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Jean Luc Thunevin

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  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 14:16

C'est à mon tour de  trouver ça  formidable quand certains crus inconnus se vantent d’avoir battu en dégustation mon Château Valandraud. Moi aussi, j’ai eu tendance à dire que mon vin était meilleur que des crus qui me faisaient rêver. D’une certains manière, c’est reconnaître ainsi le positionnement d’un cru que de vouloir se comparer à lui. Hélas, aujourd’hui encore aucun 1er cru bordelais n’a l’idée de se comparer à Valandraud !

Notre société, si prompte à brûler ses idoles, a pour le vin plus de constance, et est globalement très conservatrice.

Pour plagier Martin Luther King « J’ai fait un rêve…. Pour mon vin », oui mais voilà, ce n’est qu’un rêve, même si je suis heureux que Valandraud soit cité dans les livres parmi les meilleurs vins du monde. Parker ou Bettane et Desseauve ont encore du pain sur la planche.

Ici même à Saint Emilion, c’est incroyable nombre de fois ou Pétrus a été goûté à l’aveugle pour être au résultat évidemment moins bons que ses challengers.

Quant à moi, je suis plutôt modeste et quand je compare à l’aveugle Valandraud, c’est avec un minimum de 4 crus reconnus (l’idéal serait une dizaine) avec pour souhait  d’être seulement dans les meilleurs.

C’est ainsi par exemple que je suis heureux d’être dans les 5 premiers sur le tableau des résultats du Grand Jury Européen, résultats basés sur 5 millésimes ( 1998 à 2002) . Si l’on y ajoutait le millésime 1995, il ne fait aucun doute que je serai même 1er ou 2ème !

Conclusion : si l’on est pas classé 1er 1855, il faut se battre tous les jours, se  justifier et prouver par le travail que l’on est bien à  sa place avec les autres grands crus et être heureux d’avoir la  chance  de côtoyer des icônes.

 

 

Sur le site « degustateurs.com », Patrick Essa me fait le plaisir d’écrire tout ce qui suit. Merci à lui de tout cœur, et bonne lecture !

Château Valandraud : Sang et Or...

 

Je regroupe dans cet article mes notes de dégustation récentes sur le Château Valandraud ( qui a perdu sa particule depuis l'année dernière ). En les publiant de manière agrégative, je souhaite saluer ici le patient travail de mon exact contraire bordelais... A peu près tout nous oppose dans les faits et pourtant tout nous relie sur le plan humain ! Je vous souhaite de pouvoir taster les crus de ce vignoble merveilleux -où il m'est récemment arrivé de m'égarer- car en dépit des très nombreuses critiques émises à son endroit, il représente sans doute ce qui se fait de plus raffiné dans les contrées "Emilionnaises". Bien entendu son accessibilité le destine à une clientèle fortunée ou pour le moins "passionnée" mais je pense vraiment qu'il représente une idée simple de ce qu'il est permis de faire en matière de culture, d'élevage et de vinification lorsque le seul mot d'ordre est "no limit" !

 

Blanc de Valandraud  2004 : Un vin riche et mûr qui doit sa fraîcheur à des FML non réalisées et à la bonne tension des raisins de sémillon et de sauvignon blanc. Notes de sureau et de bourgeon de cassis mêlées à des notes plus exotiques qui évoquent la pureté cristalline des crus de Dagueneau et bouche svelte et enveloppante qui se termine sur de fines notes de verveine. Très bon. 88

 

Blanc de Valandraud 2005 : Le vin n'a pas été filtré et la robe brillante est très légèrement halée. Nez fin, distingué et retenu sur des notes de fleurs de vignes et de tilleul, intense. Bouche d'impression sèche, très racée avec une jolie matière fondue et u grain très subtil de vin "nordiste". L'équilibre est parfait et le vin se termine longuement sur de beaux arômes de truffe blanche et de menthe sauvage. Très beau vin. 90

 

