Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 16:55

Diner et dégustation à l’invitation du propriétaire de Chateau Faugères, Silvio Denz, pour  14 de ses amis dont Franz Wermuth, Peter Sisseck, moi, etc…

Vieux, très vieux vins pour fêter ensemble l’inauguration du tout nouveau chai et ce millésime 2009, si prometteur.

 

Repas fait par le traiteur qui est également en charge des repas à La Dominique :

 

Amuse-bouches et huîtres (Papillon et N°4)

Champagne Dom Pérignon 1998

Champagne Dom Perignon 1996

***

Carpaccio « Loup de mer », caviar d’Aquitaine

Château Haut-Brion blanc 2000

Meursault « Goutte d’Or » (Morin) 1886

***

Tapas espanoles avec jamon de Pata Negra « Blazquez Admiracion », pimentos padron, petit foie gras

Rioja, Castello Ygay 1934

Rioja, Castello Ygay 1925

***

Petit cassoulet avec son oeuf poché et des truffes noires du Périgord

Château  Ausone 1920

Château Ausone 1947

***

Filet de bœuf « Robespierre », pommes allumettes, petits légumes aux truffes noires

Château Haut-Brion 1920

Pétrus (très vieux, âge inconnu)

***

Assortiment de fromages (brebis et autres)

Château Cos d’Estournel 1955

Château Cos d’Estournel 1928

Château Cos d’Estournel 1868

***

Des vins plus jeunes mais tout aussi rares

***

Petits desserts (dont crème brûlée)

Château d’Yquem 1928

Château Coutet, Barsac 1924

 

Petrus  n’était pas très vieux, puisque 1979, mais ayant été dirigé par le menu sur un vin très très vieux, notre cerveau n’a pas pu déceler le piège, si ce n’est d’être émerveillés par la jeunesse de ce Pétrus, et aucun de nous n’a pu retrouver ce millésime vieux de 1979 ! Moi, j’avais dit 1929 ou 1948, n’ayant goûté ni l’un ni l’autre et me demandant par quel miracle ce vin était resté si jeune.

Bon, c’est une mauvaise  blague, qui n’était pas intentionnelle, n’est ce pas Franz ?

Haut Brion blanc : bon, mais éteint par le Meursault : noisette brûlée, noix, xérès sec mais gras.

Ygay 1925 bof, 1934 volatile

Ausone 1920 : vieux, usé

Ausone 1947 : boisé, champignons, un peu vieux et devient bon avec l’œuf aux truffes

Haut Brion 1920  oxydé

Cos 1955 bizarre, joli vin mais bouchonné ?

Pétrus 79 d’une jeunesse incroyable. J’ai dit 48, mais pensé 84… incité à l’erreur par la proposition du menu

Cos 1928 vieux, maigre

Cos 1868 vieux, sec

Coutet 1924 acidulé et légèreté, très bon

Yquem 1928  hyper bon

 

Dans la série de vins jeunes mais tout aussi rares, il y a eu 2 séries à l’aveugle :

1ère série : Harlan, Pingus, Valandraud 1995. J’ai trouvé l’origine des 3 vins et leur style, j’ai même reconnu Valandraud que j’ai trouvé fort bon (ouf !). Mais je me suis trompé et ai rajeuni le millésime de 10 ans.

Sans doute la dégustation de ces très vieux vins rend encore plus jeune les jeunes vins goûtés après, je referai ce genre d’exercice à la maison…

2ème série : Cheval Blanc, Eglise Clinet, Léoville Las Cases 1995. J’ai aimé Cheval Blanc, tout en élégance. Après et en même temps, un Pavie 2000 que j’ai reconnu et qui était tout simplement grandiose même si pas typique bordelais, mais est-ce un problème ?

Pour finir, (re-ouf !)  Nardo Montepeloso 2007 (très doux, pur raisin, gras, fin) j’ai en stock des 2000 et même Eneo fait par Fabio Chiapelotto, invite lui aussi. Ce vin tout à fait bon et original, a clôturé cette belle dégustation de vins rares.



Il manquait l’ami François Audouze pour nous éclairer de son expérience des vins hors d’âge. En tout cas, ces vins étaient tous issus d’une bonne cave, mais pour moi, hormis le plaisir évident d’être invité à goûter ces antiquités, rares sont les vins vieux capables de rivaliser avec ces Petrus 1950, 1955, Ausone 1949, 1959, voire 1849, ces Cheval Blanc 1947 de mises différentes, et surtout cet extraordinaire magnum de Mouton Rothschild 1945 bu lors d’un repas organisé par Monsieur Hardy Rodenstock,  qui nous avait laissé « sur le cul » tant ce vin était bon (bu à l’aveugle – ces dégustations de grands vins restent dans ma mémoire comme exceptionnelles)



Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Luc Thunevin - dans Dégustation
commenter cet article

commentaires

Iommi-A. 21/01/2010 15:15


Ayant tout récemment goûté Ausone 47, je décrouve votre papier aujourd'hui seulement : je dois dire que celui que j'ai goûté m'a fait plus forte impression que le vôtre. Mais tout est
question de contexte, et on dit également qu'il n'y a pas de grand vin - seulement de grandes bouteilles (celle que j'ai croisée aurait pu jouer au basket !). J'en ai conçu un article, à
lire ici éventuellement : http://www.vindicateur.fr/article.php?id=954. Cordialement.


1ppy 17/11/2009 17:54


¡Vindiu! Des Pimientos de Padrón (ici) dans un tel menu! Qui de plus est,
entourés d'un Pata negra et d'un Foie gras! C'est un rêve!


laurentg 17/11/2009 17:24


Instructif ...

Très bon souvenir d'un Cos d'Estournel 1928, truffé en diable, bu en 2003 au restaurant "une auberge en Gascogne" (16/20).
Ainsi que de Lafleur-Pétrus 1955.
Et je ne suis pas amateur de vins anciens.

Un beau vin vital et sans prétention samedi soir dernier : Saumur Cave de l'Anjou viticole 1958 (16/20).


Hervé bizeul 17/11/2009 16:08


Finalement, Jean-Luc, si j'ai tout compris, il y avait 80 % de vins à mettre à l'évier... Le reste "tout en élégance". Super.

Finalement, être riche et vouloir épater la galerie ne suffit pas à devenir connaisseur ni à boire de bons vins, anciens ou pas.

Mieux aurait valu moins d'esbrouffe, moins d'étiquettes pompeuses et de millésimes trop vieux et plus de bons vins.

En résumé dans cette histoire, tout ce que je déteste dans le vin, à part l'amitié que j'espère sincère. J'espère qu'au moins il y avait de l'ambiance....

P.S. : je donnerai cher pour une bande audio des commentaires de chacun rentrant dans sa voiture après le repas...


Patrick Essa 17/11/2009 11:39


La Goutte d'Or à Meursault est probablement le cru de Bourgogne ayant la plus grande capacité de garde. C'est en tout cas le seul dont on puisse boire des bouteilles "fraîches" remontant au début
du 19° siècle.j'ai plusieurs fois été subjugué par ces merveilleux témoins du passé, si proche stylistiquement de ce qui se produit aujourd'hui lorsque les vins sont cueillis à vraie
maturité. A ce niveau il n'a vraiment pas d'équivalent.