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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 15:53

Tous les viticulteurs prient pour une météo favorable. Le weekend à venir du 28-29 septembre est celui de tous les dangers mais, pour autant, nous sommes prêts du but : les analyses réalisées lors de nos prélèvements ne sont pas si loin de la maturité, hélas manque  à ce jour - pour moi -   le goût du fruit, et là c’est une autre histoire ! Le stress permet à chacun, selon ses conseillers, d’utiliser des produits écolos susceptibles de retarder la pourriture, voire de cicatriser les plaies. Certains ont pour principales vertus un effet placebo… sur le viticulteur.

Nous avons commencé à ramasser les raisins blancs, 1er passage pour sans doute notre deuxième, voire 3ème vin, là aussi ont est prêt du but, manque le goût du bon raisin, on est pas loin du but.


Nos collaborateurs font le tour des vignes, s’informent auprès des consultants qui, eux, ont la charge de stress de tous leurs clients et tout le monde est prêt à enclencher le top départ, sachant que dans le même profil de vendange, l’effeuillage, la vendange  en vert, le travail du sol raisonné a permis bien des progrès et, tout ça en lisant ces temps-ci quelques textes polémiques sur les pesticides et autres produits décelables dans le vin, donnant lieu à quelques belles mises au point (merci Vincent, etc…)


Ailleurs, sur le site du Grand Jury Européen, un avis sur le goût des clients qui change,  ils aimeraient moins le sucre, plus la minéralité, l’acidité, en fait deviendraient plus cultivés, moins américanisés, mondialisés, en fait anti-Parker style ! Bon, je n’ai pas encore réalisé mon « coming out » , j’aime la sucrosité dans les vins rouges, même dans les grands noms, et pour les vins blancs secs, je les aime secs, mais issus de raisins mûrs, là aussi encore en retard par rapport à ce « journaliste » de la RVF et son goût pour les vins du Sud « al dente ». Le goût qui change, je ne le vois pas chez les critiques - sauf chez ceux dont c’est le fond de commerce -, ni surtout chez mes clients, professionnels ou particuliers.

Le bonheur dans tout ça, c’est qu’on en parle et tant pis si on a un mauvais millésime 2013, car il sera totalement dans le  goût nouveau pour les vins moins riches en sucrosité, alcool, maturité, si j’en crois cet article.

J’espère quant à moi, continuer à faire des vins riches, suaves et concentrés, mais je ne serais sans doute pas le seul.

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Dans les vignes
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