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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 17:15

Mardi 19, dès le matin, entretien et visite à Valandraud avec 2  collègues négociants bordelais et l’après midi, dès 15 h, au laboratoire Rolland, avec Rémi Dalmasso, notre maître de chai et Jean Philippe Fort, notre œnologue conseil du Laboratoire Rolland, préparation des assemblages de nos 3 cuvées principales de Saint Emilion : Virginie de Valandraud, Clos Badon Thunevin et bien sûr, Château Valandraud (y compris notre cuvée confidentielle Axelle). Chaque lot a été goûté avec attention, chaque tonnelier goûté pour faire le tri entre ceux qui favorisent nos vins en primeurs et ceux qui mettront en valeur nos vins en fin d’élevage. Oui, notre vin est présenté au mois de Mars-Avril au jugement des critiques et des acheteurs. A nous de faire au mieux concorder ce que nous avons aujourd’hui avec ce que nous allons livrer à nos clients en bouteilles dans 18 mois ! 

C’est la raison pour laquelle la dégustation primeurs est si pointue pour nous et nos juges ; en effet il faut savoir qi l’échantillon présenté aujourd’hui par nous sera vraiment proche de ce qui sera livré, et c’est d’ailleurs pour ça que les journalistes les plus notables goûtent jusqu’à 3 fois nos vins : en primeur, avant la mise en bouteille et après la mise en bouteille, voire souvent 2,5, 10 ans après. C’est comme ça que ça fonctionne : une marque, une propriété, ses dirigeants finissent pas être crédibles si les échantillons primeurs correspondent aux vins goûtés après aux USA, au Japon ou ailleurs !

Cette dégustation, chose rare car complexe et souvent un peu confidentielle, a été filmée par une équipe de télévision française qui sera dans le vignoble près de 50 jours (à 3 personnes) pour faire un film d’une durée de 2 heures qui sera diffusé sur le 3ème chaine de télévision française .

 

Dans l’après midi, le critique Jean Marc Quarin a commencé chez nous à goûter nos vins et quelques uns des vins réunis pour lui à sa demande, c’est déjà le 2ème critique reçu, après Antoine Gerbelle de la Revue du Vin de France.

Le soir, autre programme, j’avais le privilège de pouvoir remercier une équipe de journalistes japonais, rédacteur en chef, photographe, interprète et journalistes de la revue Winart, mais surtout Mr Tadayuki Yanagi qui, il y  a maintenant plus de 15  ans, avait écrit un article énorme, énorme de par les conséquences pour nous en terme de notoriété, dans la revue Brutus avec l’invention de « Cinderella Wine », il a contribué à faire de Valandraud un vin culte, encore aujourd’hui, au Japon.


Donc, repas pour 11 personnes préparé par Murielle, simple : omelette aux truffes, poulet fermier rôti, pommes de terre et cèpes, flan maison au caramel. 1 magnum de Bollinger, suivi à l’aveugle du 1er millésime fait avec Rémi : Valandraud 1998 et  La Fleur Pétrus 1998, Tadayaki a trouvé le 1er le millésime et a su décrire les différences de goût  des 2 vins. La Fleur Pétrus était superbe et a été préféré par 10 des 11 personnes présentes, sachant que l’accord avec le plat était parfait. Ensuite, un peu déroutant pour tous, j’ai servi 2 vins plus jeunes sur les poulets rôtis : Pétrus 2006 et Valandraud 2006, c’est rare mais je ne sais pas comment je me suis débrouillé, j’ai oublié où j’avais mis Valandraud et Pétrus et donc j’ai pensé que tout le monde préfèrerait Pétrus, y compris moi, et j’ai été surpris de voir qu’il s’agissait de Valandraud : la puissance et la jeunesse. Pétrus, plus discret, plus élégant, aurait été mieux servi avec l’omelette aux truffes. En tout cas, tout le monde s’est régalé, les verres finis jusqu’à la dernière goutte et les conversations et le son ont commencés à prendre de l’ampleur. L’ambiance faisait groupe d’adolescents en train de préparer leur soirée en boîte. Sûr, le vin est un formidable produit pour briser la « glace », Pétrus, ce grand vin apporte même un plus inimitable à chaque fois que j’en ouvre une bouteille, un souvenir inoubliable !

Après, Valandraud 2009 car j’avais reçu dans la soirée un texto d’un ami qui me disais que ce 2009 était mon meilleur ambassadeur !

Puis, sur le dessert, Yquem 2001 tout simplement, pareil tout le monde a trouvé ça réellement  bon et pour finir, après le café, un peu de Cachaça artisanale reçu lors de mon dernier voyage au Brési : Cachaça macérée avec des bananes, un "après dessert" liquide.

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Dégustation
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