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Jean Luc Thunevin

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  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 11:13

Après un stress au maximum et nos équipes de vendangeurs qui font des efforts pour activer le rythme de cueillette des raisins pour cette vendange que nous avons voulu tardive, le stress était au plus haut lundi et mardi à cause d’un climat humide et chaud, propice aux maladies. Et par chance, le climat a changé depuis hier, sec et froid la nuit, un peu de vent : ça vaut de l’or ce temps là car cela permet au raisin de ne pas être abimé par le botrytis (pourriture grise) et au contraire de concentrer les parfums et les goûts.


La prise de risque fait partie du jeu que j’ai choisi, considérant que je n’ai jamais ramassé un seul raisin en sur-maturité, mais plutôt en sous maturité.

Aucun des vins fait à Valandraud en 20 ans n’a ce caractère de mollesse décadent tant redouté à Bordeaux par beaucoup de propriétaires,  critiques, voire œnologues, alors que le vrai danger encore aujourd’hui, c’est le contraire… a moins de préférer les tanins rudes, raides, secs et les bonnes odeurs de feuille verte, de buis, considérées encore trop souvent comme de bon ton pour un Bordeaux classique, qui rappelle le bon vieux temps des millésimes froids.

J’aime boire nos 2007 aujourd’hui, sûr que c’est en attendant au maximum qu’il est sexy, agréable, en attendant mieux : le 2009 , bu hier avec des chinois, qui est l’année à battre pour le 2010, la montagne ets haute, le challenge n’en est que plus excitant.

 

Dégustation pour 24 autrichiens qui goûtent en semi-aveugle : 4 séries de 3 vins, charge à eux de dire où est le millésime 1998, 2000, 2003  dans ces 3  Virginie de Valandraud, où est le 1995 ,  1998 et 2000 parmi ces 3 Valandraud, dire ce qu’ils préfèrent  entre Pichon Lalande, Mission Haut Brion, Cheval Blanc, et si Virginie 2007  ets un bon challenger face à Carruades de Lafite 2007…. La différence de prix rend les comparaisons difficiles. En tout cas, j’ai trouvé très bon le Carruades 2007, dont, pour info, le prix en magasin à Saint Emilion est de 375  euro, et  Virginie de Valndraud est vendu à 38 euro !

 

Le blog de Terre de Lisse fonctionne bien. La preuve : je croyais que la phrase « Quand la Chine s’éveillera, le monde tremblera » était d’Alain Peyrefitte, eh bien non, ce serait de Napoléon Bonaparte.

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 10:08

J’ai lu et j’ai aimé

 

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et je ne me sens pas du tout victime.....et Panos Kakaviatos ne m’a rien demandé !

 

Robert Parker et la BD qui lui est consacrée font l’objet d’une page internet sur le site de la revue Decanter, rubrique signée Panos Kakaviatos qui est un grand fan et admirateur de Robert Parker, puisqu’il écrit régulièrement sur le forum de Mark Squire  (et qui était venu vérifier la tenue dans le temps des Valandraud !)

 

Juste une réflexion : je crois que Panos ne comprend pas l’humour des BD françaises, et qu’il a lu cette BD avec son regard « traditionnaliste ». Après tout, il écrit dans une revue anglaise 


Il s’agit d’une fiction, où tout ce qui arrive à Parker est en rêve, plutôt en cauchemar d’ailleurs, puisqu’à la fin nous en avons l’explication. J’ai trouvé cette BD plutôt amusante malgré le parti-pris  « anti-Parker »  des auteurs, si j’en crois les commentaires de l’ami Saverot.

Il y a bien sûr la théorie du complot (américain sur le goût mondialisé, cher à Jonathan Nossiter)… Putain, quel pouvoir ce Parker !

Il y a de l’humour, un peu de second degré, quelques histoire trouvées dans les poubelles, mais c’est la rançon de la gloire de Parker … et des chiens (Mondocano sex) !

 

J’y vois mes amis et moi-même caricaturés. Pat Parker y tiens un grand rôle, éminemment sympathique, tout est bien dessiné, après tout j’y vois encore, en ce qui me concerné, que Valandraud y tient une belle place parmi les 3  vins supposés plaire à Parker, en compagnie de Pavie et Le Pin. J’aime bien cette association.

