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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 15:59

Tel est le titre qui m’est venu pour le billet d’aujourd’hui en lisant le livre ( je n’en suis qu’à la moitié) de Robert Camuto « Un Américain dans les vignes » édité chez Michel Lafon. L’auteur est venu faire une séance de signatures à la librairie de François et Isabelle de Ligneris  d’où Murielle m’a rapporté ce livre dédicacé.

Non pas que ce livre fasse l’apologie des bobos ou des tristes, mais parce que c’est ce que j’ai ressenti à mi-parcours de la lecture de ce livre, agréable à lire, écrit donc par Monsieur Robert Camuto qui vit en France depuis longtemps (et qui a pourtant un traducteur : Joseph Antoine ?)

Bobos, car il me semble que les portraits correspondent à ce courant de pensée daté années 1980-1990, que la sympathie évidente des personnages réels et l’empathie ressentie par Robert Camuto correspond à une projection réciproque  (je comprends mieux l’expression « l’envers du décor »), et tristes parce que  nostalgique d’une France avant la grande guerre, triste de ce temps passé, révolu, de gens un peu vieux -  50 ans ?  plus ?- que l’acte amoureux rend souvent dépressif ou est-ce le temps météorologiquement parlant qui est responsable de cette tristesse ressentie ?

 

J’ai fait un rapprochement avec le livre de Jacques Dupont (que j’ai également aimé) et même avec  Jacques Perrin (même si là je ne comprends pas tout !) qui a écrit sur le blog du Grand Jury Européen, cette réflexion :

« de quoi souffres tu mon ami ?

Je souffre de voir l’objet de ma passion se dégrader autant d’année en année, me répondit-il »

Belle méditation…

 

Comme s’il y avait lieu que de voir ce verre à moitié vide, comme s’il n’y avait qu’à se désespérer de l’espèce humaine, des vins ou des histoires d’amour ?!

Pierre Desprosges nous manque, c’est sûr, mais attention :  à ne plus se faire d’illusions, il me semble que ce serait vieillir à coup sûr.

 

 

Présentation trouvée sur internet : Un Américain dans les vignes

Lorsqu'il s'installe en France, Robert Camuto voit son goût pour le vin se muer en passion éclairée. Bourgogne, Corse, Alsace, Languedoc, Pyrénées, Sud-Ouest, Provence, Anjou, Saint-Émilion : l'Américain enquête, note, photographie et croque des portraits drôles, justes et étonnants d'une nouvelle génération de vignerons qui rejette la standardisation des saveurs, fait la part belle à la production biodynamique et témoigne d'un regain d'amour pour des variétés de raisin longtemps délaissées. Au fil de ses pérégrinations dans nos terroirs, Robert Camuto nous offre un savoureux tableau de la France et des Français : un très bel hommage à notre amour du bien-vivre. « Loin des grands domaines, ce journaliste américain passe son temps dans des vignobles confidentiels qui valent le détour. Épicurien vagabond, s'efforçant chaque fois davantage de se fondre dans le décor de campagnes profondes, Robert Camuto aime goûter à ce qui ne se fait plus. » Le Figaro


En tout cas, pas trop d’anti Parker à la Mondovino, même si ça titille l’auteur, même si les goûts de Parker ne sont à l’évidence pas sa « tasse de thé ».

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Divers
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