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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 17:04

En réponse à mon billet d’hier, François Mauss précise sur son blog :

« En bon Français, j’aurai du écrire «  de son côté » et non de « leur  côté » et il eut fallu également que je répète que je parlais de la marge de la propriété »

 

En relisant attentivement, il est certain que François Mauss parlait des marges  propriétés, et sans rejoindre les commentaires étonnants parus sur la dernière Revue du Vin de France obtenus par Denis Saverot, les prix sont et seront toujours un équilibre entre offre et demande, encore faut-il en discuter,  et que toutes les parties concernées ne soient pas sourdes, et ne soient pas inspirées par Bruel et le succès du poker, menteur par essence.

D’autre part, François Mauss parle de 200 crus de référence, je pense que le problème concerne moins de 80 propriétés, certaines ayant eu accès  au système des primeurs n’ ont pas de légitimité à y rester, sauf dans les millésimes très réussis, car n’oublions jamais que la règle première des primeurs à Bordeaux, c’est la revalorisation des prix, spéculation ou pas c’est la seule raison pour un acheteur de payer aujourd’hui un vin livré demain !

Jean Marc Quarin n’a pas beaucoup aimé le millésime 1998 aux USA : trop de goût de bouchons, évolution, fermeture des vins… passage à vide ?

En tout cas, demain vendredi saint, il déguste les 2007 et 2006 fait dans mes propriétés et consulting. Le soir c’est avec un autre grand critique que je finirai la journée.

Pour les critiques, journalistes, c’est la pleine période intense de dégustations, avec le stress de se tromper, de passer à côté, et la charge des relations publiques en sus.

 

Langue de bois : Stéphane Toutoundji en parle bien, surtout  quand il s’agit de commenter nos barriques et nos tonneliers, et dur d’avoir à supporter ce manque de franchise quand il s’agit de vouloir faire mieux pour le bien de tous. Cela me rappelle ce dicton bordelais : tu peux dire à un propriétaire viticole bordelais que sa femme le trompe, mais ne lui dit jamais que son vin est mauvais.

Les consultants, œnologues, conseils en tout genre sont souvent limités par ce que peut ou veut entendre le client. Ne pas choquer, mais faire avancer les choses, voilà un travail d’équilibriste.

 

Ah aussi, j’ai eu le plaisir de goûter des 2006 faits dans le Roussillon par un nouveau « bordelais » installé là bas par coup de cœur lui aussi, bien que très célèbre à Bordeaux. On entendra parler de ce cru au joli nom de domaine de Mastrio, une cuvée « normale » et une vieilles vignes (100 ans). Pour ceux qui le connaissent ici, le propriétaire s’appelle Michael Paetzold et il cherche des distributeurs dans le monde entier ou presque.

 

 

 

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Published by Jean Luc Thunevin - dans C'est dans l'air...
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commentaires

F. Bouvier 21/03/2008 16:46

Du pognon, du pognon, encore du pognon et un peu de grammaire. Et si on parlait VIN?

patrick essa 20/03/2008 17:47

  Salut Jean-Luc, Je ne sais pas si certains ont la langue de bois,mais toi en revanche tu sembles avoir "bouffé du lion" ces derniers temps : remarques cinglantes, vérités assénées, position claire et nette...wouhaou , j'adoorrre -)))