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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 14:01

A Shanghai, hôtel prés de l’aéroport, lieu un peu sinistre, Hôtel sans
charme , confort correct et à moins de 50 € à 5 minutes de notre avion qui
part tôt le matin, pas le choix si l’on veut éviter les embouteillages
"monstres’’ des grandes villes chinoises.
Le soir rien : vanné, ni repas, ni dégustation, repos et réveil à 6
heures, avec le décalage horaire il est l’heure de se coucher à Bordeaux,
23 heures ! Avion à 8h05 pour Yuncheng, ça en fait des nouvelles villes
inconnues pour moi jusqu’alors.
Arrivé à l’aéroport de Yuncheng, centre de la Chine, au bas de la
passerelle une délégation officielle m’attend, style rock star à la
descente , je reçois un bouquet de fleurs , poignées de mains, photos et
direction limousines pour changer.
Tout ce monde jusqu’au grand hotel Xinjin avec de grosses banderoles sur
la façade pour me souhaiter la bienvenue, et invité à mettre mes affaires
dans la suite présidentielle, chambre, salon, etc.. 200 m² ??

2011 0049

 

Visite, boutiques et repas de midi au Grand Hôtel , ce coup-ci 30 plats avec la
Cuvée Constance 2006 Thunevin-Calvet, un délice.

Après ce repas, une sieste et à 16 h, signature des bouteilles vendues. 3
heures à signer, signer, signer…. Des bouteilles de Constance, Virginie de
Valandraud, Clos du Beau Père, Fayat-Thunevin etc… Et ensuite, réception
pour 2 à 300 personnes pour boire 3 vins : Bad Girl, Bad Boy et 3 de
Valandraud 2004 avec un buffet, présentation des vins, des hommes
importants de la ville (administration, industriels). Les 1200 bouteilles
signées étaient déjà vendues et après toutes les photos, signatures pendant
encore une heure de quelques centaines de bouteilles, j’ai pas compté. Tout
le monde au boulot, les invités étaient contents et heureux de vivre, de
bien boire, une joie que l’on rencontre moins souvent chez nous, blasés ou
trop vieux. Ici, on est jeune et on a envie de travailler, de gagner de
l’argent et de le dépenser. L’économie qui gagne, ça transmet de l’énergie
à tout le monde, petits et grands. Retour à l’hôtel à 23 h, je vais rêver
de ces séances de dédicace à mettre au Guinness de mes records !

 

2011 0035

 

 

 

Le jeudi 17 novembre, froid et pluie et départ à 9 h 50 en avion pour
Sinan, en passant par Beijing : donc lever à 7 h 30, toujours à cause des
embouteillages. Il y a ici la preuve que la classe moyenne existe et peu
très rapidement aimer nos vins, ça ne parait pas être une mode pour mes
clients et les clients de mes clients, mais le vin comme un art de vivre,
porteur de plaisir, de culture franco-chinoise. Les prix de beaucoup de mes
vins étant dans la gamme haute des prix, le fait qu’ils soient déjà achetés
le prouve : il ne s’agit pas de Lafite, quand bien même ce Lafite nous aide
merveilleusement bien, l’approche du vin est plus rapide par le haut que
par le bas pour ce qui concerne ceux que je fais et que je conseille. La
preuve : le succès ici de Château Fleur Cardinale ou de Château de Carles,
voire de Château La Dominique.


Partis avec beaucoup d’optimisme, notre rendez-vous s’est avéré décevant
pour notre entreprise : nos vins sont trop chers d’après notre ami chinois,
pourtant propriétaire de chaînes d’hôtels et de magasins style
Printemps/Lafayette, la richesse immobilière du groupe est certaine, son
réseau pour vendre du vin sans doute pas encore là, et si j’en crois les
rayons remplis de gamme Castel, il ne faudra pas longtemps pour que nos
vins soient une belle alternative. Pour l’instant, le seul ratage, échec.


Levé le matin suivant à 8 h pour prendre le train de 10 h 10 pour Beijing.

2011 0047

 

Vendredi, le train toujours à l’heure, rapide et confortable, arrivée à
Beijing à 12 h – taxi – hôtel Jinglan (correct) et RV à 14 h avec un de nos
distributeurs qui finit de construire un immeuble de qualité en pierre de
taille française sur plusieurs niveaux, cuisine professionnelle, caveau
souterrain pour stocker les vins des clients riches VIP. Les 4 immeubles
en face en train de se terminer étant composés d’appartements de 600 m²
chacun !


RV avec l’associé partenaire qui doit faire partie des grosses fortunes
privées : avion privé, journal, capable de bâtir à Beijing un projet
immobilier sur 150 hectares. Une idée à la minute, le sens du détail et de
la qualité, il n’a du prendre beaucoup de vacances lui qui a commencé son
entreprise en 1989 !
Repas le soir dans un restaurant très confidentiel : nous étions 4 dans
une maison décorée à l’ancienne, cuisine bourgeoise et locale de qualité,
canard laqué, le premier mangé ce coup-ci durant notre périple. Bu un vin
blanc allemand Riesling, capsule à vis et un plutôt bon vin du Portugal
Pintas 2009 qui ne fait pas ressortir ses 14.5 degrés, concentré et vendu
assez cher. Le nom de l’oenologue est cité sur la contre-étiquette : Sandra
Tavares da Silva.


Samedi matin départ tôt (7h30) pour visiter à 100 km de Beijing un projet
de « château » : 30 hectares de vignes à planter sur 1000 hectares de
bonnes terres à blé et à maïs : difficile à comprendre, il s’agit plus de
club privé que de vinification, me semble-t-il… En tout cas, notre client
achète du Pomerol, c’est dans sa gamme l’un des très bon vin. Visite des
cultures sous serres et repas de midi dans un restaurant de campagne ,
cuisine spécialisée dans l’âne – je n’en ai pas mangé, ma fille n’aurait
pas apprécié que je mange de cet animal, et moi non plus d’ailleurs. Retour
à 17 h après un petit meeting, le froid est vif… Vive le retour !
Départ de l’hôtel à 10 h pour quelques heures d’avion et d’attente dans
les aéroports et arrivée dimanche soir 22 h à Saint Emilion et cela a fait
une grosse journée 21 h + 7 heures des décalage.


Le salon Air France de Beijing Capital 2E était tout simplement
affligeant, passe encore que la douane chinoise interdise toute revue en
français, mais qu’il n’y ait même pas de vrai café, pas de fruits ou
en-cas, limite restrictions d’après guerre, pas d’ordinateur … Les salons
des concurrents ne peuvent pas faire moins bien. Air France a encore du
boulot pour être concurrentiel.
Parmi les rencontres dans les aéroports, j’ai rencontré à l’attente de nos
bagages un cadre chinois du groupe Marini qui appartient à Fayat et qui
nous a proposé d’aller le voir dans son entreprise et de manger avec lui,
hélas c’était assez loin de nos rendez-vous. Egalement, rencontré dans
l’avion de Paris à Bordeaux, le responsable communication du Château
D’Yquem de retour du Japon et de Singapour. On peut comprendre notre
excédent commercial vin qui est l’une des rares pépites de la France à
l’export.

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Divers
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