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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 13:24

Système bordelais pour organiser la distribution des vins d’une propriété, souvent utilisé comme arme fatale par un courtier talentueux et ambitieux pour se retrouver en position de monopole, et donc exclure ses collègues concurrents du « gâteau » de la commission de 2% attachée au statut de cette profession.

Souvent utilisé pour des crus à difficultés, à la distribution cahotique pour promettre dans un millésime facile (2009) une distribution régulière dans des millésimes à venir et c’est promis, qui seront porteurs 


Sur le papier, bon choix et bonne stratégie, sauf que l’on fâche tous les exclus, courtiers et négociants, et ça en fait des ennemis, des médisants, voire des malfaisants comme disait Audiard…  et qu’ à l’arrivée, le courtier  et ce tour de table en position monopolistique font baisser, année après année , les prix de vente de la propriété :" vous savez, c’est dur… La concurrence, etc…"

Et je n’ai pas souvent vu les marques qui  ont recours à ce système, avoir des notoriétés et des prix à la hausse (sauf quand elles veulent abandonner ce système)

 

Ceci est une généralité et il doit bien y avoir des exceptions, certains propriétaires altruistes sont capables de faire de meilleurs vins tous les ans, même en étant garantis de vendre, car c’est souvent aussi le problème de ces affaires soi-disant toutes faites, pourquoi se fatiguer à faire bien  n’est ce pas… Plus de risque: en fait le responsable de propriété qui met ce système en place, c’est pour ne pas prendre de risque, ce que je peux concevoir, si les actionnaires ou propriétaires sont d’accord…..

 

Rien à voir avec une distribution directe ou exclusive ou le propriétaire ou le négociant doit faire mieux tous les ans et, rien à voir avec une distribution où existe un carré de grosses maisons sérieuses et à côté une ribambelle de petites maisons qui font comme la mouche du coche, système qui a fait ses preuves depuis longtemps.

Peut être ai-je tort de contester les « tours de table », mais il me semble que l’un des plus grands professionnels de la place de Bordeaux pensait la même chose ….

Bien sûr, ces propos ne me concernent pas quand ma société fait elle aussi partie d’un tour de table. Moi, c’est pas pareil ?!

Il est vrai aussi que je suis rarement appelé à participer à un tour de table. Ayant du mal à promettre d’être acheteur d’un vin que je ne saurais pas vendre à la première crise venue.

Encore une fois, les promesses n’engagent que ceux que les croient…


Plus tard, je parlerai des exclusivités territoriales.

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Primeur
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commentaires

Stéphane 04/05/2010 10:05



Dans le mot courtier, n'y a t'il pas cours? Plutot que de participer aux méthodes que vous décrivez fort justement, les courtiers devraient contribuer à maintenir les cours du vrac dans certaines
appellations dont les vignerons souffrent énormément.... Mais il s'agit, certainement d'un autre monde, où le vin n'est pas un produit de luxe mais un moyen de faire vivre une exploitation et la
famille qui vit dessus!!!



beb 04/05/2010 09:48



bien d'accord avec toi mon cher JeanLuc....



Chibani 04/05/2010 01:45



Merci Mr Thunevin pour cet éclairage intéressant



serge 03/05/2010 22:00



courtier ça m'a l'air d'un beau métier; faut avoir fait des études??