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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 10:01

120 crus restent à sortir en primeur à ce jour : la preuve que c’est compliqué pour un gérant , propriétaire, d’établir un prix qui concilie le désir du client, du client de son client, le statut de la marque, la concurrence, sans compter l’ego et l’esprit  de compétition. Alors que 95 % des Bordeaux se vendent sans doute à moins de 5 euros consommateur, les crus les plus célèbres établissent leur prix sur des impressions, équilibre offre et demande, difficile à comprendre pour les non initiés. De plus, même les professionnels ont du mal à comprendre notre système bordelais, mélange d’industrie  très sérieuse, d’artisanat haute couture, et de joueurs de poker par essence un peu, souvent, menteurs.

Le prix de sortie, c’est le statut social hérité des classements de 1855, voire celui de 1955 ici à Saint Emilion, le client n’en a cure, mais pour le cru il s’agit d’une grande épreuve qui, tous les ans situe, resitue la valeur de la marque.

Une grande partie de la notoriété de Valandraud est due  aux prix de sortie qui, de  1991 à 2004 étaient supérieurs ou égaux aux 1ers crus classés de 1855 (sans grande note du Wine Spectator ou du Wine Advocate)

Depuis, Valandraud ne peut plus jouer dans la même cour au point de vue des tarifs, les premiers devenant de plus en plus des vins cultes, des icônes très peu contestées, incontestables pour les meilleurs. Le client est rarement consulté, mais au final c’est pourtant lui le juge de paix.

Je ne doute pas que pour le prix de Lafite Rothschild,  ce sera plus les  Chinois que la place de Bordeaux qui vont fixer le prix de sortie !

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Primeur
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