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Ces expatriés français que je rencontre à tous mes voyages me font relativiser mon histoire où ma démission de mon poste d’employé de banque au salaire confortable pour l’époque m’avait envoyé en habitat à loyer modéré à La Plante à Libourne et où la sécurité précédente du salaire laissait place à … rien (merci Murielle…)
A chaque voyage et cette fois encore, le Français « de service », sommelier, interprète, me rappelait ma propre histoire, sauf que je suis admiratif de ceux qui, en plus, quittent leur famille, racines, langue, pour s’imprégner de culture chinoise, japonaise… Trouvant la force de tout plaquer, de tout remettre à zéro, admettant de redescendre dans l’échelle sociale, le salaire, pour vivre leur rêve.
Cette attirance, cet amour qu’ils ont pour leur pays d’adoption ne les empêchent pas d’être toujours Français - expatrié.
Je suis à chaque fois, épaté et reconnaissant car ils font tout pour me faciliter la vie, mon travail, mes désirs, heureux qu'ils sont de
participer à mes challenges, de m’aider à convaincre, à vendre mes vins et ceux de mon entreprise, s’amusant souvent de mon peu de talent pour l’Anglais, le Japonais, le Chinois, et acceptant de
traduire mes coups de cœur, en adoucissant mes colères.
Vive cette France qui nous aide, faisant de cette diaspora une formidable chance pour notre pays, sa culture et son économie.
"Trouvant la force de tout plaquer, de tout remettre à zéro, admettant de redescendre dans l’échelle sociale, le salaire, pour vivre leur rêve."
Pour ma part, j'ai vecu une situation similaire, mais plutôt en tant que français "rapatrié" et non "expatrié"!
Evidemment, j'ai été quelque peu "forcé" de "tout plaquer", il y a 2 ans et demi lorsque des employeurs, davantage soucieux de leur présent que de mon futur, m'ont "poussé" de manière scandaleuse vers la porte de sortie. Mais je l'ai fait. Mes parents, eux aussi, ont "tout plaqué" bien avant moi, il y a presque 50 ans, lorsque nous avons quitté l'Algérie, bien malgré nous. Arrivée en métropole, ma mère qui était en 1961, la première femme Directrice d'une agence bancaire en Algérie, accepta, par la force des choses, "de redescendre dans l'échelle sociale" et seconda merveilleusement mon père lorsqu'ils achetèrent une propriété viticole près de Saint Emilion en 1962.
En pensant au chemin qu'elle avait parcouru, il y a 47 ans, j'ai moi aussi accepté, bien volontier, de redescendre de l'échelle sociale, de diviser mon salaire de base par 3 et de travailler pour vous en qualité de "Responsable Boutique" dans ce magasin que vous décidèrent d'ouvrir à St Emilion, ce soir de mars 2009, dans le but, entre autres, de me sortir du terrible mal être dans lequel je me trouvais.
Le "deal" passé ce soir-là entre 2 hommes, scellé par une solide poignée de mains, a fait que, 6 mois après, me voilà Directeur Général au sein de la SARL THUNEVIN !
En revanche, mon objectif de départ n'était pas de vivre un rêve ! Par contre, il est clair que c'est un rêve que je vis aujourd'hui. Et il n'est autre que la conséquence de ma rencontre avec vous et de ce "deal" passé entre 2 hommes dont le mot "honneur" signifie vraiment quelque chose. Aujourd'hui, je peux le dire haut et fort : "Les miracles existent et rien n'est réellement impossible, à condition de le vouloir vraiment !"
Ma mère, malheureusement décédée en 2003, serait fière de mon parcours, j'en suis sûr, comme elle l'était de mon ascencion professionnelle dans le milieu bancaire. Elle serait fière de cette totale remise en question, de ce (re)départ, dans cette nouvelle vie professionnelle, surtout à l'âge de 50 ans.
Elle serait également fière de cet esprit de pionnier, tel le vôtre, qui m'anime en permanance, de ces sentiments inconnus pour moi que sont le doute et la peur de l'échec.
Quant à mon rêve, mon vrai rêve de gosse, j'ai eu la "chance" de le vivre pendant ma rescente période d'inactivité. En effet, fan de football, comme souvent le sont les pieds-noirs, j'ai rencontré grâce encore une fois à mon opignatreté : le roi Pelé et le célèbre gardien de but anglais, champion du monde en 1966, Gordon Banks, avec lesquels j'ai passé plusieurs jours.
Finalement, quand j'y pense, ma mère, vous, moi, à des degrès divers naturellement, nous avons eu, d'une certaine manière, un parcours quelque peu similaire :
l'Algérie, la banque, l'arrêt, le changement total d'orientation et finalement la réussite au bout du long chemin.
Evidemment, je n'ai pas la prétention ridicule qui consisterait à comparer ma réussite à la vôtre. Et je me garderais bien de paraphraser notre maitre à tous, Michel Audiard, qui déclara, une fois que Jean Gabin lui-même lui remit la Légion d'Honneur : "Ce n'est pas un honneur qui m'est fait, c'est une injustice que l'on répare !"
Ainsi que l'écriraient nos amis anglo-saxons : "Take care and God bless you, mister Thunevin !"
Il existe pourtant sur internet des correcteurs orthographiques de bonne facture et à la portée de tout le monde, même des cadres.
L'image de marque des Ets Thunevin n'en sort pas grandie.
Ceci dit, c'est pas parcequ'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gu...
Mais le style ...
Le pire de tout c'est qu'on s'en fout et ... qu'est-ce que ça fait là.
Mais soyons indulgent, c'est le début de sa réussite.
D'ailleurs on se refait les meilleurs passages en ce début d'apéro.
Bien avec les olives mais accord moyen avec le Deutz.
En tout cas, promis à devenir "culte".
Bonne chance pour votre collaboration!