Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
  • Contact

  • Blog de Jean Luc Thunevin

Recherche

Articles Récents

23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 10:13

Vendredi 20, visite du Château Laroze, grand cru classé de Saint Emilion en compagnie de Guy Meslin qui m’a fait découvrir  sa propriété et ses vins de 10 à 12 h. Le terroir de Laroze permet de faire des vins fins et tout le travail a réaliser est ici de parfaire la pureté du fruit et sa concentration, par entre autre un drainage de toutes le vignes, une augmentation des densités de plantation, un  tri très « process industriel » des baies de raisin, pour ne conserver dans le grand vin  que les baies saines et cela se remarque en goûtant ses derniers millésimes. Pourquoi ai-je dis « process industriel » ? C’est que le travail est parfait quelles que soient les conditions d’urgence, de pénibilité, alors que dans les chais où l’on trie le raisin à la main, il arrive souvent que les procédés manuels montrent leurs limites, en particulier cette année. La preuve : Laroze a pu vendanger plus tard en acceptant un plus haut degré de pertes car son procédé, lui, marche parfaitement.

 Bravo à l’évolution  des techniques qui nous permet de nous rapprocher de ce que recherche nos clients aujourd’hui : finesse, élégance, mais avec beaucoup de fruit, de pureté, sans négliger une concentration minimum. C’est là d’équilibre qu’il s’agit, et c’est la voie plus dure. Maintenant, reste à le faire savoir et à organiser les ventes de ce genre de cru qui a choisi la voie du sérieux, ce qui peut paraître un peu utopique dans ce monde de strass. Les prix raisonnables,  l’aide du négoce bordelais pour diffuser un bon vin, et pourtant je sais que sa tâche ne sera pas facile. Peut-être que son 2006 (qui s’annonce très réussi) va attirer l’attention des medias, tant soit peu que ceux ci recherchent un vin un poil différent !

En soirée, avec les propriétaires, nous avons  regoûté les 2006 du Château de Carles et Haut Carles, avec Bruno Dosso et Guillaume Quéron. Grâce à toute l’ équipe réunie par le propriétaire pour aller jusqu’au bout du possible pour faire le meilleur vin à Bordeaux, sans compter, sans économiser, sans limites pour réaliser ici une « bombe », je me dis que Bordeaux n’est pas encore has been, puisque l’on peut rencontrer dans la même journée la démarche du Château Laroze, tout en retenue, et celle extravertie du Château de Carles.

En plus de l’équipe existante qui a déjà fait quand même de sacrés vins (il suffit de goûter Haut Carles 2001), le propriétaire arrive à faire travailler ensemble et vers le même objectif une équipe composée de philosophies tellement différentes (ou si proches), de belles personnalités  avec un tandem inédit de consultants que j’espère que nos clients, nos critiques oublieront qu’ils sont ici à Fronsac. Si ce vin n’obtient  pas les meilleurs scores de Bordeaux dans les medias, cela voudrait dire que même la plus folle énergie ne peut rien contre la force des idées reçues.

 Evolution, changement, est-ce encore possible à Bordeaux ?

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires