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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 10:53

Le 1er novembre au soir, repas au restaurant de Cordeilhan Bages à Pauillac.

Le chef, Thierry Marx, reconnu comme un des tout meilleur chefs français par Gault et Millau, Michelin, etc… nous a régalé et étonné par ses créations culinaires dans l’esprit « Bulli ». Service attentionné, sommelier sympa.

Le champagne Billecart Salmon offert par l’ami Jean Michel Cazes nous a permis d’attendre avec plaisir en sa compagnie, l’arrivée de Philippe Porcheron (propriétaire de Marojallia et Clos Margalaine et de CaTherine Laurent du Pavillon De Margaux, ainsi qu’un ami courtier et sa femme.

Repas très sympa, ambiance très amicale qui nous a emmené à minuit passé sans que l’on voit le temps passer, ce qui fait que le retour en voiture fut vraiment dur pour moi. Heureusement que nous n’avions pas trop bu (à l’aveugle) : 1 Pouilly (dont j’ai oublié le nom), 1 Chateauneuf du Pape Blanc La Nerthe 2003 et un syrah Léone 1998 du Domaine Peyre Rose, fait par Marlène Soria.

Les  10 ans du Grand Jury Européen à la Villa D’Este, palace situé sur le lac de Come, où nous avons été invités nous ont permis de passer un excellent week-end où travail et plaisir furent intimement liés.

A l’aller, vol Air France Bordeaux Paris puis Paris Milan, suivi d’une course en taxi de 45 minutes pour arriver dans l’un des plus beaux hôtels du monde, La Villa d’Este.

Le temps de poser nos affaires et nous avons pu assister à un débriefing sur la dégustation en cours où j’ai pu constater la grande perspicacité des dégustateurs qui, à l’aveugle, ont pu reconnaître à plus de  80 % la provenance des vins (Italie, Australie, Bordeaux, Bourgogne, Languedoc) car c’était une vraie séance de travail. J’ai pu constater que souvent, ils trouvaient le cépage après la région. Et dire qu’à Bordeaux, dans nos AOC, on interdit encore de mentionner le cépage sur l’étiquette légale !

Bon, ensuite on a pu discuter et parler avec quelques membres du Jury et être invités à déguster de très bons vins sur un formidable risotto. C’est toujours un plaisir de retrouver autour du big boss François Mauss et de son équipe,  Philippe Bourguignon du restaurant  Laurent, Bernard Burtschy  (qu’il n’est plus besoin de présenter aux Français, mais comme notre blog es traduit en japonais, il faut préciser qu’il est l’un des meilleurs critiques mondiaux, qu’il a travaillé au Gault et Millau et qu’il est aujourd’hui à la Revue du Vin de France), Stéphane et Christine Derenoncourt célèbres consultants  viti-vinicoles, Otto Geisel propriétaire d’un grand hôtel restaurant en Allemagne et ardent défenseur de notre Clos Badon, Louis Havaux journaliste belge qui goûte bien (souvent comme moi, c’est pour ça que je dis ça !), Joël Payne (qui me fait penser à chaque fois que je le vois à ce grand acteur français Jean Reno, allez savoir pourquoi ), Jacques Perrin de le revue suisse Vinifera, le Docteur Patrick Regamay qui fut l’un des premiers à venir visiter Valandraud et qui en 1993 m’avait fortement séduit par ses connaissances dans le vin et bien sûr par son talent en médecine , l’ami Wilfred Van Gorp qui nous a gâté chaque fois que nous sommes passés à new York (psychanalyste  fou de vin), Laurent Vialette collègue négociant et aussi quelques amis bordelais invités pour l’occasion : Jean Guyon  (Rollan de By, Haut Condissas), Jeffrey Davis (collègue négociant), le jeune Cuvelier (de Clos Fourtet) et sa femme, et surtout mon ami Bernard Magrez avec qui nous avons longuement parlé vins, commerce, communication, développement et qui nous a fait le plaisir de nous ramener à Bordeaux dans son jet Falcon 50 qui est un outil de travail extraordinaire pour voyager (8/9 personnes) tout en travaillant et c’est vraiment un luxe rare de pouvoir discuter et arriver à Bordeaux 1 h 30 plus tard (au lieu de 5 h mini par Air France) sans avoir vu le temps passer.