Château Valandraud 2005 : Jean-luc et Murielle Thunevin sont en quête du Graal. Entendez par là que rien - absolument rien - n'est trop beau pour générer sur les terres de Saint Emilion qu'ils possèdent  le plus grand vin qui soit. Le souci du détail est ici érigé à un niveau tel que cela en devient quasiment une obsession et il est assez "vibrant" de constater à quel point ces deux là sont en synergie pour imaginer le cru miraculeux qu'ils portent en eux et qu'ils essaient d'accoucher chaque année. 2005 est le fruit d'un labeur acharné, d'une précision dans les vignes et au chai qui n'a d'égale que leur conception même de ce que doit être LE grand vin. Dans ces conditions et alors que la qualité naturelle ultime de l'année leur a donné une matière potentielle sublime, il était évident que ce 2005 était fait pour marquer les esprits. Dégusté sur un assemblage de fûts dans les chais de Bel Air Oüy le vin se montre d'une noirceur diabolique, mais il n'est absolument pas écoeurant ou lourd, non il cherche son équilibre autour de tanins saillants qui sont ceux de la fin de première année d'élevage, lorsqu'ils sont en phase  de pic et qu'ils confèrent au cru une nature "anguleuse". J'ai été séduit pas les notes de mûres et de raisins croquants qui tapissent le palais et par une qualité de boisage parfaite. Matière ultra-serrée mais fraîche et longueur magistrale qui ne le cède  pas même à Ausone...Une pépite ! 93-98:

 

 

 

Château Valandraud 2004 : Le cru n'avait pas été évalué par Parker et d'aucuns signifiaient qu'il pouvait être de "petit niveau" car toujours pas mis en marché et en revanche... encore en fûts. Combien tout se beau monde se trompait et combien Valandraud 2004 sera une réussite majeure en respectant son rythme interne. Dîtes moi  quel cru aujourd'hui peut se targuer d'accpeter trois hivers dans ses charges fixes ? Lorgnez du côté des lalala's car ce Valandraud là a la carrure de la Turque. Osmose d'un caractère fougueux et brut avec une texture souple et harmonieuse patinée par un élevage attentif et réfléchi. Robe noire et opaque, nez ferrugineux qui exhale des notes fruitées de "malaga" combinées à des effluves vanillées, bouche droite et racée, impeccablement sculptée et d'une fraîcheur réglissée confondante. Longueur magistrale. Grand vin. 92-97

 

Château Valandraud 2001 :On sent que la fougue de la jeunesse "valandrienne" commence à s'assagir et que le cru trouve sa juste place aromatique sous l'opacité du verre qui l'enserre. Un vin puissant, tannique à la pureté formelle parfaite. Fruité sous jacent retenu qui s'exprime sur le sureau et la prune confite et trame serrée qui possède fraîcheur et allonge. Un vin à boire demain ou à attendre. 92-94

 

Château Valandraud 2000 : Le vin est avant tout d'une très grande franchise. Boisé encore présent mais de très belle qualité, qui ne masque pas de beaux effluves de caroube et de fruits noirs. Bouche svelte, parfaitement mûre, bâtie sur des tanins fins. La matière est soyeuse et encveloppante et le vin possède une très belle race de terroir "émilionais". Sans doute pas le plus abouti des Valandraud mais une valeur sûre quand même. 93

 

Château Valandraud 1999 : Plus fruité que son cadet il se livre de manière souple sur une trame svelte et une finale aérienne du meilleur effet. Un vin sans histoire qui se doit d'être bu aujourd'hui car il semble à son apogée. J'aime le caractère fluide de ses millésimes "intermédiaires" et leur parfaite digestibilité.Une gourmandise. 90

 

Château Valandraud 1995: Nous l'avons dégusté à table derrière un excellent Pontet-Canet 2003 et il m'a vraiment emballé. Un vin très pur qui s'exprime sur un fruité frais très engageant et qui aujourd'hui a fondu tout son potentiel tannique pour révéler une forme complexe parfaitement élancée. De subtils effluves réglissés dominent une bouche suave et sphérique qui décline à merveille une palette d'arômes allant du poivre blanc au réséda en pasant par la pivoine et la mûre.Un très grand moment de table pour un vin bien né que certains auraient voulu voir s'effondrer ! La grande classe...97

 

 

 

 

 

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