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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 13:29

Commentaire posté hier par Dreling :

ET LES BLA BLA BLA des soit disants cadors de la bouteille me font rigoler: un grand vin c'est l'alliance d'un grand terroir et d'un cépage à sa limite nord de plantation, ça fait combien de temps que la limite nord des cépages de bordeaux par exemple est dépassée??? combien de vins dans cette région en 2003, 2005, 2006, 2008 en dessous de 14° ou 14°5 bientôt à 15 (y a des thuvenin à 15,5 dans le roussillon), ce sont nos vins d'Algérie des années 50 les vins de bordeaux d'aujourd'hui avec le goût de chêne en plus pour faire riche! des vins au goût de plus en plus sucré sans noblesse

 

 

Dreling,

C’est vrai que beaucoup de vins de Bordeaux sont passés en 20 ans de 12 degrés – dont 1 ou 2  dus à la chaptal- à des 14  degrés,  dus à des causes diverses et on peut citer le réchauffement climatique (réel), les méthodes culturales plus ou moins efficaces dans la recherche de  maturité complète (herbes dans la vigne, effeuillage, et surtout hauteur de feuillage).

Est-ce bien ? Est-ce mal ?

A chacun son avis.

N’ayant aucune culture, ni même pour ce qui concerne le vin, j’aime comme ces pauvres américains ou chinois, les vins riches, complets d’aujourd’hui, même dans un millésime comme 2007 et j’en préfère la qualité  à ceux que j’ai pu goûter  au début de mon approche.

Dans le style racé et noble de ces grands millésimes classiques bordelais réalisés à la limite , à la très grande limite nord des maturités de nos beaux cépages nobles, on peut citer : 1972, 1973, 1974, 1977, 1980, 1984 ou les très réussis (pour l’époque) 1975, 1976, 1978, 1979, 1981 , 1983.

Heureusement qu’il y a quelques 1970 (et pas tous), et quelques 1971 et 1982 pour justifier. Justifier quoi d’ailleurs ? Si ce n’est que les raisins mûrs de l’époque romantique des « avants c’était mieux », me paraissent à moi un manque d’adaptation au temps qui vient. L’herbe du pré du voisin est toujours plus verte… Je connais plein d’incompétents en France qui vont faire fortune ailleurs et qui reviennent avec des discours du style « ce n’est pas la bonne période », « il aurait fallu le faire avant », « avant c’était plus facile » et bla bla bla et bla bla bla.

Oui, sans doute nos vins sont riches, trop si on voulait s’en servir de boisson désaltérante, mais quand il s’agit de boire 2 verres à table, où est le problème ?

Sans doute y-a-t-il des goûts de chêne neuf, avant la vieille barrique offrait d’autres plaisirs.

Sans doute la volatile manque-t-elle, et l’aigreur également.

Sans doute la maigreur manque-t-elle. Sans aucun doute pour un grand vin (et quel vin !), combien y-a-t-il eu de bouteilles infâmes, mortes ? Combien en ai-je pas goûté et versé dans l’évier ?

Je suis en train d’exagérer, mais même si je comprends, cher Dreling, votre attachement à de grands Bordeaux plus classiques - qui m’ont bien régalé aussi, ne refusez pas cette évolution actuelle qui sera sans doute suivie par d’autres.

Ici, à Bordeaux,  beaucoup essayent d’avoir des vins moins riches en alcool et recherchent des moyens pour y arriver  - surtout si ce foutu climat se réchauffe, ça ne sera pas facile.

De mon côté ce n’est pas un problème, car, je le répète, j’aime bien ce «genre de vin ». La noblesse , c'est un point de vue.

 

 

 

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Vins de garage
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commentaires

blanc philippe 14/06/2009 08:07

bonjourles vins de bordeaux (et  d ailleurs ) n ont jamais ete aussi bien fait que ces 10 dernieres annees.les millesimes que vous citez n ont pas laisse de souvenirs imperissables.mais  sans parler de volatile d aigreur ou de maigreur,un peu de fraicheur et d equilibre dans les vins actuels ,a mon avis ferait ,que l on pourrait de nouveau apprecier ces vins sur un plat ce qui est quand meme leur fonction premiere.merci de consacrer du temps a votre blog toujours interessant

laurentg 12/06/2009 20:39

La coexistence de crus bordelais plus ou moins opulents est une richesse, une difficulté aussi (elle se pose également lors des sessions du GJE, qui prend par exemple soin de ne pas mélanger Rieslings secs et rieslings avec surcre résiduel).Au club IVV, il y a les amateurs de richesse et ceux qui se régalent de vins plus mesurés (produits dans des conditions climatiques analogues). Je suis plutôt dans ce camp mais il y a des exceptions.