Robert Parker, si vous me lisez, n’oubliez pas que la meilleure note attribuée à Valandraud est 95 points pour le 2005 et le 1995 J

 

J’espère que les gens citées dans cette BD vont la lire et prendre ça comme une « consécration » , car quand même,  faire l’objet de son vivant d’une BD, même à charge, moi je n’avais pas osé rêver de ça.

A propos, il y a pas mal d’erreurs, dont celle, terrible, de faire disparaitre Archi, l’un de mes amis , alors qu’il lui reste sans doute encore 40 ans à vivre grâce à tous ces bons vins bus.

Il aura peut être droit à un erratum dans la prochaine BD qui le ressuscitera.

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 14:45

C'est parti pour les  vendanges à fond :  une équipe à Margaux, une équipe à Pomerol, une équipe à Saint Emilion et peut-être à Génissac.

La sérénité des derniers jours fait place à la fébrilité.

La maturité que nous avons tant attendue est enfin à portée de sécateur. Nos choix seront - ou ne seront pas  -  validés  par les vins obtenus dans les mois à venir.

Sommes-nous, comme l’a dit un œnologue célèbre de Libourne, dans un style 1990 ?

Moderne, c’est sûr et hélas avec de petits rendements, ça c’est encore plus sûr !

 

Le blog Terre de Lisse est déjà accessible… Une première pour le blog collectif de Fleur Cardinale, Rol Valentin, Valandraud, Pressac et Faugères.

 

Dans le dernier Paris Match, quelques pages sur les nouveaux chais de Saint Emilion : Faugères, Villemaurine, ceux en construction à Cheval Blanc et plus tard celui de La Dominique, et une bien belle photo du chai de Cos d’Estournel à Saint Estèphe.

L’architecture au service de l’agro tourisme et de la communication : tout le monde n’a pas la chance d’avoir le « spot » de Château de Pressac, ou le garage de Valandraud. 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 10:58

Le merlot se porte bien en CABARDES.

 

Après avoir fait ses armes auprès de son ami Arnaud ESCOURROU ‘’ LA REGALONA ‘’

Eric SOULAT se lance seul dans l’aventure vigneronne.

Sans se priver des conseils d’Arnaud en vinification, il vient de faire son petit chai pour cette vendange 2010.

 

Nous sommes heureux de vous annoncer la naissance de TALUOS.

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 13:19

Je suis un peu provocateur mais quand même, c’est bizarre de penser que  lorsque Bordeaux vend ses 1ers crus et ses super-seconds et assimilés, soit moins de 20  vins  avec un prix professionnel 1ère tranche compris entre 120 et 500 euros pour le millésime 2009 et 3 ou 4 des icônes avec un prix entre 500 et 1000 euros, Bordeaux paraît cher à la diaspora des professionnels du vin mais lorsqu’il s’agit des 20 ou 30 (ou plus) grands Bourgogne vendus à des prix similaires, voire supérieurs, et là ....rien, pas un seul commentaire négatif.

 

Est-ce que la raison serait encore une fois la trop grande transparence  des prix de sortie à Bordeaux, le timing ? Le mode primeurs, les volumes ?

N’y a-t-il en Bourgogne que des crus plus petits que nos crus Rive Droite, l’autre rive possède, il est vrai de plus grandes propriétés, mais devraient elles pour autant limiter leur surface ?

 

Bons vins bus et vendanges 2010 chez nous.

 Vendredi à table avec des amis brésiliens : Fleur Cardinale 2004, Blanc de Valandraud 2006, Valandraud 2007, Hugo Calvet-Thunevin 2006, 3 Marie Calvet-Thunevin 2005, Maury 2007 Calvet-Thunevin et Fine Bordeaux de Valandraud (900 blles pour la 1ère mise)

 Samedi : Le Moulin 2002 Pomerol, Fleur Cardinale 2004, Pressac 2002 et 2008.

 

Les  vendanges démarreront à grande échelle demain. Cette attente des vendanges fait l’effet de ce calme avant la tempête, angoissant.

