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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 13:43

Il faudrait un livre pour pouvoir parler de Michel Rolland et des réactions qu’il suscite !

Un article paru dans le journal Sud Ouest m’est proposé sur mon blog par  2  lecteurs, et bien sûr j’avais déjà connaissance de cet article par plusieurs origines : la passion du vin avec des commentaires, pour certains sérieux, les autres bien entendu caricaturaux, comme peut en inspirer ce titre du journal Sud Ouest  «  Le vin du futur, façon Coca Cola, selon l’œnologue Michel Rolland » et signé par le journaliste ( ?) Denis Lherm.

 

Michel Rolland a fait comme moi d’ailleurs il y a 3 ou 4  ans, une espèce de cours magistral, questions-réponses face aux élèves de cette célèbre école qu’est l’INSEEC (école de commerce), le thème était quel vin boirons nous en 2050 ?

Ce colloque a duré plus de  2  heures et il est vrai que pendant 10 minutes Michel Rolland a  cité Coca Cola, d’où le titre du journal et les propos très caricaturaux prêtés à Michel Rolland, et comme d’habitude, les raccourcis des uns font l’anathème des autres.

 

Penser que Michel Rolland est un brin provocateur, c’est sûr, mais l’imaginer con, c’est affligeant.

 

C’est vrai qu’ici, souvent en France, le succès est une tare, suspect et c’est vrai que tous les clients de Rolland qui font appel à ses services sont des tarés ! Sans doute qu’aussi les critiques, les journalistes, les écrivains, les amateurs de vin qui aiment l’homme et son boulot, les vins réalisés par lui, son entreprise, son équipe sont des idiots dégénérés qui n’y connaissent rien.

C’est vrai qu’aussi, à l’aveugle, les vins Rolland sont bons…. c’est vulgaire.

Pour ma part, il m’est difficile de dire à l’aveugle si c’est un vin signé  Michel Rolland ou un vin fait sous les directives de directeurs techniques ou d’ œnologues compétents .

Il y  a d’autres œnologues ou consultants ici à Bordeaux - ou ailleurs dans le monde -  et tout ce qu’on pourrait leur reprocher, c’est de vouloir faire bon, sain, net, et vouloir que le vin réalisé plaise à son propriétaire et aux clients. Ce doit être inadmissible pour beaucoup, comme pour les peintres, il n’y aurait de talent que dans la misère et l’incompréhension.

Ce serait bien en tout cas d’avoir l’avis des élèves présents de jour-là. Quant à moi, je sais bien que Rolland peut être consultant pour faire faire des  millions de bouteilles de vins, style industriel et qu’aussi il puisse intervenir avec talent sur les cuvées les plus rares, les terroirs les plus beaux de Bordeaux, d’Italie, d’Argentine, des USA, etc…, tant il aime les défis et le moindre d’entre eux n’est-il pas de travailler pour des icônes, dont certaines lui doivent une partie de leur succès !

 

En attendant, voici des photos de nos vendanges 2010 pour les raisins blancs :

 

P1030518

 

P1030465.JPG

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Published by Jean Luc Thunevin - dans C'est dans l'air...
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commentaires

patrick essa 06/10/2010 15:52



Oui oui oui... je ne te ferai pas ici un résumé des ereurs de jugement qui ont été publiées par Michel Bettane car tout le monde est faillible et il est assez illusoire et
futile de pointer les faiblesses de jugement chez les autres. La note sur 100 renvoie aux évaluateurs anglo-saxons qui ont une dimension beaucoup plus importante que la sienne sur le
plan de l'influence commerciale en raison du plus grand nombre potentiel de lecteurs et d'acheteurs mais aussi car leur travail est plus lisible. il oublie qu'un gars comme Allen
Meadows - Burghound.com- passe six mois de l'année en Bourgogne en visitant toutes les propriétés qu'il évalue (et qu'il n'a jamais  à ma connaissance  mis un seul 100)...c'est un
travail d'investigation qu'il ne fait pas, même s'il vient de temps à autre. La vraie question qui se pose est de savoir comment il est possible d'évaluer de multiples régions sans les survoler
toutes, la réponse me semble lumineuse, si l'on veut être pertinent il faut restreindre son champ d'investigation.



laurentg 06/10/2010 12:32



Michel Bettane dans sa chronique parue dans le dernier numéro du magazine "3 étoiles" : "Cela nous évite de donner un peu trop vite 100/100 à des vins imbuvables !"


Explicite  (et je ne mets pas ici de facto les vins inspirés par Michel Rolland).


J'ai des exemples, en France et ailleurs.


 



laurentg 29/09/2010 16:34



Et oui, les Rieslings mosellans jeunes évoquant le citron vert, le "sprite".


Rien à voir avec la variétalité du sauvignon, a priori. Mais je n'ai peut-être pas compris le propos de Patrick Essa.



laurentg 27/09/2010 14:30



Patrick,


On va laisser le schweppes aux grands Rieslings d'Egon Müller.


 



marilyn widcoq charles 26/09/2010 23:07



Superbe pladoyer.