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Jean Luc Thunevin

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  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 13:31

Les notes du 3ème grand critique américain Steve Tanzer sont sorties.

 

 

Bien apprécié des importateurs américains et de la plupart de ses collègues, Steve Tanzer prend le temps de goûter et regoûter les vins et ses notations sont habituellement du style Parker moins 3 points, donc quand vous verrez ses notes, vous pourrez vous rendre compte qu’il a vraiment aimé ce millésime à Bordeaux à cause de cette conjonction acidité, maturité, richesse, élégance. Il a goûté et noté entre autres un vin  dont nous allons essayer d’assurer la distribution en Espagne, en Suisse et au Luxembourg, je veux parler de Jean Faure de Mr Decelle, également propriétaire de Mas Amiel. En un an, il a eu le temps de tout remettre à niveau et de faire de cette propriété (ex cru classé de Saint Emilion), l’un des toutes meilleures à Saint Emilion (un peu comme Hervé et Griet Laviale l’ont fait eux aussi à Franc Mayne).

Jean Faure est voisin de La Dominique, le cru classé dont  j’ai charge depuis peu, grâce au chois fait par Mr Fayat propriétaire de ce superbe cru. C’est pour dire que je secteur  bouge, si l’on y rajoute Cheval Blanc, L’Evangile, La Conseillante et La Tour Figeac qui eux aussi font preuve d’un grand dynamisme qualitatif.

Le premier avantage de Jean Faure pour les clients, c’est que le prix n’est pas trop élevé et donne en fait l’une des bonnes affaires de ce grand millésime 2005.  L’autre avantage et qui pourrait passer pour un inconvénient aux yeux de acheteurs, c’est l’absence de notes de Parker…. Tanzer a mis 90-93, Decanter  et Jancis Robinson 16.5 ! A vous de prendre les paris pour la prochaine notation de ce cru, dès que tout le monde aura pris conscience de ce fait (je pourrai en dire tout autant pour La Dominique, qui rejoue dans la cour des grands cette année)

Tanzer toujours :

Valandraud  93-95

Ausone 95-98

Cheval Blanc 93-97

Troplong Mondot 93-96

L’Angelus 93-95

Eglise Clinet 92-95

Beauséjour Duffau 92-95

Pontet Canet 92-95

La Mondotte 92-95

Ducru Beaucaillou 92-94

Gracia 91-94

Fleur Morange 91-94

Pape Clément 90-93

Marojallia 90-93

Le Gay 90-93

La Conseillante 90-92

Fleur Cardinale 90-93

Croix de Labrie 90-93

Clos Saint Julien 90-92

Valandraud Kosher  90-92

Etc…

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commentaires

Damien 19/05/2006 18:33

une jolie poésie, de beaux principes, mais est-ce qu'un vigneron qui attend avec impatience l'avis de tel ou tel dégustateur influent est obligatoirement éloigné des fondements de votre passion ?

Thierry Sozo 18/05/2006 17:36

"L’autre avantage et qui pourrait passer pour un inconvénient aux yeux d’acheteurs, c’est l’absence de notes de Parker…. " Sachez, cher Jean-Luc Thunevin, qu’il existe encore une "race" d'acheteur qui se moque pas mal de "la" note. Cette race d'acheteur à soif de partage, de passion, de découverte, et d'humilité (j’en conviens, des mots un peu archaïques dans un monde du vin qui revendique de plus en plus son existence à grand coup de…terroir-caisse). Bref, la note est bonne? Tant mieux, il n’y en a pas ? Qu’importe ! J’ai bon nombre d’exemples de ces domaines dont personne ou presque ne connaissais l’existence, dans lesquels nous avons cru, et qui quelques années plus tard se voyaient gratifier d’une superbe note. Sans compter sur les notes "relevés" après des ratés…ou des "oublis". Moi, je crois en l’Homme (ou en la femme) qui se cache derrière son terroir. Le reste n’est qu’une histoire entre mes clients et moi. Cette histoire, elle a pour nom Confiance (encore un mot archaïque…). Et elle se construit avec le temps. En définir les contours serait trop long ici, néanmoins, il s’agit de croire, au risque de parfois se tromper, que le viticulteur interprète un terroir avec le souci répétitif d’en extraire la meilleure expression. Cela va plus loin que des ego maquillés avec des paillettes en chiffres dorés, c’est un certain sens des responsabilités. A nous, acheteurs passionnés, d’être le relais entre ces producteurs-là et les consommateurs, du moins ceux qui ne sont pas “idiotifiés” par des notes. Cette race d’acheteur, à laquelle j’appartiens, et ces viticulteurs, existe encore. Ils ont pour point commun le mot liberté. Olivier Decelle fait partie de ces gens-là. Avec note ou pas, Jean Faure est sur la voie du succès. Emile Peynaud m’a écrit un jour ces mots : “vous verrez, le vin ennoblit ceux qui travaillent à sa cause”. Il avait raison, même si notre monde du vin a perdu beaucoup de sa noblesse…Il est donc urgent que les Hommes se remettent au service du vin et non que le vin serve le vice de l’homme.