En effet, nous sommes déjà le 11 octobre et il y a  seulement 1 hectare ramassé à Pomerol au Clos du Beau Père, 2 hectares de jeunes vignes à Fronsac à Haut Mazeris, 3  hectares à Saint Emilion à Prieuré Lescours et 2  hectares à Lalande de Fronsac chez ma fille, au Domaine Virginie Thunevin.

Ça fait peu, sachant que cette semaine on devrait faire notre jeune vigne de Malbec à Saint Etienne de Lisse, et sans doute la moitié de nos merlots vieux à Clos Badon-Thunevin, les merlots de la plaine,  1 hectare à Lalande de Pomerol. Peut être une peu de Haut Mazeris, tout cela dépendra de l’évolution de nos raisins, de l’effet de la pluie de dimanche et des réflexions sur les avantages et les inconvénients à attendre encore, et ce n’est pas de la philosophie.

Fleur Cardinale n’a pas encore commencé, La Dominique a fini ses merlots, mais il reste encore partout ou presque les cabernets.

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 11:23

Après avoir co-écrit "In Vino Satanas" avec Denis Saverot, Benoit Simmat a écrit le scénario d’une B.D. éditée chez 12bis : « Robert Parker, les sept péchés capiteux », avec ce sous-titre « l’anti Guide Parker ».

La préface est écrite par … Denis Saverot, directeur de la rédaction de la Revue du Vin de France.

 

Bon, ça fait toujours quelques chose de voir sa tête (dessinée par Philippe Bercovici) et mon histoire, mon nom et celui de Valandraud dans une B.D. ! et comme le dit Denis Saverot, d’être dans la légende.

 

Les thèmes sont asez proches des thèses de Jonathan Nossiter (Film Mondovino où j’apparais aussi) ou celles d’Elin Mac Coy, et surtout de ces fantasmes sur la standardisation des vins et celle du goût. La Parkerisation, la Rollandisation… Après tout, on ne prête qu’aux riches.

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 13:51

Comment être vous-même explicite en sortant 2 lignes d’un article de son contexte ?

 J’ai, à l’inverse de vous, Laurent, un goût très similaire à celui de Robert Parker et pour autant je peux, dans la même phrase dire qu’il est tout aussi proche de celui de Michel Bettane , mais très différent du vôtre. Ce qui ne m’empêche pas de lire vos commentaires car votre vision du vin, même très différente de la mienne et de mes « gourous » m’est utile pour mieux faire mes métiers de propriétaire, négociant et consultant !

 

Télévisions :

Hier, toute la journée passée avec des télévisions. Le matin une télé japonaise dont le sujet principal était Léo Shinohara, Caroline et son aventure dans le vin avec son cru Clos Léo et sa cuvée Caroline faits en Côtes de Castillon et le potentiel millésime 2010 est vraiment très grand.

L’après midi a été passé avec une télévision suisse  pour voir les vendanges 2010  et parler du millésime 2009.

Nos vendangions quelques parcelles à Haut Mazeris, le cadre enchanteur de Fronsac permet de belles images et les raisins sont toujours aussi bons… à manger : un vrai régal de roi !

 

Ensuite, avec cette équipe, direction le château Angelus à Saint Emilion avec ma casquette de négociant-ami. Une troupe immense sous un chapiteau était en train d’érafler les grappes à la main, un travail titanesque qui m’a fait rajeunir et me rappeler nos débuts à Valandraud.

Des raisins encore retriés sur des tables vibrantes, à la mise en cave, un vrai caviar. Le top du top du raisin d’un grand terroir, ça va encore ici faire un immense vin, il est vrai  que Angélus est l’un des crus les plus réguliers dans la qualité depuis plus de 20 ans.

Dégustation du 2009 : j’ai bu tout mon verre, tant il est difficile de recracher un vin aussi bon. C’est Hubert de Bouard de Laforest qui recevait l’équipe de  télé, et là aussi des visites de chinois en même temps, preuve s’il en était besoin, de l’intérêt que la Chine porte à nos vins de Bordeaux.

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 08:20

En lisant la dernière rubrique de Jean Marc Quarin datée du 1er octobre 2010, il m’est venu d’écrire cette petite chronique, par analogie avec le sud.

