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Le 30 juillet dernier, à propos de mon BIB Présidial, Olivier, jeune œnologue en formation à Montpellier, faisait ce commentaire
Bonjour,
pensez vous vraiment que c est le BIB qui va sauver le vin francais en ces temps de crise majeure? Ne pensez vous pas que maintenant, il y a 2 types de vins: les vins pour manger et les vins pour boire (ou deguster) ?
Cordialement
un jeune oenologue en formation a Montpellier
Ce genre de question n’appelait pas de réponse puisque la réponse était dans la question.
Mais, comme je suis revenu par hasard sur ce passage concernant le BIB, on pourrai faire un jeu de mots à sauce locale anti-nouveau monde, anti-Parker et dire qu’il y a des vins si concentrés qu’il n’y a pas besoin de manger et des vins si faits à l’ancienne que l’on se demande pourquoi ces vins sont si difficiles à boire et à vendre à la plupart de nos clients. Tant il est vrai que c’est une question de culture, d’éducation… Les cuisses de grenouille sont un met raffiné pour nous et tout simplement fait pour faire vomir nos amis anglais.
La crise du vin est due à beaucoup de facteurs différents qui, hélas, ne font qu’accélérer le drame d’un viticulteur « has been ». Il ne s’agit pas là de savoir si les types de vin disponibles sur le marché sont responsables puisque autour de moi je vois bien que même des vins à problème trouvent des clients, mais cela tient souvent au charisme du propriétaire qui peut , par exemple, faire passer un goût végétal pour de la typicité, des TCA pour un goût de cave, voire de terroir, mais qui mettra beaucoup d’énergie pour vendre ; alors que si son vin était pur, il serait vendu sans trop d’efforts.
Et pour Patrick Essa, d'autres photos plus parlantes de "taille courte" :
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