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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 11:05

Hier à 14 h 30 , dégustation des lots de 2005 en cours d’élevage avec mes 3 collaborateurs. Vu le plaisir ressenti, je me demande qui va oser faire le blasé ? Les lots de 2006 goûtés après paraissent bons, mais loin, très loin de ces bouteilles d’anthologie.

 

 

Le soir, pour accompagner une paella, nous avons bu avec plaisir un très bon Chassagne Montrachet rouge 1er cru  de Jean Marc Pillot, de cette formidable année pour le Bourgogne : 1999. Ce vin, bien que dans le registre de la finesse, était parfaitement équilibré, net, brillant, et diablement bon à boire. Un vrai vin pour ne pas se prendre la tête (pas du genre bête à concours que j’affectionne, mais je m’éduque)

Auparavant, nous avions ouvert une bouteille de Claude Dugat 2004 Bourgogne, non filtré et il n’y avait  pas besoin de l’écrire sur l’étiquette… Bouteille à problème je pense, vu la qualité de la signature qui offre, je suppose, même dans l’appellation la plus simple, des vins de qualité. J’ai cherché quelques commentaires sur les sites  la passion du vin (par Ganesh entre autres) et sur dégustateurs.com, hélas inaccessible ( pourquoi ?)

Bon, sinon question d’actualité : a quel prix sont les truffes ? sachant que ça a l’air d’être une bonne année..

Et ça n’a rien à voir, mais j’adore les commentaires  de Bertand Le Guern, je cite « on peut dire que tu as eu du pot », et ce  à propos d’un vin millésime 1959.

Sur le même site de la passion du vin mais à propos de Valandraud 1999, lors du Grand Tasting organisé par Bettane et Desseauve, William a préféré Virginie 1999 à Valandraud 1999. Qu’est ce que je peux dire, sinon que chacun a son propre goût et que c’est bien comme ça. Valandraud 1999 fait effectivement partie des 10 meilleurs vins du millésime et c’est celui que je fais le plus goûter à cause de son évidente facilité à être bu sans précaution. C’est un vin que je me sers à table presque toutes les semaines !

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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 15:31

Comme presque tous les samedi et dimanche, tour des vignobles et des chais. Hier, Murielle et moi sommes allés voir les travaux de couverture du chai de Virginie dans sa propriété de Lalande de Fronsac. Nous avons pu longuement parler avec Auguste, originaire des Pyrénées et ancien berger d’un troupeau de brebis, à 80 ans il était en train de prendre le soleil avec son chien.

 Il nous a expliqué  qu’il gardait 200 brebis sur la propriété  qui, en contrepartie avait un engrais écologique. Cette propriété avait appartenu à des gens de Paris  qui venaient au mois d’août, bien avant la mode des stations balnéaires, et où ils avaient fait installer l’eau courante pour tout le village (dès 1880). Ils possédaient un court de tennis, des maisons d’amis et avant la guerre de 39-45, ils organisaient des fêtes dans le petit bois de chênes (surnommé « Bois de Boulogne » !) dont les vieux se rappellent encore.

En attendant, cette propriété est à reconstruire entièrement, les vignes de raisins blancs et rouges (20 hectares) et les prés sont encore en triste état, mais d’ici 2 ans, nous verrons la différence.

Hier à midi, nous avons bu un Chapelle Chambertin 2002 de Rossignol-Trapet. Grâce à Patrick  j’avais eu le plaisir de rencontrer le propriétaire, très en phase avec l’écologie et j’avais bien aimé les vins goûtés à la barrique. Ce vin, bien que sans aucun doute très bon, n’est pas assez puissant ; moderne à notre goût…. Mais on a presque bu la bouteille à 2, ce qui est quand même bon signe .

Je lis que le de vin de pays de France va quand même arriver. Et bien c’est pas trop tôt. Je suis de ceux qui pensent que ce sera une bonne chose. L’exemple des Espagnols, encore une fois en avance sur la France, aura peut-être fait réfléchir nos dirigeants.

 

 

Vous l'avez peut être remarqué, après la version japonaise et a version anglaise, la version chinoise vient de démarrer grâce aux traductions de Xin.

 

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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 12:11

Départ 9 h pour Clément Pichon avec une dégustation prévue à 10 h avec Patrick Daney, le responsable du site et Guillaume Quéron. Nous avons goûté les 2005 , chaque lot encore séparé : les Merlots, bons, les Cabernet Sauvignon superbes et les Cabernets Francs un peu en dessous (ils feront notre second vin). Ces vins ont bien évolué et me confortent dans l’image que j’ai du grand millésime 2005.

