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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 14:11

Les commentaires sont souvent plus intéressants que mes billets !

A propos de mon post «  Terroirs » :

 

« Cher Jean Luc
Les grands terroirs nouveaux et possibles il y en a guère, cela ne veut pas dire qu'il n'y en n'a pas. Mais je parcours la France et le monde et je sais qu'on peut faire du bon vin un peu partout mais du grand vin c'est une autre affaire. Quant à Saint Emilion tu oublies que toute l'aire est une AOC avec un énorme potentiel pas toujours réalisé. Mais si  sur le meilleur coteau de l'Entre deux Mers ou du Roussillon tu peux me sortir un vin aussi bon que Valandraud je te paie un pot! Et si Mouton ou Ausone font l'unanimité ou même Pontet-Canet ou La Dominique, c'est qu'ils ont un grand terroir et que, réveillés par ton type de travail, et celui des garagistes ils se sont retroussé les manches. Cesse de rêver et de faire rêver les autres mais ne manque aucune occasion de dénicher le grand quand il existe et là où il existe! »

Michel Bettane

 

 

« Les grands terroirs auraient donc eu la sagesse de naître sur les grands axes de communication. En celà il faut leur reconnaître du génie!
 La permanence qualitative des terroirs  qui sont en lumière aujourd'hui n'a guère plus de trois siècles. Que sont devenus Falerne et Chanturgue, qui se souvient que le grand Pétrus n'était que second en son village au début du 20°siècle, que La Tâche originelle mesurait 6 fois moins qu'aujourd'hui ?... bref que le monde évolue car la terre tourne et les hommes changent.
Le Dézaley, le Rochegrès et la Sibérie seront peut être demain aussi grands que le Caillerets de Volnay l'était au 15° siècle. Qui peut savoir ce qu'une conduite à haute densité donnerait en altitude dans certaines zones du Castelet?  Qu'en est-il des vins du vignoble de Tokaj pourtant le premier classé et longtemps l'un des plus prisés?
 Et si simplement l'histoire nous apprenait que ce sont surtout les hommes qui projettent les certitudes sur leurs parcelles? »

 Patrick Essa

 

 

Et bien, je laisse le soin à mes amis de me fournir en grands vins encore inconnus avec le plaisir de les goûter ensemble et à l’aveugle avec Michel Bettane et Patrick Essa, et aussi de gagner ou perdre ce pari  amical !

 

Vinexpo approche. Du 21 au 25 juin, sous seront presque tous sur notre stand X 324 dans le hall 3, pour faire la promotion de nos vins et tisser de nouveaux partenariats.

 

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Dégustation
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commentaires

Michel Smith 18/06/2009 10:45

Désolé François, mais je rajoute quelques mots sous forme de question à quelqu'un que je respecte au plus haut point mais que je ne cesserai de titiller par pur plaisir :Michel, quand viens-tu nous voir dans le Roussillon ?  

mauss 14/06/2009 10:57

Et beh : Le Père Thunevin n'a jamais connu tant de billets sur son blog pendant le week-end. Il va avoir un lundi matin plein de lectures passionnantes !Merci à Hervé et à Michel de sérier les problèmes comme il se doit : bravo !

bettane 14/06/2009 00:16

Nous sommes donc d'accord. Pourquoi alors te compliques tu la vie? Cher Hervé ton vin est bon, tu sais comment tu travailles,tes acheteurs l'aiment,ils le paient au prix du grand cru, que veux tu d'autre? Sache aussi que la dégustation à l'aveugle n'est pas forcément plus libre ni plus exacte, que les comparaisons que tu souhaites n'ont de sens qu' en situation ou en action, à table, avec un développement des verres pleins sur une bonne heure, que la division du monde en deux camps, les aristos méprisants et le peuple forcément intelligent et supérieur (manichéisme à la Dreling, le facho primaire de gauche qui se cache en traitant les autres de fachos de droite)heureusement ne se retrouve pas dans l'univers du vin, où tous les bons sont une seule famille, malgré leur totale individualité et irremplaçabilité.

herve bizeul 13/06/2009 23:14

Le temps, sans aucun doute, cher Michel. Mais pas le siècle, si tu veux bien, ce qui, dans un univers mondialisé où un vin acheté à NY est bu dans 98 % des cas 3 heures après l'achat, ne veut plus dire grand chose... Je pense que Jean-Luc comme moi, comme tous ceux qui "tentent" le grand vin avec passion, sans compter ni être certain du résultat, nous voudrions parfois un peu plus d'équité plus que de reconnaissance. Que les dégustations se fassent à l'aveugle. Que l'on ne note pas ceux qui refusent d'y aller. Que les notes ne soient pas ensuite rectifiées, même si c'est pour la bonne cause. Que la notation ne soit pas "relative" en fonction des millésimes et des régions. Et que, bien sûr, après libre au jouisseur qu'est aussi le journaliste de goûter à table, étiquette découverte, le vin de son choix et d'en célébrer librement grandeur ou décadence. Car sans étiquette, pas de rêve, et si pas de rêve, pas de légende ;-)Sans que tu sois visé, sans que tous soient mis dans le même panier, j'ai souvent l'impression que selon que l'on est puissant ou misérable, le chemin est différent, plus facile ou plus dur. Cela vaut pour le journaliste, mais cela vaut encore plus pour le consommateur qui, lui aussi et souvent bien davantage, n'est qu'a-priori.Le vigneron à la recherche de l'excellence joue un jeu difficile, où bien des cartes sont cachées en début d'année, certaines étant dévoilées au moment des vendanges, puis des vinifications, puis des élevages, puis des mises, certaines, les plus essentielles qui décident si un vin est grand ou non, ne l'étant, je suis bien d'accord avec toi, qu'au bout – disons – de 15 à 20 ans. je ne saurai donc jamais sans doute, si j'aurai fait un jour un "grand" vin (un me suffirait...) un de ceux qui provoque l'émotion, bien au delà des polémiques ou des enfantins " j'avais tort, j'avais raison".Le chemin étant difficile, ne permettant aucun faux pas, aucun relachement, l'on ressent parfois quelques injustices (je suis mal placé pour me plaindre, je sais, étant déjà sans doute promu au delà de ce que j'ai pu prouver), un peu, tu sais, comme quand on mange au restaurant et que, deux tables à côté, une "vedette" mineure, qui se moque de ce qu'elle boit et de ce qu'elle mange, fait pourtant l'objet de toutes les sollicitudes de l'établissement.De toute façon, louanges ou critiques ne sont rien pour le vigneron qui suit son chemin et non la mode ou l'appât du lucre, sa satisfaction étant en réalité davantage dans le chemin qu'il suit que dans la réussite ou l'échec de son travail. Sinon, en fait, personne ne commencerait la route. La beauté de mes vignes, en ce moment, est un sentiment difficile à décrire. Ma fierté de les voir aussi bien tenues aussi.Je me garderai bien, pour ma part, d'oublier ou de diminuer l'influence qu'à eu Jean-Luc Thunevin sur la génération actuelle de vignerons d'excellence qui, sans le coup de pied dans la fourmillière qu'il a mis dans le système, a enclenché une révolution dont on ne voit encore que les prémices. Fais moi confiance, Michel, s'il y a des grands terroirs aileurs, notre génération les trouvera ;-) Beaucoup grâce à lui qui a montré qu'on avait le droit d'essayer.

fredi 13/06/2009 22:24

cher Dreling, merci de vos commentaires fort complexes car c'est pas vraiment avec ca que nous allons avancer de maniere constructive, voir adulte.