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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 09:03

Hier, l’un des plus grands négociants anglais nous a fait passer un message (nous avions eu le même du plus grand négociant suisse les autres années) où il dit en substance « j’achète encore des 2005 si vous en avez à m’offrir (dans les grandes marques, bien sûr) et pour les 2006 vous pouvez vous les garder sauf si ils ne sont vraiment pas chers. »

Même si ce commentaire peut changer  d’ici les notes Parker, le marché n’est hélas pas souvent sensible à ce genre de déclaration.

Bordeaux réagit seulement à l’offre et à la demande , si quelques châteaux dévoilent leur prix et ratent leur diffusion, le reste de la troupe retrouvera me semble-t-il le bon prix pour ses crus, tant soit peu qu’ils aient envie de vendre !!!

Quant aux marques fortes, là c’est un autre problème : tout le monde sait que pour un négociant, ne pas acheter une année le fait sortir de la distribution de ce cru pour au moins 10 ans !

Donc, comme d’habitude, il s’agit d’un rapport de force, rien de romantique dans tout cela, c’est ainsi. Mais quelques châteaux ont su, depuis longtemps, garder leur sang-froid et vendre à bon prix. La preuve, les stocks à Bordeaux sont au plus bas. La peur n’évite pas le danger mais nous ne saurons comment se passera cette campagne que d’ici 15 jours.

Pour ma part, je n’ai à aujourd’hui aucune idée du prix à demander pour aucun des crus dont je suis le responsable (sauf peut être La Dominique), j’espère seulement ne pas faire le mauvais choix du prix de rupture.

En attendant, les notes du Grand Jury Européen sont sur le site de Parker !

 

 

Ce matin, nous partons à Paris pour le Salon Revue du Vin de France.

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Published by Thunevin - dans Primeur
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commentaires

Baraou 27/04/2007 19:48

Belle analyse, pleine de recul.

mauss 27/04/2007 19:35

Le rapport complet est dispo sur le site du GJE et on peut le télécharger en format pdf une fois inscrit (c'est gratuit) :

www.grandjuryeuropeen.com

L'anglais sera dispo ce WE

Bon travail à Paris !

Les grands vins dans le temple de l'argent : quel beau mariage ! on en pleure d'émotions !

Jean-Noel HERVE 27/04/2007 14:21

Les distributeurs et particulièrement anglais sont nostalgiques du temps où ils fixaient le prix des vins qu'ils achetaient.Aujourd'hui la viticulture produit à grands frais des millésimes exceptionnels et engage ce faisant des coûts de revient très importants.Que vaut il mieux pour les amateurs: l'effondrement des prix et donc l'annulation des moyens financiers de produire très bon pour les viticulteurs, ou bien accepter une élévation (raisonnable) des cours et disposer d'une qualité toujours croissante ?