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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 17:10

L’on reparle du ou des terroirs depuis quelques temps (Hervé Lalau) pour expliquer ou justifier les réussites ou les erreurs de l’année 2013, mais en oubliant que le climat fait partie du terroir : un orage de grêle, une averse de pluie, vous pouvez avoir une bon terroir, ça n’aura pas la capacité à enlever les effets dévastateurs des grêlons ou des abats de pluie quoique pour la pluie, l’argile c’est mieux que le sable, la pente et les vallons c’est mieux que la plaine, etc…


Dès le 1er avril, chacun pourra goûter ces 2013  et se faire une idée des réussites et des échecs des uns et des autres, ce serait trop con de dire du mal de quelqu’un que l’on a jamais rencontré !

Pour ce qui est du commerce, acheter, pas acheter, ça c’est un tout autre problème, vendre, ne pas vendre, déclasser, font également partie des réflexions sur l’économie de nos entreprises.

La propriété peut ne pas vendre en primeurs, mais rien n’empêche de vendre à la disponibilité des vins comme partout ailleurs.

La propriété peut mettre en vente son 1er vin ou 2ème vin a un prix attractif ou choisir de pas  être attractif si sa trésorerie le permet et si l’effet du prix « bradé » risque d’être mal perçu, paradoxalement,  par les clients ! et oui, un petit prix peut paraitre la preuve sonnante et trébuchante d’un échec !


Le négoce bordelais se doit d’être cohérent avec la propriété qui lui a fait gagner de l’argent et lui en fera gagner, c’est aussi à ça que l’on reconnait une grande marque, et pourquoi dans ce cas ne pas acheter ces 2013, si les relations avec la propriété sont bonnes, sérieuses, et je peux là aussi donner mon avis. L’achat, pour moi, en primeur des châteaux pour lesquels je joue un rôle de consultant me parait évident, naturel et le minimum. Car, si moi, je n’y crois pas, qui va y croire ?

Je suis sûr que les crus que j’achète en primeur et que j’aime bien sauront être en phase avec le marché même si  ce n’est pas le marché d’aujourd’hui, ce sera celui de demain ! Je me rappelle qu’il fut difficile d’acheter et de vendre le 2002, voire le 2008 et que j’ ai fait de très bonnes ventes et marges avec ces vins à peine 18 mois plus tard.


Donc, le négoce achètera, même si la revente sera, elle, plus délicate, plus difficile, sauf bien sûr si les prix sont attractifs et les vins réussis. J’ai pas dit « millésime du siècle », j’ai dit réussi !


Pour finir, s’il y a de super prix sur de belles marques, je parie que la Grande Distribution saura prendre des parts de marché pour alimenter ses foires aux vins en achetant en primeur !

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Published by Jean Luc Thunevin - dans C'est dans l'air...
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