Patrick prévoyait de faire une mise en bouteille en Juin, mais avec Guillaume nous allons préconiser une mise 3 mois plus tôt pour conserver tout ce beau fruit actuel.

Les lots du 2006 prouvent que le travail engagé porte déjà ses fruits : par exemple les cabernets francs sont excellents (petits rendements soit, mais 1er vin à la clef) et même les saignées pour concentrer les autres lots sont bonnes. Les assemblages qui se feront au mois de Mars ne seront, je pense, pas trop difficiles. La concentration inhabituelle ici dans les cabernets sauvignons bien mûrs sera la colonne vertébrale de ce cru bourgeois supérieur.

Les travaux d’entretien des cuveries et de la nouvelle salle de réception sont finis. Il ne reste qu’a faire vivre le lieu commercialement  grâce à Christine Dupart et Laetitia. Je ne m’inquiète pas, et encore moins si Jean Pierre Wagner réussit sa période d’essai.

 

 

 

Après cette visite à Clément Pichon, direction Saint Estèphe pour attaquer un nouveau challenge. Repas sympa au château Pomys (beau cadre) et ambiance studieuse  avec Guillaume et un futur grand Saint Estèphe, si les dieux sont avec nous.

 

 

 

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11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 10:35

Pour ceux qui n'ont pas lu la discussion sur le forum de La Passion du Vin, voici le petit commentaire que je viens de leur poster au sujet des seconds vins.

 

Virginie 1996 , ancienne formule était vraiment le 2ème vin de Valandraud at aurait déjà être bu à mon avis. Vin léger, comme tout bon 2ème vin qui se respecte. Depuis le millésime 1997, il s’agit plutôt d’une 2ème marque. Le prix élevé obtenu par Virginie auprès du commerce m’ayant obligé à créer une 3ème marque qui est en fait devenue  aujourd’hui le 2ème vin de Valandraud (et de Virginie). Je n’ai fait que copier Latour et ses Forts de Latour (qui n’est plus un second second vin depuis longtemps, selon moi) et son 3ème vin, le Pauillac de Latour.

Je sais que c’est un peu compliqué, mais c’est ainsi… Et je peux encore changer d’avis à l’avenir. Cela dépend du marché, des clients et de mes objectifs (financiers, image, etc..)

Il faut comprendre qu’un deuxième vin comporte, quoi qu’en dise les propriétaires, les lots les moins bons, les raisins des jeunes vignes... La seule différence chez moi, c’est que je les élève de manière luxueuse, en barriques neuves à 80 % - 100 %.

Sinon, hier journée "médocaine".

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 10:08

A propos d’élevage long pour Valandraud 2004 et en réponse aux propos de  Vincent Lucien, Bertrand Le Guern, Pinard et Mauss :

En effet, affiner sans sécher, c’est toute la difficulté. Bien sûr j’aurai pu penser dès la vinification à lever le pied dans les extractions, mais trop tard… Donc il s’agit de rechercher, par un élevage  doux et patient, la polymérisation de tannins un peu féroces au départ. Michel Rolland m’avait préconisé cet élevage assez long déjà pour le 1994 et je m’en étais bien porté puisque Valandraud 1994 a été plutôt réussi dans le contexte de ce millésime.

2004 est bien sûr un millésime de bien meilleure qualité, et pour répondre à  Vincent Lucien, je ne saurai que j’ai réussi mon vin par mes choix qu’au moment où mes clients feront les premières dégustations de mon vin en bouteille .

Dans les propos de Mr Pinard, qui a eu la gentillesse de dire du bien de l’Interdit de Valandraud 2000 et qui a surtout eu l’idée de carafer ce vin en l’ouvrant avec l’idée de ne pas passer à côté de ses potentialités…. Et bien on retombe sur cette affirmation de Mr Jean Marc Quarin (que je prends comme argent comptant) : chaque bouteille est différente et tout est important, le moment, le lieu, la compagnie, les verres, la température, l’aération et notre état d’esprit.

 Bien sûr, pour ce qui est du prix de mes vins, chacun peut se rendre compte sans être trop informé, qu’ils sont plutôt dans la catégorie des produits de luxe, et ce, depuis déjà plus de 15 ans !

