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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 13:19

Je suis un peu provocateur mais quand même, c’est bizarre de penser que  lorsque Bordeaux vend ses 1ers crus et ses super-seconds et assimilés, soit moins de 20  vins  avec un prix professionnel 1ère tranche compris entre 120 et 500 euros pour le millésime 2009 et 3 ou 4 des icônes avec un prix entre 500 et 1000 euros, Bordeaux paraît cher à la diaspora des professionnels du vin mais lorsqu’il s’agit des 20 ou 30 (ou plus) grands Bourgogne vendus à des prix similaires, voire supérieurs, et là ....rien, pas un seul commentaire négatif.

 

Est-ce que la raison serait encore une fois la trop grande transparence  des prix de sortie à Bordeaux, le timing ? Le mode primeurs, les volumes ?

N’y a-t-il en Bourgogne que des crus plus petits que nos crus Rive Droite, l’autre rive possède, il est vrai de plus grandes propriétés, mais devraient elles pour autant limiter leur surface ?

 

Bons vins bus et vendanges 2010 chez nous.

 Vendredi à table avec des amis brésiliens : Fleur Cardinale 2004, Blanc de Valandraud 2006, Valandraud 2007, Hugo Calvet-Thunevin 2006, 3 Marie Calvet-Thunevin 2005, Maury 2007 Calvet-Thunevin et Fine Bordeaux de Valandraud (900 blles pour la 1ère mise)

 Samedi : Le Moulin 2002 Pomerol, Fleur Cardinale 2004, Pressac 2002 et 2008.

 

Les  vendanges démarreront à grande échelle demain. Cette attente des vendanges fait l’effet de ce calme avant la tempête, angoissant.

En effet, nous sommes déjà le 11 octobre et il y a  seulement 1 hectare ramassé à Pomerol au Clos du Beau Père, 2 hectares de jeunes vignes à Fronsac à Haut Mazeris, 3  hectares à Saint Emilion à Prieuré Lescours et 2  hectares à Lalande de Fronsac chez ma fille, au Domaine Virginie Thunevin.

Ça fait peu, sachant que cette semaine on devrait faire notre jeune vigne de Malbec à Saint Etienne de Lisse, et sans doute la moitié de nos merlots vieux à Clos Badon-Thunevin, les merlots de la plaine,  1 hectare à Lalande de Pomerol. Peut être une peu de Haut Mazeris, tout cela dépendra de l’évolution de nos raisins, de l’effet de la pluie de dimanche et des réflexions sur les avantages et les inconvénients à attendre encore, et ce n’est pas de la philosophie.

Fleur Cardinale n’a pas encore commencé, La Dominique a fini ses merlots, mais il reste encore partout ou presque les cabernets.

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Dans les vignes
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commentaires

Jean Luc Thunevin 18/10/2010 09:57



Claude, c'est facile... En plus Saint Emilion, c'est beau ! juste un petit mot à nous envoyer pour savoir si on est là.



SALER Claude 16/10/2010 21:26



Quelle magnifique réusite jeau-luc et Mumu.J'éspére un jour vour revoir.amitiée sincére.Claude SALER



laurentg 12/10/2010 11:29



François,


Je donne aussi mes sous, en quantité très acceptable pour le coup quand on sait les délires bordelais, à des producteurs remarquables dans différentes régions de France.


Moins de 20 euros pour un superbe Sancerre de Cotat, minéral à souhait et qui vieillira formidablement bien.


Je pense aussi à Dauvissat, Foreau, Huet, Bossard, Charvin, Boxler, Bernhard, Boisson-Vadot, Arena, ...


Je peux monter un peu plus haut pour Rayas, Jamet ou Grillet, en restant dans des prix "raisonnables". 60 euros pour Rayas 2001, un vin magique !


Je supporte mal de lire des cartes de vins de restaurants alignant des prix démesurés, grotesques.



mauss 12/10/2010 09:49



Mathieu :


Dans vos questions, vous donnez les éléments des réponses. Intuitivement, l'amateur de Bourgogne sait que les volumes sont petits, pour ne pas dire minuscules. Il est donc prêt, consciemment ou
non, à payer plus.


Mais il est vrai aussi que le différentiel entre le prix de sortie d'un domaine et le prix que paie le client lambda chez son caviste est sensiblement plus élevé en Bourgogne qu'à Bordeaux. IL
faut donc, comme vous le faites, considérer deux acheteurs enBourgogne : celui qui a accès directement au producteur (et là, c'est effectivement attractif) et celui qui n'y a pas accès (et là, il
paie souvent bien plus cher).


A la décharge de Bordeaux, on peut dire aussi qu'on a plus de "chance" d'être déçu par un bourgogne que pour un bordeaux, tant le cépage pinot noir ne supporte pas le médiocre alors que les
assemblages bordelais "lissent" mieux les goûts.



Matthieu DIBON 11/10/2010 22:13



Laurentg,


Du point de vue de l'amateur, il est évident qu'un Chambertin de Rousseau ne vaut pas 100€ et qu'un Coche Dury à 40€ n'existe pas pour le commun des mortels n'ayant pas son allocation ... Un
peu comme si vous preniez comme base de valeur d'un Pétrus, le prix consenti en primeur à quelques particuliers : 1/3, 1/4 de la valeur réelle ? Ormis le cas singulier (au moins pour le moment
...) des 2009, le sujet de ce billet est tout à fait réel et concret : Pourquoi les Bordeaux ont ils aussi mauvaise presse alors qu'ils ne sont pas plus chers que leurs homologues
Bourguignons ? La rapide progression des prix ? La faible production Bourguignone ? Le mode de distribution ?