 

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2 novembre 2006 4 02 /11 /novembre /2006 09:03

Avec Hervé Bizeul, nous avons reparlé de cet article paru sur les Echos et surtout du fait  qu’il est difficile de répondre à ce genre de questionnaire  et d’utiliser ce genre d’étude sans connaître précisément les questions posées. En effet, par exemple en télé, Arte se voit créditée dans les sondages d’un pourcentage d’adeptes qui n’a rien à voir avec la réalité . Les sondages en France sont souvent sujet à caution, mais il n’empêche, je vois bien que quand Parker donne 90 points à Constance 2004, ça aide si le prix et la région (etc …) conviennent à mon acheteur, professionnel au départ et particulier à l’arrivée.

Hier soir, après la dégustation des derniers lots 2006, repas sympa à la maison avec pour thème Virginie de Valandraud et nous avons pu goûter sérieusement, à table en situation réelle (6 convives), le 2004 qui est encore fermé à aujourd’hui mais qui devrait faire une sacrée bouteille d’ici 2 à 3 ans, le 2003 tout à fait réussi puisque frais, complet et très digeste, ce qui n’est pas évident dans ce millésime caniculaire, le 2000 parfait et le 1998 tout à la fois sexy, riche, et maintenant mûr à point (1998 est un des tout grands millésimes à Saint Emilion).

Ce 1998 avait été vendu (grâce à Jean François Pédard) à beaucoup de grands et bons restaurants parisiens, ce qui m’avait fait le plus grand plaisir puisque c’est un des liens privilégiés pour faire reconnaître nos vins par une clientèle déjà acquise à la cause du vin.

Ensuite, dégustation de Valandraud et Château Margaux 1998. Il me tarde de goûter ce même genre de catégorie version 2005, parce que le 1998 est déjà drôlement bon, alors qu’est ce que ça va être en 2005 !

Ces temps-ci, avec 1 à 2 repas gastronomique par jour, je vais reprendre les 2 ou 3 kilos perdus pendant les vendanges, c’est la version locale de l’effet papillon.

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 10:10

Tout d'abord un grand merci à Jancis Robinson pour sa chronique consacrée à notre Constance 2004 :

Dom Calvet-Thunevin, Cuvée Constance 2004 Vin de Pays des Côtes Catalanes

 

publication date: Oct 31, 2006

 

 

– from £5.99, $11.99 and 5.43 euros

 

There is no particular connection between today's wine of the week and Hallowe'en except that it, like so many rede wines made today, will stain your teeth nice and black.

 

Longstanding visitors to this site may be thoroughly bored with my banging on about the upper Agly Valley in Roussillon in south west France. I first wrote about it in July 2003 and have been enthusiastic about many reds and whites from this unusual schistous soil and dry climate ever since. All manner of investors from all over France, South Africa and Britain have poured into this corner of France, attracted by high potential wine quality and still-low vineyard land prices.

 

Calvet Thunevin is one of the more established of the new outfits. (Gérard Gauby was the pioneer of table wines here, Mas Amiel the most famous producer of the vins doux naturel  that used to predominate here, depending on lots of very old Grenache vines in particular). Young Jean-Roger Calvet runs things, based on old vines bought in 2000 which now average 45 years old. The big sales push plsu, presumably, the cash comes from Jean-Luc Thunevin of Ch Valandraud in St-Emilion, which was the top-scoring French wine in the recent blind California v Bordeaux 1995 taste-off organised by the Grand Jury Européen.

