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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 20:36

Avec la pluie et le froid, vive le feu de cheminée, les journaux et les réunions de famille et le vin.

 

A table, nous avons bu un excellent Meursault Charmes 2005 Buisson Charles, niveau grand cru et plutôt dans le style d’un grand Puligny avec cette douceur et ces goûts de noisette, avec un bar de ligne et une réduction acidulée, c’était royal.

2 vins, un peu vieux pour le goût de Murielle, c’était un millésime difficile à Bordeaux : le 1997 qui a plutôt fait dans le genre végétal, en tout cas à Valandraud. Dans ces 2  vins, pas de végétal, peut être un peu trop usés, mais bons à boire – Monbousquet 1997 étant plus puissant que Quinault L’Enclos, plus fin.

Avec le froid les vins un peu vieux trouvent leur place à table, même si Bel Air Ouy 2008 tout en légèreté est bien sûr tout en fruit vanillé et plaira à ceux qui aiment les vins jeunes.

 

Et voici un commentaire, plus romantique, et écrit par Anthony à propos d’un de nos vins : Fayat-Thunevin 2007 Pomerol

"Quand  les conditions sont réunies.

 

Un événement important mais sans pression, nos 2 ans de vie commune, un samedi soir à la maison qui commence par un bon Sancerre, le fameux Mégalithe 2007 du Domaine de la Perrière, et nous passons à table ou plutôt à terre car ma chérie en avait décidé ainsi, un repas d’anniversaire le cul par terre. Le cul par terre, je l’ai eu, et plutôt deux fois qu’une ! Car pour accompagner le magret et surtout le plateau de fromage de notre ami Jean d’Alos, je décide d’ouvrir une bouteille de rouge. Je propose un Bolgheri, puis un Chateauneuf, et enfin un Pauillac. A chaque vin la réponse de ma compagne fut identique, NON. Après deux ans je ne suis pas sans savoir ses gouts, mais qui ne tente rien n’a rien ! Ne pouvant risquer le clash un soir pareil, je prends un peu par dépit le premier Pomerol qui me tombe sous la main, un Domaine Fayat-Thunevin 2007. Et le cul par terre je suis resté trois bonnes heures!

La journée ayant été bien arrosée, je décida de décanter la moitié de la bouteille uniquement, en pensant que cela nous aiderait à ne pas finir complètement saouls. Cette bonne intention a volé en éclat face à ce 2007, millésime que beaucoup ont décrié, pourtant magnifique quand des hommes ( une femme ?) de qualité en ont pris soin. Ne comptez pas sur moi pour vous le décrire avec des termes œnologiques et savants, mais en revanche je vais vous raconter la façon dont ce nectar a accompagné ma soirée.

 

Tout commence par une grossièreté, du genre « putain qu’est ce que c’est bon ! ». Le magret terminé, mes papilles furent assaillies par une étrange sensation, un accord parfait, un Comté affiné deux ans associé à du merlot parfaitement intégré et équilibré. Et le fruit mur ( la mure ? ) qui une fois les yeux fermés vous fait croire que de la confiture se trouve sur le fromage. Ensuite vint le Brie de Meaux, qui est un fromage que j’apprécie tout particulièrement mais dont l’accord avec ce vin me déçut un peu. Ce qui lui laissa le temps de s’ouvrir . A partir de là un petit jeu s’installa, vous savez celui qui consiste à savoir qui du vin ou du plat vous donne envie de continuer à manger alors même que vous êtes déjà rassasié depuis un bon bout de temps. Ce  soir les principaux acteurs de ce jeu furent un Fourme d’Ambert et un vin d’une longueur en bouche de plus en plus incroyable. Impossible d’arrêter de grignoter tant que le flacon ne sera pas terminé, et fort heureusement il le fut avant le fromage.

 

Est-ce que ce vin me donnera autant de plaisir et me procurera de telles sensations la prochaine fois, lors d’une dégustation ou d’un repas entourés de gens et personnalités que je n’aime pas ? Dans une ambiance feutrée en compagnie d’hommes et femmes au fort statut social qui ne comprendraient pas que je me gave de fromage et rappelle le serveur toutes les 10 minutes. Rien n’est moins sur ! Mais peu importe car j’associerai toujours le Domaine Fayat-Thunevin 2007 à cette soirée « anniversaire », quand bien même il m’arriverait de ne pas apprécier la prochaine bouteille, car prochaine il y aura, je vous l’assure cher Jean-Luc."

 

 

A lire aussi, sur PassionVin le commentaire sur la BD sur Parker (et sur moi)

 

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Dégustation
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