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Je n’avais pas vu la liste des vins, cités par la RVF, qui n’avaient pas voulu participer à cette dégustation sur ce classement. Certains propriétaires doivent sans doute penser que seule la commission de classement a le droit de donner un avis qui compte en la matière, et c’est vrai puisqu’elle est seul juge. Mais comment peut-on ignorer le principal média traitant du vin ? Comment peut-on penser que les journalistes spécialisés n’ont pas le droit d’avoir un avis sur votre production ? Quand j’ai refusé de donner des échantillons ( à de rares occasions), c’était surtout pour montrer le reste de ma production ou celle de mes amis. Je pense plus particulièrement à Clive Coates, que je savais ne pas aimer mon vin et qui lui donnait régulièrement du « vin de garage » « peu de terroir » et j’en passe … et qui a fini par dire (en 1998) « very fine ».
Il ne faut pas avoir peur des critiques car nos vins sont toujours goûtés par nos clients et si des journalistes ne font plus que du « publi-reportage », ils finissent par ne plus avoir de crédibilité (ça a été le cas de quelques Anglais et d’un Français qui continue dans ce créneau). Avoir une mauvaise note chez un media, ce n’est pas la mort, à nous de prouver qu’il y a erreur, à nous de nous poser des questions . Mais n’avoir que des mauvaises notes ou pas de commentaires quand on demande le classement de Saint Emilion, c’est quand même dangereux !
Olivier Poels et Hélène Durand, que j’ai rencontré hier chez un de mes collègues négociant à Bordeaux pour une dégustation des 2004, étaient en tout cas contents d’être libres d’exprimer leur avis et ça, par les temps qui courent, c’est bien.
Et une "petite" photo du nouveau cuvier béton de Pontet Canet qu'Alfred Tesseron m'a fait passer ce matin :
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