 

This 2004 Cuvée Constance is made from roughly equal parts of old Grenache and Carignan, with yields under 30 hl/ha thanks to the arid climate, the age of the vines and strict pruning, this unoaked wine already displays the classic schist and tar quality of the Agly Valley on the nose but has lots of Thunevin richness and roundness on the palate. The back label suggests that we drink it with roast lamb, roquefort or before a chocolate dessert – the first time I have seen a wine specifically recommended as an introduction rather than a complement to a dish.  I think it’s good value at the regular price of £8.99 that the UK upmarket supermarket Waitrose sells it for in just over half its stores. But from yesterday until Dec 3 it is reduced to £5.99 – surely one of the more appetising special promotions now so prevalent in British stores.

 

 

 

According to winesearcher.com it’s fairly widely available so was presumably made in a fair old quantity. You can find it in France for as little as 5.43 euros and quite widely in the US from $11.99 right up to $17 a bottle. By chance I happened to meet the guy responsible for selling Thunevin wines in the US at the enterprising, bright new BottleRocket store in New York’s W 19th which is really good fun and highly recommended. You can always contact him at christian.dalbavie@planet.nl (don’t ask me why he’s based in Holland).

 

 

 

  

 

 

 

I have also tasted Dom Calvet-Thunevin, Les Dentelles 2003 Côtes du Roussillon Villages which I liked considerably less, even though it costs more than twice as much as the Constance. Maybe it was the vintage but this porty, raisiny wine seemed utterly bogged down in alcohol and sweetness and I could feel a headache coming on just by sniffing it.

 

 

 

Mind you, even the Cuvée Constance has 15% on the label and, although well balanced, has to be drunk with caution. My counterbalance to this is to introduce you to another wine from the south of the France with just 9% alcohol, deliberately reduced to this gulpable level by reverse osmosis by the enterprising Pugibets of Domaine la Colombette just north of Béziers in the Languedoc. They devised the Plume de Colombette range of wines, which come in all three colours, in response to their own desire to drink wine at lunchtime without feeling what Edmund Penning-Rowsell used to call ‘jaded’.  (See your exclusive online version of the Oxford Companion to Wine, still the 2nd edition online, for more details of the common practice of reverse osmosis.)

 

 

 

I particularly liked the red version which is not, as far as I can see, available outside France, where you can find it for as little as 4 euros a bottle according to winesearcher.com. It’s a super-juicy blend of Grenache and Syrah grown organically, picked mechanically at night and vinified without oak. It reminded me of a cross between a Beaujolais and a Coteaux du Languedoc. Obviously it doesn’t have masses of body – tant mieux in certain circumstances. The white, a Chardonnay, seemed a bit astringent to me, but the Grenache-based dry rosé is also quite jolly and can be found chez Leon Stolarski for £5.95.

 

Happy Hallowe'en.

 

 

 

Après les Anglophones qui viennent de s'en donner à coeur joie avec la prose de Jancis, les curieux (et les autres) peuvent jeter un coup d'oeil à la traduction japonaise de ce blog sur le site :

http://www.arcamall.com/roller/page/thunevin

 

 

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 11:18

Beaucoup d’interrogations dans le monde du vin ces temps-ci, et entre autres pour remédier à la complexité perçue par les amateurs acheteurs de vin, plein de pistes et d’actions sont engagées, dont celle appelée « Vinplissime » qui serait destinée à 13 millions de consommateurs occasionnels (Français, je suppose, les autres étant sans doute différents)

Belles perspectives, et en tout cas c’est bien de le dire, et surtout de lire le tableau réalisé par TNS Sofres à la demande du groupe Casino.

 

Quelques critères pourraient interpeller les Bordelais : la notion de cépage d’un côté (18%), celles de médaille (4%) et de guide ( 2 %) font diablement réfléchir, surtout si l’on pense à l’argent dépensé en publicité dans le journaux pour visiblement  un résultat aussi « léger ».

Je suis simplement surpris que parmi ces critères privilégiés de décision, il n’y ait pas en plus le bouche à oreille, le type de magasin (GD, détail ou vente à la propriété), la dégustation ( sur site ou précédent l’achat)

En tout cas si je me fie à ce tableau, je ne sais pas comment et par quel miracle mon entreprise arrive à vendre plus d’un million de bouteilles par an depuis quelques années.

