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Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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7 juin 2005 2 07 /06 /juin /2005 23:00

La campagne primeur se termine aujourd'hui ou demain.

La grande majorité des châteaux n'ont pu vendre tout leur vin. Seules 20 à 30 marques ont très bien fonctionné. La raison est simple : ces châteaux ont réussi à réunir les 3 éléments d'une campagne primeur réussie :

  • Une grande notoriété ;
  • Une bonne note chez Parker ;
  • Un bon prix.

Si un seul de ces éléments manque, la marque bordelaise se vendra moins bien, voir mal. Même si les paramètres habituels sont difficiles à comprendre, le marché cette année est intransigeant. Personne ne veut acheter un vin qui sera proposé dans deux ans au même prix ou moins cher. C'est ce qu'on appelle une campagne dangereuse (le jeu de la patate chaude !).

Et pour autant, je reste persuadé qu'il n'y a jamais eu autant de bons vins à Bordeaux et que tout ce malaise, toute cette crise, ne vient que de notre non aptitude à répondre aux attentes de nos clients.

Y'en a marre ! et pourtant c'est le plus beau métier du monde...

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commentaires

Charles Grisar 08/06/2005 19:54

Il y a à mon avis un quatrième et un cinquième élément qui jouent dans les campagnes primeurs qui ne sont autres que confiance et concurrence.

La concurrence tout d'abord d'autres régions par rapport à Bordeaux. C'est très simple: Bordeaux joue, à mon avis, encore trop la carte de la notoriété de la région et pas assez la carte des crus individuels et des vignerons artisans.

Entant que négociant, mon crédo est: "il n'y a plus de petits terroirs, juste de grands vins". Les vins de JL Thunevin avec Valandraud en proue sont l'émanation même de ce crédo.
Admirons aussi le succès évident d'autres -petites- régions comme le Languedoc-Roussillon et applaudissons leurs efforts.

Secundo, la confiance. Cela va de pair avec stabilité des prix. Je comprends parfaitement que pour quelques crus, joue la loi de l'offre et de la demande. Mais est-ce que pour autant tous les crus bordelais ont dû augmenter sensiblement leurs prix en primeur 2003? J'en doute. Plus même, je croyais que la place de Bordeaux avait compris la leçon de 1997. Visiblement pas.