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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 16:00

(je parlerai de la fête et de la Jurade plus tard)

 

Vendredi 19, toujours avec notre groupe d’américains distributeurs et clients new yorkais : le matin, visite de notre chai de stockage et d’expédition à Saint Magne de Castillon où l’on comprend que l’entreprise ressemble à quelque chose quand on voit toutes ces comptables, secrétaires, logisticiens et employés de chai s’affairer et toutes ces commandes prêtes à partir aux 4 coins du monde.

Ensuite, visite – dégustation du 2006 au château La Dominique, repas rapide au restaurant de La Cadène avec comme bons vins La Clotte 2001 et Fleur Cardinale 2004.

 

L’après midi, visite de notre propriété Fayat-Thunevin à Pomerol où se fait actuellement la mise en bouteille du millésime 2006, fort réussi en Pomerol et en Lalande de Pomerol. Visite en suivant du Clos du Beau Père et du Domaine des Sabines dont le 2006 vont bientôt être mis en marché.






Après, direction Château de Carles pour une dégustation des millésimes 2004-2005-2006 en Château de Carles et Haut Carles qui font déjà partie du portefeuille de représentation de nos amis américains.

A l’Essentiel, dégustation de plus de 10 nouveaux vins pour essayer d’augmenter notre partenariat avec ce  distributeur. A priori, objectif atteint avec 4 ou 5 produits supplémentaires qui seront proposés à New York !

 

Les soir, il faut bien faire la fête et bien manger !

Soupe à la tomate, gigot haricots, fromage de Hollande (porté par Christian) et gâteau au chocolat de chez Lopez.

A l’aveugle, dans l’ordre, que des Pomerols (après un magnum de Puligny Montrachet 2006 d’Etienne Sauzet, très bon ) :

Le Gay 2006 2003, très bon, riche, surprenant dans ce millésime difficile pour Pomerol  - et situé à l’aveugle par nos amis en rive gauche !

Montviel 1998 : dur, austère, rive gauche ?

Le Moulin 1997 : le vin m’a séduit, proche d’un le Pin dans sa « légèreté ». Un régal. Unanime rive droite

A partir de ce vin, nos amis américains ont compris de quoi il s’agissait et ont dit Pomerol à chaque fois en citant de manière régulière Pétrus, Pétrus, Pétrus… j’ai résisté et n’ai ouvert aucun Pétrus, en tout cas le mythe est bien présent dans le cœur des américains.

Ensuite, La Conseillante 1997, délicieux et deviné par Bernie. Le seul vin découvert par l’un des 12 amateurs ! Noté 10/10 tant le vin  était à son apogée, le moment, l’ambiance… Quand même, après Lafleur Pétrus 1995  encore vraiment très bon, presque tout le monde a cité Pétrus, en tout cas le style Moueix-Berrouet.

Ce n’était pas fini : l’Eglise Clinet  1993 incroyable de densité pour l’année, ce qui a fait dire à nos américains qu’aucun client ne pourrais penser que ces millésimes classés difficiles pouvaient offrir de tels vins.

Pour finir La Fleur de Gay 1993 encore très beau, jeune et plaisant pour leur apprendre que Valandraud devait une partie de sa naissance à des vins comme celui-ci, Fleur de Gay étant dans les années 90 un leader de la nouvelle vague avec Clinet. Sur le dessert, un Sauternes, cuvée spéciale de Château d’Arche : Arche-Lafaurie 2001, bon. Je crois que plus personne n’aurait supporté un Pomerol de plus, quoique … ?

 

Samedi à midi

Clos Margalaine 1999-2000-2001 et Griffe de Cap D’Or 1998 toujours aussi bon.

Le soir avec tout le monde plus les Droulers du Château de Carles, et avec nous à l’apéritif, le critique français le plus connu, Michel Bettane.

Clos des Fées blanc 2004 bon

Ducru Beau caillou 2004 en magnum, bon

Pontet Canet 2003 très très bon

Tour Carnet 2003  bon

Moulin Saint Georges 2003  très bon

Valandraud 1998 : 2 bouteilles différentes mais également  très très bonnes. Comme c’est mon vin, j’ai du mal à être objectif, mais c’est sans doute l’un des 4/5 meilleurs vins de Bordeaux.

Et sur le dessert, une gourmandise liquide : Schloss Reinhartshausen 1989 Rheingau Riesling Auslese, degré 9°5 tout en équilibre acide-sucre, très abricot. Et l’extraordinaire Reichstrat Von Buhl 1997  Riesling Beerenaulese qui, avec ses 8°5 se déguste avec une telle facilité, ce parfum d’ananas… on est vraiment dans l’excellence.

Dimanche soir, pour finir ce week end très chargé, seulement une bouteille de 1952 La Gaffelière (Naudes), qui est un exemple de ce que Bordeaux peut faire de mieux avec 56 ans d’âge. Tout, tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un très grand vin vieux de Bordeaux : couleur superbe entre rouge sombre et acajou brillant, pureté des arômes sans aucune déviation, épice, truffe, raisin, cannelle et boisé discret, en bouche de la soie, puissance et harmonie, une bouteille rare que j’avais acheté il y a déjà longtemps et qui n’avait pas beaucoup voyagé.

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Dégustation
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commentaires

Cécile 23/09/2008 14:42

Et oui, je confirme Le Gay 2003 ! Désolée de la faute de frappe !

Christian 23/09/2008 00:39

Petite correction, c'etait Le Gay 2003, pas 2006.

Elliot 22/09/2008 20:17

Suite du commentaire précédent....En relisant votre texte je vois que vous le dites vous même un peu plus haut........Puis vous dites LE Gay 06, millésime difficile..... Erreur dans un des deux sens? En tout cas, pour avoir dégusté les primeurs de Le Gay, La Violette et la Conseillante, je trouvais cela plutôt bien...... :-)

Elliot 22/09/2008 20:10

Bonjour, 2006 millésime difficile à Pomerol???Je croyais qu'au contraire c'était un beau millésime dans cette appellation....priorité d'achats pour certains grands dégustateurs...Auriez vous plus de précisions....?Merci d'avance

laurentg 22/09/2008 17:20

La Conseillante 1997 comparé à ses pairs : 15/50 : un bon vin, prématurément vieilli.Souvenir d'un succulent : Erbacher Schlossberg Riesling Eiswein 1988 (chez Reinhartshaussen). Quel était le nom du cru de votre auslese ?Lafleur-Pétrus 55 (qui fêtait l'anniversaire e'un grand chocolatier/pâtissier albigeois) a encore de beien beaux restes ...