La semaine dernière, dégustation de quelques 2005 et 2003 organisée pour Andrew Jefford et James Lawther. Présentation de presque tous nos vins, plus ceux dont je suis le gérant ou le consultant.

Que dire de plus que ce tous les professionnels savent déjà : le millésime 2005 est énorme, riche , mûr, frais, long, et ce depuis les petits prix jusqu’aux grands vins.  Alors pourquoi faudrait-il bouder son plaisir dès lors que 90 %  des vins seront  vendus  en magasin à moins de  15 euro TTC consommateur ?

Et 2003 où l’on peut voir que les terroirs argilo calcaires un peu froid ont donné des résultats tout à fait époustouflants : Haut Carles, Haut Mazeris à Fronsac par exemple sont les parfaits vins de Bordeaux en année chaude : mûrs, épicés, un peu chauds, un  petit peu Sud mais en rien brûlés ou décadents. Ces 2 journalistes qui travaillent entre autres pour Decanter n’ont rien contre ce « modernisme » qui consiste à ne pas se foutre du client et à lui offrir des vins-plaisirs, tout simplement, que ce soit ici, en Angleterre, aux USA ou ailleurs.

Et encore merci à Thanos, Murielle et Rémi, ainsi qu’à tous ceux qui ont contribué à faire des blancs qui me conviennent : vive le 50 %  Sémillon, 50 % Sauvignon avec la « Greek Touch » de Thanos !

 

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 13:15

Nous étions invités hier par les propriétaires avec plus de 40 autres négociants bordelais et quelques courtiers de place. Nous étions conviés à goûter Sénéjac 2006 –2005- 2004 –2003-2002-2001-2000-1999.

Le 2006 présenté était composé uniquement de Cabernets Sauvignons, superbes, mûrs, pleins, tout en douceur. Les merlots étaient en train de faire leur malo.

Quant au 2005 , il tient ses promesses, ce vin est un enchantement !

Ambiance des plus sympa, le négoce concurrent et néanmoins souvent ami aime pouvoir se rencontrer ainsi à l’occasion d ’évènements de cette sorte. Bien sûr, la récente campagne 2005 était dans toutes les conversations, et celle  des 2006 à venir aussi.

Repas de qualité servi avec les vins de quelques propriétaires amis présents également. Tous ces vins étaient parfaits à table, chacun dans son style, ce qui prouve encore et encore qu’il n’y a pas de cette « mondialisation du goût », dont on veut nous faire croire qu’elle est un danger pour nos produits, comme si les propriétaires et leurs terroirs comptaient pour rien dans ces vins… Il est ridicule de penser ainsi quand on peut constater (en tout cas à Bordeaux) l’impact des différences de climat  sur chaque millésime.

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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 08:53

Xavier et Christian sont de retour des USA après une petite semaine. Au bureau  Laurent, Cécile et Caroline  faisaient du business avec les USA qui sont aujourd’hui redevenus un marché majeur pour les vins français, Bordeaux et Roussillon en tout cas, le côté sophistication française jouant ici à plein sur une clientèle aisée et éduquée. Cela fera en tout plus de 5  déplacement s aux USA cette année et il est prévu d’augmenter le rythme l’année prochaine. Est ce que le propriétaire de Haut Brion a eu l’idée de remercier Woody Allen pour avoir fait citer au moins 2 fois le nom du bon vin bu par les interprètes de son film « Melinda et Melinda », réalisé en 2004, et en plus Woody Allen imposait le style bistro français comme l’endroit le plus romantique pour tomber amoureux. En tout cas, le CIVB et autres devraient vraiment rechercher et remercier ceux qui citent déjà nos vins dans leurs films et ainsi susciter des vocations.

