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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 16:13

Je ne sais quoi dire !

Déjà, pour un millésime normal, il est dur de prévoir l’avenir, alors pour ces 2007 : brouillard intense, fumée épaisse, difficultés certaines.

Néanmoins, plus de 20 crus ont  été proposés aujourd’hui. Le rythme est important, les affaires sont plus calmes.

De belles marques appartenant à des propriétaires sérieux sont proposées à des prix  qui le sont moins, si j’en juge par les réactions de nos clients.


Y a-t-il une once de satisfaction pour le négoce et ses clients ? Le courtier et son rôle de conseil existe-t-il encore ? La propriété est-elle sourde, aveugle, ou a-t-elle une fois de plus raison envers et contre tous ?

Nous le saurons bientôt (peut-être !)

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Primeur
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commentaires

Bruno Gueuning 16/05/2008 08:26

Cher Jean LucJe lis avec beaucoup d' intérêt les différents articles et commentaires qui figurent sur ton blog. Il en ressort une profonde remise en question de la distribution et du positionnement du produit " vin " dans son ou ses marchés. Ma première constatation est qu' on se remet facilement en question lors de la mise en marché d' un millésime moins médiatisé. Chose que personne n' avait fait avec le millésime 2003 ou 2005 où le seul objectif était de prendre un maximum de " blé". Très bien mais ce blé aurait aussi du servir à mettre en oeuvre une étude de marché ou une politique commerciale cohérente et pérenne, gage de la réussite à long terme. Les Bordelais aiment flirter avec une politique dite de produits de luxe mais ils s' en octroient les privilèges sans se donner les vrais moyens d' une politique de luxe. Le luxe est dans l' air du temps mais ceux qui en bénéficient font depuis longtemps un travail de commercialisation rigoureux et très coûteux. En Suisse on connaît un peu...L' autre tendance davantage anglo-saxonne profite d' un système commercial un peu chaotique pour aborder le vin sous son aspect essentiellement financier avec toutes les dérives que cela comporte ( fonds spéculatifs, plus values.., Index, ... etc...) On en oublie l'essentiel: LE CLIENT ET LA CONVIVIALITE. ( merci à François Mauss pour son commentaire). Le client amateur et consommateur de longue date n' a pas fait évoluer son budget "vin". Il a tout simplement adapté son budget et n'a pas suivi l' évolution des prix des grands crus de Bordeaux. Ceci lui permet de s'adonner encore et toujours à sa vraie passion: partager une autre bonne bouteille avec des copains ! Une chose est sûre c' est qu'il y a plus de copains qui se retrouvent tous les jours dans le monde que de gens qui ont de très gros moyens. L' essence même du vin est d' être une boisson aussi belle soit-elle comme une maison reste un cadre de vie. Toutes dérives excessives se payent cher. Il est temps que chaque vin se fixe dans un créneau de prix qui lui correspond et qu'il s' y tienne. Plus fort que n'importe quelle cotation, fut elle de R. Parker, ou n' importe quelle image de marque, le prix déterminé et régulier fidélisera la clientèle. Changer de prix (avec une telle amplitude)c' est changer de clients et dieu sait si l' acquisition de nouveaux clients dans tous les commerces du monde est un exercice périlleux.Dernière petite chose en rapport avec la "nouvelle clientèle asiatique". Je te suggère d' aller incognito pendant 3 semaines en Asie et d' observer les habitudes de consommation de vins en dehors des situations " vinophiles" et des manifestations dédiées aux grands vins ou le tapis rouge est de rigueur. Il te sera moins agréable d être forcément moins bien reçu et moins bien considéré ( sans pour autant remettre en cause la belle hospitalité des asiatiques), en revanche ce sera tellement instructif!Bien amicalement. Bruno