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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 16:33

Le site “Passion du Vin” a été très fréquenté grâce au sujet « Au cœur du Grand Jury Européen ». Les avis, tous les avis, même les plus engagés, sont utiles pour comprendre les intérêts et les limites des dégustations à l’aveugle.

Comme dans une auberge espagnole, on y trouve ce que l’on veut y trouver. Ce vin paraît être le meilleur aujourd’hui…et où sera-t-il demain ?

 

Souvent, à mon avis et selon celui de Michel Rolland, un bon vin aujourd’hui n’est pas forcément mauvais demain. Et même ! Qu’est-ce que cela peut faire si je l’ai bu quand il le fallait ?

Ce sont souvent ces indications dont ont besoin les acheteurs consommateurs : quand cette bouteille m’offrira le plus de plaisir, avant quelle date doit-on la boire ?

 

En clair, la date de péremption devrait aussi figurer sur la bouteille, comme sur tout ce qui se consomme. Combien de temps faut-il attendre pour que ce vin tienne ses promesses, et justifie (s’il le peut) son prix ?

 

Tout cela peut paraître dérisoire mais c’est oublier que tous ces commentaires sur tel ou tel vin feront de celui-ci la grande marge de demain.

L’exclusivité du classement 1855 est qu’il est justement daté de 1855, encore d’actualité pour certains et tellement obsolète pour d’autres. 
C'est conn : c’est grâce à ses qualités que Lynch Bages a surpassé son classement,  c’est sur ses qualités que La Violette retrouvera sa place à Pomerol qui, même sans classement possède ses « assimilés » classés.

 

Est-ce que Reignac, Haut Condissas et autre Haut Carles n’ont pas le droit de vouloir jouer dans la cour des Grands, s’ils s’en donnent les moyens ? Pourquoi pas ? Je ne vois pas de raison !

 

Quand je vais en Chine, je repense à l’envie de participer à la création d’un de ces grand vins chinois, capables de faire concurrence dans des dégustations à l’aveugle à ces grands vins de Califormie, qui ont aussi largement concurrencé nos grands Bordeaux.

 

A quand le jugement de Paris remplacé par le jugement de Hong-Kong ? Juste pour rappel, ce jugement de Paris (1976) avait donné l’idée au Grand Jury Européen d’organiser le même 30 ans après.

 

2 vins Américains sont arrivés 1er et  Valandraud 3ème devant tous les Grands Crus Classés 1855 (ou non) de Bordeaux et les Californiens.

Le millésime choisi (1995) était l’une des réussites de Château Valandraud.

Valandraud 95, toujours aussi bon, avait eu les bonnes notes de la RVF, version Bettane, Robert Parker et de beaucoup d’autres. Il n’empêche que Valandraud ne sera jamais 1er Cru 1855 et ne pourra jamais le prétendre.

Et alors ?

Cela n’a pas empêché Valandraud d’être dans le top 100 des grands vins du monde et d’avoir inspiré plus d’un propriétaire de par le monde.

 

Vive les dégustations à l’aveugle (Rien que pour ça !)

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Dégustation
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commentaires

Arnaud 29/10/2009 12:23


"Combien de temps faut-il attendre pour que ce vin tienne ses promesses, et justifie (s’il le peut) son prix ?".
Et la vrai question : qui doit se charger de faire vieillir le vin ?
La quasi-totalité des vins achetés en cavistes ou en distribution sont consommé le soir même, idem (of course) pour la restauration...
Et le consommateur urbain n'a pas de cave...
Or, les réseaux de distribution ne proposent en majorité que les vins de l'année. Les restaurateurs et les cavistes ne stockent plus pour des raisons de surfaces et d'immobilisation financière, les
grossistes non plus, les domaines non plus...
Comment résoudre ce dilemne : "il faut attendre le vin pour qu'il soit bon" vs "personne ne peut/veut le faire viellir" ??


laurentg 28/10/2009 16:51


Ce post il y a qq secondes : http://dat.erobertparker.com/bboard/showthread.php?t=212502

J'ai donné sur le site du GJE mon avis circonstancié sur plusieurs dégustations de Grands Chênes 2004, en dents de scie, pouvant parfois rivaliser avec les meilleurs mais pas à chaque voyage.

Quant à l'épreuve de Malartic sur les Bordeaux 2006, j'y ai constaté en harmonie avec la moyenne un Reignac 2006 classé 108è (moyenne des notes du coeur du grand jury, seules prises en compte dans
le tableau final compilé par Bernard Burtschy).
C'est peut-être le spectaculaire à tout prix dont il faut se méfier sachant que des crus moins prestigieux peuvent briller localement (le feront-ils dans le temps ? cseul le temps sera juge de
paix) et qu'il m'arrive bien souvent de tomber (à l'aveugle, toujours) sur des Grands Crus sans émotion particulière (Petrus 95, par ex ou Las Cases 2001, encore très récemment).