L’entreprise ayant cette année réalisé à priori un bon chiffre (autour de 13 millions d’euros), une partie va être consacrée à quelques augmentations de salaire (absentes depuis plus de 24 mois pour cause de baisse d’activité) et à l’embauche de 2 ou 3 personnes supplémentaires, ce qui va nous faire passer la barre des 30 employés permanents, et ce juste pour Ets Thunevin, négoce et vignobles. Cela et la synergie avec les Vignobles Fayat , Château de Carles, etc… devrait nous faire progresser malgré la probable baisse à venir , Bordeaux devenant de plus en plus cyclique (1 bonne année tous les 3 ans…)

 

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 09:28

Hier réception amicale de notre plus important client japonais et de son collaborateur par Léo, Caroline, Murielle et moi . Précédé par  un meeting pour mettre en place les axes de communication et les évènements à venir au Japon en Février et Avril 2007.

Début également de prise de position sur le millésime 2006 et dégustations d’une quinzaine de vins dont Malromé rouge et blanc (bon et original par ses 100 % semillon)  ainsi que le reste de notre gamme dont les fantastique rapport qualité prix Calandray 2004 et Peyfol 2003.

Le soir repas à la maison préparé par Murielle : soupe maison de pommes de terre et poireaux, jambon espagnol, tartines grillées et aillées frottées à la tomate fraîche, un très bon et goûteux gigot d’agneau avec de le purée de pomme de terre maison, tempura de pommes du jardin à la vanille de la Réunion (merci Claudine), et une tisane aux herbes du jardin.

Côté vins, à l’apéritif Blanc de Valandraud N° 1 2005 qui est encore en tiré-bouché après avoir été mis en bouteille en Août après un an d’élevage et qui s’est avéré remarquable hier, on le regoûtera plusieurs fois avant de l’étiqueter.

Ensuite, 4 bouteilles de 2000 : Fombrauge, d’un classicisme moderne imposé par ce terroir de Saint Christophe des Bardes  de notre ami Bernard Magrez, suivi par un Rochebelle  dans le style de Beauséjour Duffau Lagarosse, donc bu trop tôt, un Quinault L’Enclos  d’Alain Raynaud , tout simplement complet et délicieux, typé Pomerol de Graves et pour finir le très puissant et encore fermé Haut – Condissas de Jean Guyon qui obtint les meilleurs scores au Grand Jury Européen. Quand je vous disais que la vie de négociant est difficile…

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 09:26

J’ai peu de souvenirs de mon enfance, sur la photo j’avais 7 ans. L’institutrice, Mme Tournier avait a priori ses deux fils à l’école. On peut voir qu’en Algérie française, en 1958 dans les écoles publiques, sans costumes particuliers et dans des classes (déjà) importantes, l’ordre républicain faisait se côtoyer petits arabes et petits français dans la bonne humeur et c’est sans doute pour ça que la nostalgie de cette époque emplit tant le cœur des pieds-noirs, qui se souviennent des ces années heureuses malgré les évènements terribles dus à la guerre d’indépendance.

Mon père était le maire de petite ville près d’Oran et l’année suivante (1959) j’entrais comme pensionnaire à l’école privée catholique Sonis  à Sidi Bel Abbes, très célèbre en  Algérie, dirigée par les pères de Bétharam. Ecole renommée car la mieux « fréquentée » et à cause de l’ordre qui y régnait, sa cour d’honneur était le lieu où les mauvais élèves étaient en quelque sorte mis « au coin ».

En 1961, j’étais envoyé en France avec mon frère pour être mis à l’abri dans une école privée de Montpellier, l’OAS et le FLN en voulant à mon père d’être gaulliste, mais ça, c’est une autre histoire.

 

Retour à 2006, avec hier soir, dégustation des nos lots 2006 encore en macération, suivie d’une dégustation de Bourgogne.

Pour démarrer, un vin moyen dont déjà oublié le nom, et ensuite :

Rully 2004 Vieilles Vignes de Vincent Dubreuil-Janthial, délicieux, fruité, agréable à boire

Gevrey Chambertin  Clos Saint Jacques 1er cru 1997, Clos de la Roche 1994, et

Chambertin Clos de Beze 1993, tous 3 d’Armand Rousseau.

Les 2 premiers étaient vraiment très bons, suffisamment modernes pour nous plaire, même si bein sûr j’aime les vins plus concentrés, ceux ci étaient parfaits à boire avec une belle omelette aux cèpes.