Patrick et laurent sont un peu des provocateurs, réactionnaires peut être, taquins, capables d’écrire sur mon blog des commentaires dithyrambiques sur le style des vins de Gauby et ceux, moins appréciés (c’est un euphémisme) de Bizeul ou des nôtres, Thunevin-Calvet, dans le Roussillon. Même un commentaire écrit avec passion, talent, amour, sur les vins de Jérôme Bressy « Gourt de Mautens », que m’avait fait découvrir Hervé Bizeul, font ressortie l’avis de Patrick par rapport à celui de Laurent.

Vaste sujet de polémique, certains vins « d’auteur » suscitent pas mal de propos enflammés, surtout quand en plus, on a rencontré les gens qui font ces vins. Encore heureux que le goût unique si souvent annoncé ne soit pas encore imposé, certains médias sont pour le style Gauby, je ne peux le contester, je lis comme tout le monde la RVF ou certains médias, d’autres sont plus opposés (voir La Passion du Vin) et qu’après tout, il vaut mieux aujourd’hui attendre demain pour savoir qui d’un style ou d’un autre aura raison en étant toujours présent, et encore pourquoi faudrait-il être un vin qui dure, une propriété pérenne, y a-t-il une obligation d’être un monstre sacré du classement 1855 pour avoir le droit d’exister en France ?

Le principal, me semble-t-il,  c’est la viabilité économique qui rend les clients heureux, ainsi que le viticulteur et ses employés.

Quel que soit les styles de vins préférés par les uns ou les autres, même s’ils sont mes amis, je préfère et préfèrerai longtemps les vins opulents d’Hervé Bizeul ou ceux réalisés par Claude Gros chez nous, dans le Sud ou à Bordeaux. La preuve de mon goût pour ces vins : j’ai aujourd’hui  à Bordeaux, pour notre propriété de Pomerol, fait appel à Claude Gros qui nous aide à réaliser dans le Roussillon nos vins « Thunevin-Calvet », avec une recherche de fruit et de netteté aromatique, toujours dans le registre maturité sans complexe !

Avec Michel Rolland comme consultant, il y a longtemps que j’ai choisi mon camp.

 

Ce qui serait bien, c’est un vœu pieu d’Hervé Bizeul et de quelques uns de nos amis, c’est que quelques journalistes influents nous donnent un coup de main pour imposer au monde cette sublime région, avec l’obligation morale (je ne vise qu’un ou 2  médias connus) de parler des différents courants de pensée dans cette région et pas seulement de ceux qui sont sur le fruit froid.

Ce n’est pas parce que je, nous ne faisons pas de vin comme Gauby qu’il faut nous ignorer, encore moins faire des commentaires fielleux comme j’ai pu en lire ici ou là.

 

C’est vrai que je suis très concerné, mais enfin je ne vois pas en quoi et pourquoi le fait de vouloir faire dans le Sud des vins au goût du Sud serait plus anormal que de vouloir y faire des vins au style nordique ?

L’Espagne fait rêver pas mal d’amateurs, Châteauneuf du Pape obtient des éloges des plus grands médias et le Roussillon reste encore pour beaucoup  une terre à découvrir, et il ne faudrait aimer qu’un style de vin pour exister, et puis c’est tout.

Le site la passion du vin est pour le Roussillon, Languedoc et grand Sud Ouest avec ses formidables terroirs différents,  le seul vrai espace de diversité d’opinions et je n’ai pas oublié ce rêve de voir se réaliser cette grande dégustation à la façon « Grand Jury Européen » pour les vins du Sud. Je suis sûr que nous pourrions trouver les vins, les hommes et même les financements, tant la région et son CIVR et le label des vins du sud est motivé pour la défense de sa région, de ses vins et des gens qui les font.

(et une fois de plus, je vois que j’ai oublié de parler des vins doux, du Maury, Collioure, Banyuls, etc…)

 

 

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Ce texte a été écrit il y a quelques jours, avant certains commentaires de Patrick et Hervé. Qu’il est difficile d’avoir des amis si différents !

