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Jean Luc Thunevin

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  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 11:05
 Est ce que Panos Kakaviatos va pouvoir écrire le contraire de ce qu’a affirmé Steven Spurrier le 19 avril 2007 ?

 

Hier, dégustation organisée pour Panos Kakaviatos à notre boutique l’Essentie : il doit écrire un article pour Decanter sur (si j’ai bien compris) les catégories à Bordeaux : modernes/classiques.

En tout cas, on a pu goûter :

Gracia 2004

Croix de Labrie 2003, 2005

Petit Labrie 2005

Petite Chapelle 2005

Fleur Cardinale 2000, 2003, 2004, 2005

Balthus 2003

Bon Pasteur 2001

Et Valandraud 1992 et 1995

 

En présence de Jeffrey Davies, Dominique Decoster, Michel Gracia, Ghislaine et Michel Puzio, et de notre collègue Emmanuel Emonot du restaurant – bar à vins « Lard et Bouchon ».
Qu’a pensé Panos Kakaviatos des vins goûtés ? Nous le verrons dans l’article à paraître. Ce dont je suis sûr, c’est qu’il a pu constater la passion des producteurs présents, la grande différence gustative de tous les vins présentés, que cela soit à cause du millésime, des terroirs ou du style voulu par le propriétaire, et ce, malgré le fait que le même œnologue (Jean Philippe Fort du laboratoire Michel Rolland) s’occupe de Valandraud, Fleur Cardinale,  Croix de Labrie et Gracia.

 

Alors, en réponse à toutes ces âneries que l’on écrit ici ou là  concernant tous ces vins qui se ressemblent, je suis sûr que Panos, bien que classique dans ses goûts, saura faire état de son expérience. L’autre éclairage à apporter sera celui sur le vieillissement prématuré de mes vins.
La présence de Jeffrey Davies m’a donné l’occasion d’ouvrir (ce que je ne fais pas assez souvent) une bouteille de Valandraud 1995, et surtout une, chargée d’histoire, de Valandraud 1992.
En tout cas, ces bouteilles, servies dans de bonnes conditions, pouvaient rivaliser à l’aveugle avec tous ces crus des propriétaires qui prédisaient à mon vin une vie courte :10 ans leur paraissaient impensable;  c’est  assez rare de lire encore de genre de bêtises sur mes vins, sauf bien entendu si une bouteille a été mal conservée et/ou avec des bouchons défectueux (n’oubliez pas cette maxime de Jean Marc Quarin : il n’y a pas de grands vins, il n’y a que de grandes bouteilles)

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commentaires

Panos Kakaviatos 18/12/2007 12:57

Merci Jean Luc pour la degustation. Je suis en Allemagne en ce moment et en train de faire encore de recherches pour mon article. Effectivement, j'ai pu constate un grand enthousiasme de tous les vignerons presents a la degustation. Formidable!

BAUGIER Jacques-olivier 01/12/2007 09:46

La fatalité concernant le goût de bouchon est résolut. Une solution d'éradication de la molécule TCA existe et ce grâce au gaz carbonique supercritique, le même qui permet de décaféiner le café et le thé. Il n'y pas de résignation, ni de révolution mais juste une évolution radicale à apporter aux bouchages des vins; Le consommateur attend de se faire plaisir en dégustant un GRAND VIN. Quel dommage, qu'il soit effectivement gâché par un bouchon défectueux. Le bouchon DIAM est une solution alternative au liège qui permet de respecter l'environnement (bilan carbone favorable), de supprimer 150 molécules présentent dans le liège, et de permettre une grande homogénéité de dégustation, d'une bouteille à l'autre, etc...Bref, la sécurité pour tous. De plus, un nouvel axe majeur est entrain d'être pris en considération : la pérméabilité maitrisée.Je vous invite sur le site www.oeneo-bouchage.com pour plus de renseignements.

Jean Luc Thunevin 28/11/2007 16:43

Pour l'instant, je me résigne à changer de bouchonnier... Paradoxalement, je ne tiens plus à être "révolutionnaire", j'ai déjà suffisamment donné !

Christian Dalbavie 28/11/2007 16:42

Je n'oublierai jamais mon voyage a New York et Montreal en janvier 2006 ou, a l'occasion d'une degustation verticale de Valandraud organisee par EWS, j'ai pu gouter une bouteille de 1992. Ayant probablement fait plusieur fois le tour du monde, cette bouteille semblait fatiguee. Une semaine plus tard, au fameux Bistro Champlain Charest en banlieue de Montreal, Mr. Charest servait une bouteille de Valandraud 1992 (a l'aveugle) achetee en primeur et conservee dans des conditions optimales, elle etait encore pleine de jeunesse! D'ou l'importance des conditions de stockage.

Eric VARACHE 28/11/2007 12:31

Bonjour,Je reviens sur votre appropriation des propos de Jean-Marc QUARIN, au demeurant justifiés, et soumets à votre sagacité l'interrogation suivante : Vous qui êtes winemaker, ne vous résignez pas, il n'y a pas de fatalité concernant le goût de bouchon. Simplement une question de volonté, n'est ce pas ? En d'autres temps, vous avez été à l'initiative d'une expérience sans équivalent dans le monde -l'apparaition des garagistes -, alors encore un effort pour une seconde révolution des mentalités.Nous autres, pauvres consommateurs, en avons assez de boire du vin au goût de liège.Merci de votre volontarisme pour faire bouger les lignes.Bien cordialement.