 

Et Denis Durantou, propriétaire du célèbre Château Eglise Clinet à Pomerol, m’a fait passer des cartes géologiques de Pomerol pour voir où et sur quoi était situé mon dernier achat avec Clément Fayat : le Vieux Château Bourgneuf. Ayant fait faire des trous avec une pelle mécanique, j’avais déjà pris des photos et eu une bonne impression, aujourd’hui confirmée par ces cartes. Mais, de toute façon, pour moi, l’un des paramètres les plus importants pour bien juger un terroir viticole, c’est son alimentation en eau et cette année on a pu voir que ce terroir répond bien à ce millésime particulier, très sec jusqu’au 15 août et trop humide jusqu’aux vendanges que nous avons réalisées très tard sans aucun problème.

Les lots que nous goûtons sont de toute façon déjà très au delà de ce que nous pouvions espérer pour la 1ère année. On verra le comportement de tout ça en barrique neuve…

 

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 14:56

Sur cette photo de classe datant de 1958 en Algérie, qui saura reconnaître l'élève Jean Luc Thunevin ?

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 10:13

Vendredi 20, visite du Château Laroze, grand cru classé de Saint Emilion en compagnie de Guy Meslin qui m’a fait découvrir  sa propriété et ses vins de 10 à 12 h. Le terroir de Laroze permet de faire des vins fins et tout le travail a réaliser est ici de parfaire la pureté du fruit et sa concentration, par entre autre un drainage de toutes le vignes, une augmentation des densités de plantation, un  tri très « process industriel » des baies de raisin, pour ne conserver dans le grand vin  que les baies saines et cela se remarque en goûtant ses derniers millésimes. Pourquoi ai-je dis « process industriel » ? C’est que le travail est parfait quelles que soient les conditions d’urgence, de pénibilité, alors que dans les chais où l’on trie le raisin à la main, il arrive souvent que les procédés manuels montrent leurs limites, en particulier cette année. La preuve : Laroze a pu vendanger plus tard en acceptant un plus haut degré de pertes car son procédé, lui, marche parfaitement.

 Bravo à l’évolution  des techniques qui nous permet de nous rapprocher de ce que recherche nos clients aujourd’hui : finesse, élégance, mais avec beaucoup de fruit, de pureté, sans négliger une concentration minimum. C’est là d’équilibre qu’il s’agit, et c’est la voie plus dure. Maintenant, reste à le faire savoir et à organiser les ventes de ce genre de cru qui a choisi la voie du sérieux, ce qui peut paraître un peu utopique dans ce monde de strass. Les prix raisonnables,  l’aide du négoce bordelais pour diffuser un bon vin, et pourtant je sais que sa tâche ne sera pas facile. Peut-être que son 2006 (qui s’annonce très réussi) va attirer l’attention des medias, tant soit peu que ceux ci recherchent un vin un poil différent !

En soirée, avec les propriétaires, nous avons  regoûté les 2006 du Château de Carles et Haut Carles, avec Bruno Dosso et Guillaume Quéron. Grâce à toute l’ équipe réunie par le propriétaire pour aller jusqu’au bout du possible pour faire le meilleur vin à Bordeaux, sans compter, sans économiser, sans limites pour réaliser ici une « bombe », je me dis que Bordeaux n’est pas encore has been, puisque l’on peut rencontrer dans la même journée la démarche du Château Laroze, tout en retenue, et celle extravertie du Château de Carles.

En plus de l’équipe existante qui a déjà fait quand même de sacrés vins (il suffit de goûter Haut Carles 2001), le propriétaire arrive à faire travailler ensemble et vers le même objectif une équipe composée de philosophies tellement différentes (ou si proches), de belles personnalités  avec un tandem inédit de consultants que j’espère que nos clients, nos critiques oublieront qu’ils sont ici à Fronsac. Si ce vin n’obtient  pas les meilleurs scores de Bordeaux dans les medias, cela voudrait dire que même la plus folle énergie ne peut rien contre la force des idées reçues.

 Evolution, changement, est-ce encore possible à Bordeaux ?

 

 

 

 

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