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 10:39

 6 octobre 2010 : début des vendanges chez nous à Pomerol, les parcelles situées à côté du chai du Clos du Beau Père (secteur René-Bellegrave) et aussi celle de la Patache.

L’après midi, déplacement de la troupe à Fronsac, à Haut Mazeris.

 

Jeudi 7 octobre, on commencera avec la même troupe de vendangeurs, sur la commune de Saint Sulpice de Faleyrens, à côté du chai de Prieuré Lescours, à ramasser les raisins des jeunes vignes.

 

Le reste sera fait en suivant, selon les caprices de la météo et l’évolution gustative de nos raisins qui ont pris leur temps.

Il est aussi prévu le passage d’une télévision japonaise et d’une télé suisse.

 

La semaine prochaine, ce sera le tour de Haut Carles et Fleur Cardinale ?

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 15:01

Visite hier avec nos amis Jacques et Jeanine de plusieurs propriétés, après le passage d’Izak Litwar  qui venait goûter avec un ami quelques uns de nos vins réalisés en 2008  et 2009.

 

Les visites :  d’abord  le château Troplong Mondot qui commençait juste ses vendanges, ambiance très amicale et les sourires des employés et des propriétaires qui parlent plus qu’un long discours. Raisins de toute beauté, la technique ici ne s’affiche pas et pourtant rien ne manque et en plus c’est beau.

Nous avons pu effectuer une visite guidée malgré les vendanges et ça c’est un privilège assez rare pour être souligné, et de plus nous avons été invités à partager le repas de vendanges avec Christine et Xavier et le personnel de la propriété. L’occasion de rencontrer des collègues négociants bordelais à table ( et elle est reconnue, cette table).

Troplong Mondot 2007 et 2004,  tous les  2 bus avec gourmandise. Cela fait partie des joies de ce métier : la possibilité de relations amicales et de partage autour d’une table.

 

Entre la visite et le repas à Troplong Mondot, nous avons eu le temps de faire une visite à l’Union des Producteurs de Saint Emilion que je n’avais pas encore vu en fonctionnement depuis les travaux d’agrandissement et de modernisation. On change de monde, bien sûr, 800 hectares sont vinifiés  à la coopérative de cette union de viticulteurs, qui est sans doute l’une des plus modernes de France ( ?)

Les raisins qui arrivaient dans les remorques étaient pour certains très propres et bien beaux, la capacité d’analyse et de séparation des lots impressionnante.

La technique au service de la qualité, tout le monde y gagne, y compris les caves particulières qui défendent la même appellation Saint Emilion.

Nous avons été reçus par le président en personne, qui était au boulot et qui nous a aperçus. Nous avons là aussi été  reçus comme des VIP, merci Monsieur Danglade et bravo à l’UDP de Saint Emilion qui va recevoir de plus en plus de petits propriétaires incapables financièrement  et physiquement de se mettre en conformité avec toutes les règles et obligations actuelles et à venir. A quand l’ajout d’un système à la carte style Winery américaine ?

 

L’après midi, passage à La Dominique, les odeurs des cuves en fermentation et la beauté des jus de remontage font déjà entrevoir le succès du millésime au château La Dominique.

Après,  les voisins de Pomerol avec Château La Conseillante. Que dire de plus que ce que tout le monde sait ?

Ici, calme et sérénité, outil de travail simple mais terroir de tout premier ordre, entre Pétrus et Cheval Blanc, difficile de faire mieux. Un nouveau chai sera  construit bientôt. En attendant, le 2009  est tout simplement merveilleux.

Visite rapide chez mes amis à Le Gay : tout le monde s’affaire, vinification intégrale, ça occupe. Encore pas mal de vignes pas récoltées et là aussi le sourire avec ce millésime de qualité.

A Rouget, le rapport qualité-prix le plus incroyable à Pomerol,  calme et sérénité. La dégustation du 2008  tout à fait conforme à ce que je pensais à la récolte de ce millésime au Château Rouget, ça promet pour 2009 et 2010 !

Un grand tour à Pomerol et le soir repas simple au restaurant avec une bonne bouteille de Patris 2007 Saint Emilion Grand Cru, tout à fait bon, réalisé par la famille Michel Querre.

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