et j’ai bien aimé moi aussi Château Bellevue La Randée, Domaine  Virginie Thunevin, et Château Vieux Poirier (bio), sachant que les prix au détail en France sont respectivement 6/10/7 euros !


Dans un registre plus ambitieux et plus cher, l’excellent A  Nos Amours, Clos BADON Thunevin et Clos Romanile, pour les vins blancs Virginie de Valandraud se goûte très très bien.


Sur le site de Jean Marc Quarin, les 1ers commentaires sur sa dégustation en Suisse de la verticale  Ausone/Cheval Blanc/ Angélus/ Pavie sur 7 millésimes

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 15:26

La semaine dernière, ayant ouvert ce vin pour Andrew Jefford le mardi , le reste de la bouteille, refermée avec un bouchon Pulltex, a été finie jeudi soir et était tout simplement très très bon, parfaitement buvable comme le demanderait le consommateur actuel, lassé qu’il serait des vins puissants et body buildés !


J’aime les vins puissants, je les ai aimé et les aimerais toujours mais, pour autant, je peux avoir envie de vins différents, comme ceux que nous produisons à Lalande de Pomerol et à Pomerol.


Lors de la dégustation de mardi dernier, l’étonnant était d’avoir un Valandraud 2010, le meilleur vin réalisé par nous depuis le 1er millésime, avec  puissance,  fraîcheur, équilibre acide et sucrosité bien perceptible (aurait du avoir 100 points) et les saveurs salines du Clos du beau Père, sans que celui-ci soit élaboré sur des terroirs calcaires, aptes à faire ressortir cette sensation saline !

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 15:05

Notre petite entreprise a choisi volontairement d’être « normalisée », paradoxe - s’il  était besoin de le surligner pour être obligé de préciser – volontairement et en plus on signe et on persiste avec  les normes 9001 et 14001, en attendant la prochaine norme ISO 22000.

Il faut accepter d’être contrôlé, et il est sûr que le fait d’être volontaire rend l’acte plus acceptable, positif pour le contrôleur et le contrôlé. Nous sommes donc normalisés !


Le bon bilan financier et comptable de l’entreprise pour 2013 est disponible pour nos banquiers, banquiers qui ne sont plus source de stress car ayant, suite à un audit, pris pleinement conscience de la valeur de mon entreprise, ce qui est loin d’être le cas de la Banque de France qui nous met une notation à destination de nos interlocuteurs financiers : F4, la lettre correspond à notre chiffre d’affaires (F = chiffre d’affaires entre  7.5 et 15  millions), l’année prochaine nous serons probablement E (entre 15  et 30 millions) et surtout le chiffre 4 qui veut dire, comme là l’école et au collège, acceptable.

J’avais sur mon bulletin de notes « peut mieux faire », je le prends comme tel et j’en ai même fait un cauchemar cette nuit : acceptable, vous avez dit acceptable ? Stromae pourrait en faire une chanson !

20 ans de bilans positifs, 20 ans de non distribution des dividendes car remontés au capital.... "Acceptable"  malgré la fourniture de notre audit à la Banque de France. Il est vrai que je n’ai pas payé pour l’étude analytique Géode.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 13:33

 David Schildknecht note pour le Wine Advocate de Robert Parker, près de 500 vins du Roussillon.

Notre cuvée Constance Thunevin-Calvet 2011 notée  91 et le 2012  90+, avec de beaux commentaires, seront grâce à cela plus facile à vendre à New York ou Berlin, le rapport qualité /note/prix étant ici très favorable ( 18 dollars aux USA).

 

2008-roussillon-constance--calvet---small.jpg

Les autres cuvées sans doute trop puissantes, ambitieuses et plus chères, sont notées  par David entre 90 et 93, si ces vins étaient notés en même temps que des Priorat ou des Californiens, je ne doute pas un seul instant que les  notes seraient entre 95 et 100 et les commentaires totalement différents.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 16:31

 C’est avec beaucoup de plaisir que nous avons passé quelques heures ce Mardi avec Andrew Jefford, écrivain-journaliste, pour répondre à ses questions sur le « terroir ».


Bien que résidant en France, du côté de Montpellier,il y avait quelques années que je ne l’avais pas reçu à Saint Emilion et c’est dommage car il fait partie  des critiques anglais qui, au début de Valandraud, furent favorables à notre histoire, ce qui n’était pas si courant  en Angleterre  où il était de bon ton de taper sur ce garagiste plaisant tant aux incultes américains. Les Anglais étaient encore il y a  20 ans les gardiens du temple du bon goût du vin de Bordeaux.


Repas et dégustation de vin, un Bourgogne rouge dont j’ai oublié le nom, Valandraud 2010, 3  Marie 2009  car le Roussillon, quand on parle de terroir, a quelque chose de grand à raconter,  Clos du Beau Père 2010 et Virginie de Valandraud blanc 2012.


Visite rapide des parcelles de vignes rouges et blanches à Valandraud avec dégustation de Valandraud 2011 en cuve,  il sera mis en bouteille par nous avec notre propre matériel la semaine prochaine.

Le temps a passé trop vite.

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 17:10

Bis, car après un désir d’UGC Sud de France, mon implication pour la 1ère fois (me semble-t-il) dans un film de cinéma qui est sorti le 22 janvier en France « Le jeu de la vérité », où Valandraud 2009 se trouve être utile  au scénario, j’ai eu le plaisir de voir ce bon film avec des acteur épatants et je suis aujourd’hui tous les jours à regarder sur la page Facebook du film tout ce qui se dit, se fait et je lis et regarde tout le travail nécessaire d’après tournage : l’après vente réalisé par les 4 acteurs qui, c’est le moins que l’on puisse dire, mouillent leur chemises.

J’y fait un parallèle avec notre métier, c’est pas le tout d’accoucher d’un vin, puisse-t-il être Valandraud 1er, encore faut-il faire le service avant et après vente. Il n’est un secret pour personne dans le microcosme du vin, pour savoir cela, les réussites de Lynch Bages, Haut Marabuzet,  Figeac , Angélus et beaucoup de crus reconnus aujourd’hui doivent au travail de leurs responsables une grosse partie de leur notoriété, avec la qualité du vin bien entendu.


Donc, le sujet de l’influence. Est ce que j’ai via mon blog, twitter et autre Facebook,  influencé mes « amis » pour aller voir ce film en salle, sachant que dans quelques mois il sera diffusé sans doute sur Canal +, M6, voire TF1 ?

Combien sur les 5000/10000 personnes touchées par mes commentaires et « tweets » sont Français et combien ont déjà vu le film ? A ce jour j’ai seulement 3  amis qui m’ont écrit ou parlé, de manière très très positive du film. Alors voilà, 3  personne ? Dure réalité !

Combien de médias, télévisions, radios, presse, internet, blogs ont ou vont encore parler du film ? ça fait des millions de Français concernés par une information, combien de spectateurs feront le déplacement et comment faire le point de l’impact de ces médias par rapport au bon « bouche à oreille », le top du top pour ce qui est de l’influence.

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