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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 09:52

Encore parmi les dégustations des vins bus dimanche à table

Château de Marsannay, Champs Perdrix 2002 : vin à notre goût, Chardonnay mûr, opulent, c’était parfait avec des petites crevettes achetées vivantes et juste cuites à l’huile d’olive d’Italie (nous avons 2 fournisseurs qui nous gâtent !), à suivre une grande bouteille de Porte du Ciel 2001 qui valait bien une note de 95/98, ce qui n’est pas trop pour un Côteaux du Languedoc, si on le comparait à quelques grands vins de Châteauneuf, d’Espagne ou même de Californie. Quand cette région sera-t-elle considérée comme elle le mérite par les médias, les commerçants et les clients ?

 

 

Dégustés hier midi et soir : Pavie 2003, Chassagne Montrachet Vieilles Vignes de chez Amiot, Flor de Pingus 2003, Egregore de Mr Bernard Magrez 2003 et un Médoc inconnu.

 

 

Malgré le temps printanier, Saint Emilion est en train de prendre ses quartiers d’hiver. Presque tous les commerces sont fermés et certains sont en gros travaux de rénovation (Hostellerie de Plaisance), d’autres changent de propriétaire et de style (Clos du Roy) :c’est pourquoi hier nous avons eu l’idée de manger au 2ème restaurant routier (après La Puce aux Bigaroux) à Saint Pey d’Armens : menu à 11.50 euro avec une cuisine plus que correcte ! (le restaurant était plein)

Au bureau, rachat de quelques 2005 primeurs, les prix n’ont pas l’air de se calmer. Ce millésime, en attendant les renotations de Mr Parker, fait toujours preuve d’un indice de confiance élevé de la part de toute la profession.

Catherine Manuaud est en déplacement en  Belgique et au Luxembourg, Xavier Serin prépare son voyage aux USA en fin de semaine, et nous serons bientôt en Autriche, puis à Singapour et au Japon.

 La nouvelle année commence bien, les commandes de vins après les fêtes garnissent notre plan de travail. 

Notre objectif : faire entre 13 et 15 millions d’euro cette année, soit plus de1 200 000 bouteilles.

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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 14:29

Dimanche midi, premier repas avec les plus gourmands arrivés pour préparer le repas du soir (nous, les Pinaud, les Bizeul)

1 Blanc de Bret brothers 2003 appellation Viré Clessé La Verchère, offert par Patrick me semble-t-il, pour parfaire mon éducation….A suivre un Clos Vougeot 1992 de Leroy, assez fatigué à l’ouverture et miracle, ce vin s’est ouvert au bout de 5 minutes dans le verre, bon vin surtout si l’on pense au millésime. Il m’en reste  5 bouteilles que je vais peut-être vendre car à 180/200 euros, je pourrai acheter pas mal d’autres bonnes bouteilles et pour finir en beauté ce repas de midi une bouteille de Latour à Pomerol 1955 qui nous a offert ce qui ce fait de mieux à Pomerol dans cette grande année (année de naissance de Martine et Murielle). Le vin n’a commencé à faiblir qu’au bout de 20 minutes, mais quel vin ! Il est évident que la bouteille n’avait pas fait d’autre voyage que du précédent propriétaire à nous.

 

 

Dimanche soir, tout le monde était là, à l’exception de 2 couples d’amis, donc nous étions 10 (avec les Ambayrac et les Quéron)

1 magnum de champagne Duval le Roy 1998 blanc de Chardonnay très bon, 2 demies bouteilles d’Yquem 1997 : j’aime ce vin (et tout le monde avec moi), mûr, opulent sans être lourd

1 Meursault  Bouches-Chères  2004 de Buisson Charles qui nous a permis de faire la transition entre Yquem et Petrus (excusez du peu !).

1 Petrus 1990 pour faire taire ceux qui se complaisent à dire du mal de cette icône : le vin était parfait, belle maturité . A ce niveau tout ce que l’on pouvait regretter, c’est un peu de  folie, mais ce n’est pas le genre de la maison…. Nous (Murielle et moi) faisons partie de ceux qui ont eu leur 1er coup de foudre pour les grands vins avec Petrus 1955, bu en 1982 à Montpon Ménestrol au Petit Prince, cela sera donc toujours pour nous un vin spécial !

Ensuite  l’Eglise Clinet 1990, parfait, encore un peu jeune, vin très différent du 1er, plus « léger », plus épicé, sans doute ces formidables  Cabernet Franc qui donnent cette élégance au vin. 

Ensuite, LA bouteille de la soirée : 1 Latour 1982 qui était en tous points remarquable : Pauillac en début de maturité… le magnum aurait été nécessaire. L’agneau broutard aux herbes de Provence et à l’ail  cuisiné au four transmutait ce vin en délice, mais bon, je ne vais pas faire la promotion de Latour (qui n’a pas besoin de moi pour ça).

