Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Jean Luc Thunevin

  • : Jean-Luc Thunevin
  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
  • Contact

  • Blog de Jean Luc Thunevin

Recherche

Articles Récents

3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 10:37

La folle semaine des présentations primeurs des Bordeaux 2008  se termine, ouf.
Avec 2  kilos en plus, un peu de fatigue, mais avec le sentiment que cet évènement s’est bien, très bien passé. Avec plus de vrais clients que de spéculateurs, l’époque et le sens de l’histoire à Bordeaux, d’autres diraient « le sens du vent » et oui, Bordeaux change, et pourquoi pas, deviendrait raisonnable !

Y a-t-il contradiction entre le rêve véhiculé par l’histoire, la qualité et des prix adaptés ? J’ai passé pas mal de temps à donner  mon point de vue, que je pourrais simplifier en :

Bordeaux est commerçant, les producteurs et négociants sont des commerçants avant tout, et ils se doivent d’écouter les clients. Nous avons déjà eu plein de crises et chaque fois Bordeaux réagit et sort plus fort ! Et alors le passé, les erreurs de prix en 2006 et 2007 ?

Pourquoi pleurer sur le passé ? N’a-t-il pas aussi porté de formidables plus-values, de formidables plaisirs ?

Y-a-t-il encore beaucoup de stock de 1998, de 2000, de 2003 ?

Les ventes primeurs ne sont pas une martingale gagnante où on gagnerait à chaque coup.

Non.  Et alors, faut-il des pleureuses professionnelles pour geindre sur le mauvais sort des pauvres spéculateurs ? Le vin était vendu en primeur avec l’espoir de plus-value, et ça n’a pas toujours été le cas.

Sans doute les 2008  mis en marché bientôt seront une bonne affaire, je suis prêt à le croire. Est-ce que la place de Bordeaux en fera de même ?

Réponse bientôt.

 

J’ai eu pas mal de conversations qui, sans aucun doute, seront mal interprétées, sur le retour du pouvoir des marchands sur celui des critiques.

En effet, le marché du vin, longtemps dominé par les marchands  était, depuis les années 90,  dirigé par l’appréciation des critiques, des notes, et en particulier de celles de Parker, dont lui-même disait être surpris par leur pouvoir. Ses notes avaient surtout l’effet, non désiré par lui, puisqu’il se mettait au service du consommateur,  de faire monter les prix chez les propriétaires et les commerçants, obligés de n’acheter que ce que les clients peuvent eux-mêmes acheter.

La note retrouvera son bon sens premier : offrir un avis, une indication sur les réussites et les échecs.

Ceux des propriétaires qui fixeront leurs prix de vente uniquement sur ce critère risquent fort de le payer si, au préalable, les marchands ne sont pas d’accord avec un prix.

Comme pour le Michelin refusé par de grands restaurateurs (ce que je ne comprends d’ailleurs pas) : les étoiles  peuvent être considérées comme une récompense pour le travail accompli et non une obligation d’acheter des robinets en or pour les toilettes ou d’augmenter les prix pour faire fuir les clients.

 

Partager cet article

Repost0

commentaires

Primeurs 2008 04/04/2009 00:09

Pour avoir fait la dégustation des 2008, je dois dire que je suis assez satisfait de la qualité générale de ce millésime qui, pourtant, était loin d'être facile à réaliser... Si les prix sont raisonnables, les 2008 pourront s'avérer d'un bon rapports qualité/prix !

ange brumont 03/04/2009 20:04

Mon pauvre thunevin !!!Pitoyable analyste.