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16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 09:43

Je suis né le vendredi 13 avril 1951 à Mascara, en Algérie (alors française). Je n’y suis pas retourné depuis l’Indépendance, et j’attends une époque sereine qui n’a pas l’air de vouloir arriver dans ce pays  dont je me rappelle à vrai dire peu de choses. En tout cas, ce vendredi, pas trop de temps  à consacrer à la « nostalgie » : journée de travail et le soir une belle réception organisée  pour 2 représentants de la belle boutique Sherry Lehman à New York par un de mes collègues négociant bordelais, qui m’a fait l’honneur de m’y inviter en compagnie de 3 représentants de grands crus bordelais.

J’ai pu regoûter Petit Cheval et surtout Cheval Blanc 2006, que je trouve très très réussi cette année.

N’étant pas un grand professionnel de l’art divinatoire, j’ai néanmoins  retenu ce commentaire de Michel Rolland sur mon vin, goûté jeune en primeur (1992), je cite (de mémoire) : « pourquoi veux-tu que ce qui est bon aujourd’hui soit mauvais demain et comment peux-tu croire qu’un vin que tu trouves mauvais aujourd’hui sera bon demain ? Ces arguments sont d’un autre temps. ». La conversation a bien sûr dû développer cet avis : cela concernait mon vin millésime 1992, qui je le rappelle, était un piètre millésime et où Valandraud sortait du lot.

Tout ça pour dire qu’à mon humble avis, Cheval Blanc 2006, que je trouve si bon aujourd’hui, n’a aucune raison de ne pas me plaire dans 10 ou 20 ans. La force de ce cru c’est cette douceur tactile, ce soyeux rarement égalé. Ce genre de terroir (comme d’ailleurs La Dominique dont je suis aujourd’hui le gérant) n’a pas l’habitude de faire de vins rustiques, c’est ici quasiment impossible !

Je poursuivrais en disant que l’avantage de Saint Emilion et de Bordeaux, c’est d’offrir toute une palette de vins qui, contrairement aux idiots et imbéciles qui l’affirment encore et malgré « les oenologues et la mondialisation », offrent tant de vins différents, et où chacun peut trouver son compte. Et que ce n’est pas parce que j’aime Cheval Blanc que ne dois pas aimer La Conseillante, Pavie ou même un « petit » Bordeaux.

Bon, en tout cas, il me semble que depuis le 2004 , Cheval Blanc, tout en gardant  son élégance, a gagné en profondeur, et ce n’est pas moi (amateur de grands vins puissants et élégants) qui vais regretter le plaisir immédiat qu’il y a à goûter des vins jeunes . Le 2006 me rappelle le plaisir que j’avais eu  en 1991 à aller régulièrement goûter Cheval Blanc 1990 qui était un pur délice en barrique ....et qui l’est toujours (je pense que j’ai bu plus d’une barrique J)

Dimanche matin, je suis parti pour Osaka et Tokyo, retour jeudi matin.

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Published by Thunevin - dans C'est dans l'air...
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commentaires

Mlle CHATEIL Florence 30/04/2007 10:21

Bonjour ,
C'est marrant, mon Papa aussi est né un vendredi 13 avril ...1956...
Je lis vos impressions du jour toujours avec fascination, vous nous donnez envie de voyager avec vous....
c'est fascinant de découvrir le vin de cette façon...
Nous avons Château Cheval blanc de 1974, ( année de naissance de mon marie ) nous n'osons pas l'ouvrir.... ça reste un plaisir des yeux....
bien à vous,
F.C
 

Baraou 18/04/2007 11:16

Je parlais de celle de Haut-Carles évidemment.

Baraou 17/04/2007 16:27

Belle étiquette.

Lucien vincent 16/04/2007 11:17

Joyeux annivaire JLT (avec un peu de retard...)
Et vive les sols de graves en 2006...
Bien à vous
VL