1 Le Pin 2004 pour ne pas concurrencer ce Latour 1982 et pour faire plaisir en pensée à notre ami Alain, et régaler toute notre famille gourmande. C’est la vin qui fait aimer le vin, même à ceux qui n’y ont jamais goûté (et l’un des inspirateurs de Valandraud), bu encore avec rapidité et gourmandise, le vin sexy par excellence.

Après minuit, la première bouteille sur les chocolats et les gâteaux basques de Lopez, notre Maury 2004 qui, après tous ces merveilleux vins, a fort convenablement tenu sa nouvelle place et me fait penser que nos 500 caisses de 6 n’auront pas de mal à convaincre ceux qui ne connaissent pas le Maury d’en tomber fou amoureux. Voilà pour ce repas de réveillon, avec comme il se doit huîtres, foie gras, saumon, grosses crevettes, gigot et petits légumes, fromage de Brie à la truffe, desserts, et cie…Tout ça sans être ni malade, ni trop fatigué.

Vive la cuisine familiale et les grands vins.

Le Lundi midi, avant de reprendre la route pour nos 3 couples résistants (Bizeul, Pinaud, Ambayrac) :

1 Meursault les Chevalières de Bernard Boisson Vadot : bon, mûr, équilibré, un peu fermé

1 Sancerre  d’Alphonse Mello Edmond 2001, superbe

1 Chochu, alcool de blé japonais élevé dans nos barriques de Valandraud, superbe sur le saumon (et dommage qu’il n’y ait pas eu de caviar)

Ensuite, Flor de Pingus 2003 pour être en pensée avec Peter Sisseck

Et quand même, un vin de la maison : Valandraud 1998 car c’est actuellement notre vin préféré.

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 12:33

Domaine Fayat-Thunevin :  hier, dégustation sérieuse dans notre nouvelle propriété à Pomerol et Lalande de Pomerol, en compagnie de l’ancien propriétaire, du millésime 2006 malos finies et sulfité depuis 15 jours, ce qui permet d’avoir un avis.

En ce qui concerne le Pomerol, je pense que l’on a une bombe : vin ample, riche, très mûr, concentré, long, complexe. De la violette comme dans certaines Syrah, pourvu qu’il tienne ses promesses !

Le Lalande est plus « normal », tout en douceur.

Il me tarde de voir où situer ces vins parmi leurs pairs, et vers quelle catégorie nous pourrons nous situer. En Lalande, nous serons sans doute dans les 15 meilleurs, et j’espère qu’il en sera de même à Pomerol. C’est pour vous dire si je mets la barre haut.

 

 Valandraud 2004 est enfin remonté en cuve pour finir de l’élever (2 cuves bois et 1 cuve béton), comme me l’avait suggéré  Patrick (il s’agissait en Bourgogne d’affiner des vins « trop durs ») . L’élevage devrait se poursuivre encore quelques mois et enfin pouvoir mettre en bouteille ce vin qui, tout comme 1994 et 2001,  m’en aura fait voir, à moi qui suis amateur de vins soyeux… Ces  3 millésimes m’auront fatigué.

  

 

Sur le site de Château Loisel (voir « nos liens »), il y a un très beau commentaire sur le Calvet – Thunevin Cuvée Constance 2004 avec un système de notation très simple à comprendre. Et plein d’autres infos sur ce site. Le cuvée Constance 2005 est encore en cours d’élevage et se présente encore mieux ! Pour ceux que ça intéresse, nous avons encore quelques bouteilles de 2002 qui sont sans doute la meilleure affaire de note négoce, tous vins confondus.

 

 Encore aujourd’hui et pour bien finir l’année, dans le n° de février à venir de Decanter, il y a un bel article d’Andrew Jefford citant Haut Carles et Haut Mazeris (je lance un appel à tous les journalistes responsables pour aider cette appellation Fronsac encore trop ignorée des amateurs de bons rapports qualité-prix), dans ce même numéro, il y a aussi un article de James Lawther sur les Roussillon et plus particulièrement sur Fenouillèdes.

Et dans In Vino Veritas, 2 pages sur Château Fleur Cardinale, excusez du peu !

 

 En attendant de préparer ce réveillon du Nouvel An, qui se fera cette année à la maison avec une belle équipe de gourmands, je vous souhaite de bien finir cette année 2006 et une Bonne Année 2007.

