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Vins de garage

Mercredi 11 mai 2005 3 11 /05 /2005 00:00

Sur le forum du site de Robert Parker (Mark Squire's Bulletin Board, www.erobertparker.com), j'ai lu une réflexion très intéressante de Jeffrey M. Davis, concernant l'évolution des Vins de Garage. J'aimerais vous faire part de ce texte :

"As someone who launched or co-launched many of the garage wines of the Right Bank including 1992 Valandraud, 1994 Lusseau, 1995 La Gomerie, 1997 Gracia, 2001 Lucia, etc., I am pained by the apparent disdain these wines now seem to engender, particularly among English critics. And I fear that their criticism is increasingly being emulated by many in the States.

Doing the malolactic in barrel is only one minute contribution that has been made by the serious "garagistes". Their first and foremost efforts have been in their vineyards where they were among the first to institute such practices as desuckering, debudding, deleafing, and green harvesting. They were also among the first to dramatically lower their crop levels!

Techniques - not technology - in the vineyards were followed by a change in mentality in the garagistes' cellars: serious sorting of the fruit - harvested into small plastic lugs so as to avoid bruising and premature oxidation - became the rule in all of the garagistes' wineries. Sorting before and after destemming did as well. Pre-fermentation, cold macerations, cap punching and fermentation in smaller, often oak, tanks was also first seen in the cellars of the garagistes.

Minimal handling of the wine, use of gravity flow whereever possible, and yes, malo in new barrels, "sur lies" aging and bottling unfined and/or unfiltered also first saw the light of day in many of the garagistes' cellars.

The garage wines may be expensive (compared to what?) but one can certainly and more persuasively argue that the cost to produce them is FAR higher than it is in many of the much larger properties where these practices are not or have only recently come into partial use.

Clearly, the post-911 period, the war in Irak, and the damned Euro have all taken a heavy toll on consumers' ability and/or willingness to spend a lot on ANY wine, let alone garage wines. But I think we can only commend the garagistes for their own work and for the fact that they have shaken the very foundations of Bordeaux, forcing all serious but often much larger-scale growers to vastly improve the quality of their own wines over the last five to ten years. All of Bordeaux - and by extension, Bordeaux lovers - have benefitted by and from the garage wine movement.

Unfortunately, there are many reactionary winery owners and critics who would be only so content to go back (to exactly WHEN is never clear) when with a lot less effort expended in the vineyards and in the cellars, many châteaux were able to sell their wines with relative ease, especially when they bore the magic words, "grand cru classé" on their labels.

Finally, one must doff one's cap to Gérard Perse and his unending efforts to produce the best wines his different "terroirs" will allow him to. It is true that he has emulated many of the garagiste's techniques, albeit on a larger scale (his yields remain as low or lower than most of the garagistes, however). He has also made a couple of garage wines himself: first, there was the now disappeared La Clusière, and second, there is now Bellevue-Mondotte.

So, let us not be swayed by those who would relegate the garagistes to some mode gone out of fashion.

Rather, let's all hope for a much weaker Euro!"

Jeffrey M. Davies

 

Par Jean-Luc Thunevin - Publié dans : Vins de garage
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Lundi 19 septembre 2005 1 19 /09 /2005 00:00

3ème jour des vendanges en rouge ce matin.

Le climat est idéal, très froid la nuit, beau et sec la journée, impossible de faire mieux. En effet, si à la place nous avions eu chaud et humide, c’était la catastrophe.

Comme d’habitude, c’est le temps qui décide et cette année, c’est très bien parti, en tout cas pour les terroirs précoces et les Merlot, mais tout le reste va en profiter.

Demain , c’est au tour de Guillaume Quéron d’attaquer les vendanges à Margaux (1 hectare de Merlot)

 

 

Les analyses du labo sont énormes, mais plus que tout le goût des raisins est absolument fantastique : sucré, suave, frais, confit, acidulé, long, plein. D’ailleurs c’est la première année où les vendangeurs en mangent autant (les gens négatifs, si, si, diraient que ce n’est pas avec des raisins bons à manger que l’on fait du bon vin, et bien sûr, ils ont tort).

 

 

Pomerol termine et la plaine de Saint Emilion se met à bourdonner : machines à vendanger dernier modèle très efficaces (oui) et troupes de vendangeurs joyeux. Le beau temps est là et pourvu que ça dure car les plateaux plus tardifs doivent encore attendre la semaine prochaine.

 

 

Ce week end à Saint Emilion, c’était la Jurade et la Nuit du Patrimoine mais surtout la coupe des Grands Crus, gagnée cette année par Château La Gomerie, de mes amis Bécot. Pour info, après Valandraud, Rol Valentin, Rochebelle, La Gomerie est bien la preuve que le mouvement des vins de garage n’a pas que du mauvais ? Dans le jury, que des Européens : Belges, Anglais, Français, représentants de l’INAO, du Syndicat, des cavistes (donc plutôt traditionalistes), et c’est paradoxal mais les garagistes présents (et reconnaissables) sont plutôt écartés au profit de vins plus consensuels.

Par Thunevin - Publié dans : Vins de garage
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Mardi 15 novembre 2005 2 15 /11 /2005 00:00

Pourquoi a-t-on peur du « loup  garage » ? (tel était le titre d’un article paru il y a déjà quelques années). J’ai eu envie de reparler de « garage » en lisant un article du Point du 3 novembre qui traitait de Google, né il y a 7 ans à peine dans un garage. Google à lui  seul vaut aujourd’hui plus que Ford et General Motors réunis, et bien sûr l’important est de chercher à savoir si il fait peur à cause de ses activités sur le « tout savoir » ou sur sa puissance financière. L’air de rien, c’est la même question que l’on peut se poser sur les vins de garage : est-ce leur méthodologie ou leur nouvelle puissance financière qui dérange ? Cela pourrait être un thème de recherche pour un étudiant devant réaliser une thèse originale.

De fait, je devrais employer l’imparfait, car, à mon avis, depuis 2001 l’effet « vins de garage » à Bordeaux en tout cas, ne fait plus peur ni même recette, si je puis dire et je vais expliquer ce qui justifie mes propos. Pour faire simple, les vins de garage ont bouleversé le système, ébranlé les certitudes et après des attaques en règle par les tenants des vins dit classiques, tout à changé dès que ces propriétaires ont plus ou moins utilisé les méthodes « garagistes ». Partant de là, rajeunissement du style classique entraînant l’élimination d’une partie  des atouts spécifiques « garage » (fruit, netteté, richesse, maturité) et en conséquence  élagage sérieux du petit monde garagiste, perte d’intérêt médiatique et surtout économique , ce qui est depuis 1855, il ne faut pas l’oublier, le seul critère compris à Bordeaux.

Mais ce qui est vrai aujourd’hui à Bordeaux n’empêche pas ce mouvement d’aller prospérer dans d’autres régions viticoles françaises, surtout Languedoc et Roussillon, et des pays comme l’Espagne, l’Australie, les USA, l’Argentine, le Chili, etc…

Malheureusement pour mon ego, les Bordeaux dits classiques auront du mal à reconnaître que les attaques des « vins de garage » les ont préparés à cette compétition  mondiale, et en tout cas moi, je suis sur que les grandes marques bordelaises sont aujourd’hui armées pour rester encore quelques temps des leaders stylistiques et économiques, et ce ne sera pas le moindre des paradoxes de cette petite fable.

Par Thunevin - Publié dans : Vins de garage
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