Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:40

Ou presque fini, les dégustations primeurs 2013, reste quelques clients, et des journalistes critiques prenant leur temps, non addicts aux scoops Facebook ou twitter !


Que dire que l’on ne vous ait pas déjà dit ? Le millésime 2013 a retrouvé un peu sa vraie place : millésime moyen à faible sauf chez les meilleurs où là, on frôle le bon, oui mais le marché à ce jour s’en fout complètement. Les vins seront vendus en primeur pour certaines belles marques,  et comme d’habitude tout le monde se plaindra… Les vendeurs (pas assez cher), les acheteurs (trop cher)… En fait il manque l’excitation d’un grand millésime, le frisson de la spéculation que personne n’aime mais qui fait rêver, les châteaux en Espagne,  n’est ce pas ?

La petite « exposition » de mes vins et de ceux de mes clients et amis a attiré pas mal de monde les 3 premiers jours mais peu Jeudi, c’est ainsi, on passe à autre chose, la sortie en primeur de Château Gazin, par exemple !

Chez nous, de beaux  commentaires sur nos réussites et surtout notre ambiance décontractée sauf bien sûr pour les grincheux et les exigeants, si si il y en a, peut être pour mériter un peu d’attention supplémentaire.

 

photo-6.jpg

 

 

Je dois avouer que pour Murielle, mes collaborateurs et moi, début à 9h du matin, non stop jusqu’à 18h, pour nous suivi  de repas jusqu’à 22 h 30 et levés à 6 h  durant 4 jours, c’est bien quand ça se termine. Surtout le 4ème jour.


Déjà de bonnes retombées, le Wine Enthusiast, le Wine Spectator, des blogueurs, Bernard Burtschy et même des ventes. Oui, 2013 a déjà des clients, pour nos blancs, pour Pontet Canet et bien sûr pour les vins en stock : nous avons plus d’un million de bouteilles disponibles à la vente. Nos stocks sont notre richesse !

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean Luc Thunevin - dans Primeur
commenter cet article

commentaires

mauss 05/04/2014 11:22


La désaffection qu'a connu Bordeaux pour cette campagne n'est pas seulement liée à l'image qualitative du millésime, mais aussi au fait que le but premier des primeurs n'est plus d'actualité.


Je veux dire par but premier, le fait d'espérer acquérir des vins deux ans à l'avance à un prix qui serait inférieur au prix de sortie. A tort ou à raison, les clients finaux n'ont plus du tout
l'impression qu'ils vont réaliser une plus value, au moins égale au coût de l'argent sur deux ans. Avec bien sûr l'exception de quelques crus dont la rareté et la réputation les mettent dans une
classe à part.


Si on comprend parfaitement les difficultés de trésorerie que peuvent avoir nombre de propriétés, le manque cruel de cote d'amour des amateurs pour Bordeaux, fatigués des hausses excessives de
ces dernières années, fait qu'ils ne se sentent aucune solidarité avec la propriété.


Il n'est que temps pour Bordeaux de rétablir un lien de respect avec cette clientèle, laquelle, avec les outils actuels de communication, trouve bien plus facilement ailleurs des vins qui peuvent
remplacer sans trop de problème les crus bordelais.


C'est cruel pour les domaines qui s'escriment à faire plus que bon, même dans ces millésimes difficiles, tant l'image négative donnée par les "grands" les touchent si injustement.


Une des clés de cette nécessaire évolution serait que le négoce arrête d'avoir peur de ne plus être allocataire lorsque reviendront les grandes années. Ne jamais oublier que l'argent n'a pas
d'odeur et donc que les châteaux devront toujours vendre sans se lier trop à quelques maisons.

Jürgen 04/04/2014 14:23


Très belle photo - on peut voir le chai historique dans le fond si je ne trompe pas J-L, non? :-)