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11 octobre 2006 3 11 /10 /octobre /2006 13:25

Le blog.

Dans mon cas, c’est un outil de communication qui oblige à une certaine rigueur : il me faut raconter quelque chose d’un peu consistant de manière régulière.

En ce qui me concerne, mes 3 activités principales : propriétaire, négociant, consultant peuvent donner matière à histoires. Le seul problème c’est la langue de bois,  bien que je ne sois pas tonnelier mais il est vrai que j’aime la barrique neuve ;-)).

Malgré ma  grande gueule (pas de bois), il me faut respecter les usages, les règles non écrites de ces métiers.

Par exemple, je n’ai pas le droit de critiquer, même si j’en ai envie, ou cela devient une attaque passible des tribunaux (voir François Mauss avec certains Beaujolais).

J’ai le droit d’acheter, ( et encore pas toujours si je ne plais pas au producteur qui a une idée préconçue sur moi, mon négoce avec ses 30 employés ira se faire voir ailleurs), si je goûte un vin que je trouve mauvais, n’importe quel amateur peut l’écrire sur dégustateurs.com ou la passion du vin, mais moi à cause de mes métiers et des enjeux économiques, niet, nada, circulez il n’y a rien à voir.

Cela ne concerne pas que moi, mais toute notre profession, alors il ne faut pas s’étonner que l’on s’éloigne  régulièrement des attentes de nos clients. Là, je parle des vins qui reçoivent l’A.O.C. bien que mauvais, et qui encombrent encore les circuits commerciaux pour x raisons dont la plus certaine est un forme de lâcheté collective.

A contrario, je n’ai pas non plus le droit de dire (et là, c’est pire) lorsque un château ne respecte pas les usages, par exemple la pérennité des relations commerciales rompues avec un négociant, ou l’inverse d’ailleurs, et que je ne trouve pas ça très élégant.

De plus, comment expliquer que ce que je trouve normal, ne pas acheter un vin une année car mes clients  et mes finances ne suivent pas, comment donc expliquer que je ne supporte pas qu’un château-fournisseur, lui, décide de changer de distributeur ? Comment expliquer à nos clients les yoyos permanents de nos prix, déjà qu’ils ont du mal à comprendre nos étiquettes et les énormes différences de millésimes dues au climat ? (qui parle de terroir en oubliant régulièrement ce paramètre bordelais incompréhensible en Napa ?)

Bon, langue de bois et c’est dommage. Ce blog est un outil professionnel, donc je me régale à lire celui d’Hervé Bizeul qui de temps en temps rue dans les brancards de nos règlementations absurdes où même un spécialiste n’y retrouverait pas ses petits.

A part ça, hier un repas formidable chez nos amis de Dordogne avec en bonus des cèpes de la Double, une belle viande de notre bon boucher de Lussac, et des vins de Pomerol. En effet notre dernier achat nous oblige à demander à nos amis d’ouvrir en priorité des Pomerol pour parfaire nos gammes. Hier donc, pour 8 personnes : Gazin 1999, Evangile 1993, Beauregard 1998 et Fleur de Gay 1990 formidable bon vin, qui a été l’une de nos sources d’inspiration lors de nos débuts pour Valandraud.

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Published by Thunevin - dans Divers
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commentaires

Eric C. 14/10/2006 00:24

Je suis assez d'accord avec Patrick, c'est bien dommage d'intérioriser tout ça, même si c'est évidemment compréhensible ...Pourquoi ne pas se laisser le droit de critiquer ? La critique est autorisée, seule la diffamation ne l'est pas. Et lorsque la critique est pertinente, constructive, c'est faire insulte à ses interlocuteurs que d'imaginer qu'ils ne seront pas capables de l'entendre ...Sinon il reste la solution du blog anonyme :-)

patrick 11/10/2006 18:45

Les règles non écrites sont celles du commerce...mais lui en a t'il de vraiment stables et fiables ?
  Ne pas aimer un vin et le dire, ce n'est pas une atteinte à la liberté de l'autre c'est juste un avis qui n'engage que la personne qui le donne.il est vrai que l'on peut aussi s'abstenir d'en parler. Mais alors, ignorer ce que l'on aime pas, cela revient à nier son existence même... dans ces conditions mieux vaut exister!
   On meurt à petit feu de ce politiquement correct ambiant qui empêche les gens d'affirmer leur pensée. Empêche t'on un enfant de parler, un regard de séduire, une plume de griffer, un clavier de grincer : Que nenni ! En revanche on s'interdit d'extérioriser ce que l'autre pourrait intérioriser dans un coin de sa noire mémoire. Un blog qui resterait à moitié dans le disque dur de son créateur... cela donne vraiment envie de le "cracker" ! -)))
Le hacker masqué .