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28 décembre 2006 4 28 /12 /décembre /2006 11:36

Ce matin  dans l’émission Télé matin  sur France 2, un peu de promotion pour ce film qui sera sur le écrans français le 3 janvier. Et dans la présentation du film, une belle promo pour l’histoire de vins de garage, ayant en partie inspiré Ridley Scott :

 

 

« L'histoire du long métrage Une grande année a débuté lorsque Ridley Scott et l'écrivain Peter Mayle, amis depuis les années 70, se sont retrouvés autour d'une bonne bouteille de vin à la fin du 20e siècle. Peter se souvient : "Ridley est arrivé avec un article de journal qui parlait de nouveaux vins de Bordeaux, des "vins de garage", qui atteignaient des prix astronomiques sans avoir ni château, ni pedigree. Et pourtant, les gens payaient des fortunes pour s'en procurer." Ridley Scott enchaîne : "J'avais repéré cet article dans la section affaires du Times. Il y était question d'un vignoble français qui vendait des vins de garage pour plus de 45 000 euros la caisse. C'est un article de 1996, que j'ai conservé. Je cherchais à l'époque une occasion de revenir tourner un film en France, et cette histoire m'a semblé parfaite. »….

 

 

 

On peut également citer Patrick Bernard, lors de son interview dans « Les Echos » :

 

 

 

« S.L. : Depuis quelques années, on assiste à une multiplication de bons, voire de très bons millésimes. Quelle est la part du réchauffement climatique et celle du progrès technique dans ce phénomène ?
P.B. : Bordeaux n'en serait pas au niveau de qualité auquel il est arrivé aujourd'hui s'il n'y avait eu les vins de garage. Quoiqu'étant des aberrations en eux-mêmes, ils ont permis des progrès extraordinaires. Les vins de garage sont des vins produits sur de très petits terroirs, a priori de qualité moyenne, par des vignerons cultivant leur carré de vigne avec autant de soin qu'un jardin potager. Comme, au début, ces pionniers démarraient avec quatre fois rien, ils installaient leur cuvier dans leur garage, d'où le nom de ces crus. L'apport de ces vins a été de mieux prendre en compte l'apport essentiel de la vigne. »….

 

 

 

Dire, qu’ici ou là, on a pu lire ces dernières années l’annonce de la fin des vins de garage… Comme si on pouvait encore ignorer aujourd’hui la révolution qui a bouleversé Bordeaux et le monde du vin il y a peine 15 ans !

Il s’agit là , comme le résume un dicton français, de « jeter le bébé avec l’eau du bain » ce que l’on doit interpréter dans ce cas comme se débarrasser d’une chose importante dans le but d’éliminer les ennuis et les contraintes qu’elle implique.

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27 décembre 2006 3 27 /12 /décembre /2006 10:06

Le froid est vraiment installé et le givre embelli les paysages de Saint Emilion

 

 

 

Hier avec deux de nos confrères négociants en vin, nous avons pu boire à la maison une bouteille de Franc Maillet Cuvée Jean Baptiste 2000 qui fait honneur à l’appellation Pomerol, qui souffre un peu ces temps-ci, comme Margaux, d’avoir été trop aimé et d’avoir trop déçu les attentes des consommateurs. En effet, dans ces appellations prestigieuses où l’hectare de vigne convoité se négocie entre 500 000 et 1 million d’euro – voire plus, que viennent faire  des bouteilles qui ont obtenu le droit à l’appellation par le « droit du sol » et non par « le droit du sang » si je peux me permettre de faire ce genre de jeu de mots. Dans ces appellations prestigieuses, un vin vendu à moins de 10 euro prix consommateur est mauvais dans 80% de cas, les 20 % restant étant le fruit du hasard.

Le Valandraud 1999 était hier une grande bouteille, et les bouchons, parfaits sur les 2 bouteilles, participent à l’évolution positive de ces grands vins.

 

 

Sur le forum du site de Parker, j’ai lu une citation de Clive Coates qui compare mes vins, et ceux de Perse et de Magrez, à des hippopotames en comparaison aux bons vins de Bordeaux, qui eux ressembleraient à une gazelle…. et qui compare du coup nos clients qui apprécient nos vins à des handicapés du palais à qui il faudrait d’urgence transplanter un  palais de qualité (ayant les mêmes caractéristiques  que celui de notre éminent et célèbre critique). A part le fait que Mr Coates n’ait aucune influence, je suis surpris qu’il s’entête à me considérer comme faisant des vins « blockbusters », alors que Mr Parker (qui est en fait l’objet de la jalousie professionnelle de Clive Coates) ne m’a jamais noté 98-100 points !

Cela me donne en tout cas l’envie de faire une étiquette avec un hippopotame pour les anti-Clive Coates.

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