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Jean Luc Thunevin

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  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 14:47

François Audouze dit sur le site LPV que nous assistons, sur une poignée de vins les plus prestigieux, à une folie tarifaire qui déboule sur le monde , car il est très difficile de mesurer l’effet de la contagion sur le reste de la gamme, etc…

http://www.lapassionduvin.com/phorum/read.php?37,219279

 

 

Cher François, je ne crois pas que l’effet de la contagion porte sur le reste de la gamme et c’est heureux pour les consommateurs. En effet, la spéculation et la demande réelle se fait uniquement sur les stars bien établies et facile à mémoriser pour les nouveaux clients : 1ers crus 1855, vins cultes du monde, en tout peut être  100 marques (et encore).

Le désir pour les autres productions de vouloir participer à cette « folie » n’est qu’illusoire et même dangereux, mais bien sûr l’un de mes amis aujourd’hui m’avait dit que la grenouille veut souvent ressembler au bœuf et moi, j’y vois plutôt une formidable opportunité. Je m’explique : si il y a quelques années, certains crus comme Valandraud ont paru chers car après tout pas si supérieurs que ça par rapport aux 1ers crus, aujourd’hui, le ratio prix peuvent les rendre plus qu’attrayants. Ce qui est valable pour Valandraud l’est tout autant pour la plupart des crus « alternatifs » en attente d’un statut. Le Haut Carles ou le Haut Mazeris vendus au consommateur entre 20 et 30 euros deviennent pour le coup de sacrées affaires et la France regorge de ces crus de qualité bien moins chers.

Le dernier groupe d’acheteurs américains à qui j’ai fait goûter à l’aveugle Haut Mazeris 2003 lui ont accordé un prix de vente entre 50 et 100 dollars !

Le seul problème bien sûr, c’est que la bonne note de Parker, du Wine Spectator et autres Jancis Robinson facilite la vie des distributeurs. Mais est-ce là le problème ?

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commentaires

Jean Luc Thunevin 13/09/2007 10:18

Calme, François .

mauss 13/09/2007 09:30

Combien de fois faudra t'il expliquer, dire, redire, rabacher, enseigner, convaincre les amateurs de vins de deux choses :

a : ils ne sont pas les propriétaires. Eux ont le droit sinon dxe maximiser, au moins d'optimiser leurs revenus car, le jour où ils veulent acquérir une nouvelle terre, sont-ce les clients du domaine qui vont donner un coup de pouce financier pour payer l'addition ?

b : le prix restera toujours la rencontre d'une offre et d'une demande, avec des facteurs de viscosité plus ou moins forts, dûs à des éléments directs ou indirects, mais fondamentalement, il n'y a aucune raison à ce que le vin, produit comme un autre (sur le plan économique) subisse un traitement différent.

Qu'on me montre un site, un texte, où on discute ainsi le prix des choses : montres ? bagages ? Fringues ? Restaurants ?

Allons, allons : il serait temps de se calmer sur les discussions d'argent au sujet du vin. C'est un point d'énervement pour rien.

Et tous les zeus amateurs ont tous quelques adresses de beaux crus, tout aussi bons - je pense là au tout grand Haut-Mazéris 2003 dégusté récemment : à l'aveugle, mon bon Monsieur, on mettrait cela sans fausse honte dans la crème de la crème.

Baraou 12/09/2007 17:40

Le prix d'un produit reste celui que paye réellement un consommateur à son fournisseur et non le tarif affiché. Il est intéressant de constater que certains vins sont vendus moins chers qui le prix attendu (ou décidé) et d'autres (spéculatifs) bien plus chers que le prix recommandé. Encore une fois Nintendo devrait produire du vin pour nous apprendre comment fixer un prix et le faire respecter. Quant à l'artisan vigneron, ses bouteilles sont plus proches de l'oeuvre d'art que du produit industriel répondant à une logique marketing.