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Jean Luc Thunevin

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 13:48

Ce mot de Michel Bettane, « Biocon », est un peu comme celui qu’il avait aussi inventé « garagiste », capable de faire parler, écrire, etc… Un mot capable de soulever autant de questions, d’interventions et d’avis, c’est un peu comme Nossiter, globalement pas d’accord avec lui, mais utile.

J’ai pour habitude de me justifier (mon côté catholique sans doute), alors je tiens à préciser que je donnais surtout un avis sur Nossiter - que je connais un peu pour avoir eu le plaisir de participer à son film « Mondovino » où j’avais eu la chance de ne pas être trop caricaturé.

Je n’ai, pour ceux qui connaissent mon côté hypocondriaque, que de l’intérêt pour les bons bios qui essayent de faire de bons vins à partir de raisins ayant reçus moins de produits « chimiques » que la plupart du reste de la production dite « normale ». J’ai été suffisamment influencé  par Maryse Barre à l’époque où elle était responsable de¨Pavie Macquin, et j’ai même fait l’essai chez moi 2 ans d’affilée de faire des vins en utilisant le savoir-faire biodynamique de Cyril Chancelier ou d’un consultant du Roussillon.  J’ai encore en stock des vins faits pour moi en biodynamie ( Jacques Blanc, cuvée l’Apogée). Ces vins sont bons, délicieux à boire et j’ai regretté de ne pouvoir poursuivre l’élaboration de ces vins.

Si Didier Michaud a pris pour lui ce mot de « biocon », je crois qu’il n’a pas bien lu Michel Bettane, il en a le droit, mais je n’ai apparemment  pas lu la même chose que mon collègue. Ce terme « bio – con » , me semble-t-il s’adresse à ceux  qui, soit jouent de la flûte ou qui font de mauvais vins car un peu trop sectaires . Il ne s’agit pas de ceux  qui, maîtrisant la technique, réalisent des vins que je bois avec beaucoup de plaisir comme, par exemple ceux d’Anne Leflaive ou ceux de Pontet Canet. Comme celui de « garagiste », le mot « biocon » ne s’adresse qu’à ceux qui sont concernés.

Ce dimanche, j’ai reçu un journaliste qui aime vraiment les vins à l’ancienne, un peu poivron rouge, pas trop noir, et c’est bien qu’il y ait des gens qui pensent autrement, même si moi je  préfère effectivement le contraire.

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commentaires

LaurentVinature 02/12/2007 10:59

Bonjour, ce papier sur les biocons aura donc atteint son objectif principal, faire parler de Michel Bettane et de son guide;-). Pour cela des propos caricaturaux ont été employés, et un sujet dans le vent ont été choisis. Mais ce que certains reprochent à Nossiter, ils ne le font pas à Bettane. Sur le fond (mais non on le touche pas encore;-), ce qui me gêne beaucoup c'est de critiquer des vignerons qui font du vin peut-être en dehors des canons de l'oenologie moderne, mais avec passion et sincérité (pas difficile de savoir de qui on parle dans cet éditorial, il suffit de voir les vins que j'apprécie et qui ne sont pas repris dans le guide; lapierre, descombes, barral, puzelat, ...) et qui n'ont pas besoin de guides ou de note parker pour les vendre. C'est peut-être de là que vient cette petite animosité... Je me suis régalé la semaine passée, avec un chiroubles de Descombes (que je distribue en Belgique) et un Lapierre; à l'aveugle pour un panel de 14 personnes, ils ont explosés deux autres cuvées reprises dans le guide B&D (qui étaient l'une moyenne et l'autre juste correcte (à mon goût), mais certainement plus consensuelles, rien ne dépassait; idem pour une troisième, coup de coeur hachette). Petite remarque, je trouve amusant que parlant de ce sujet, vous n'ayez pas goûté l'un des seuls bordeaux "nature" ....allez soyez un peu curieux! Mais attention, le chemin de retour est parfois très ardu;-)

Bonne continuation et félicitations pour votre blog
Laurent

Jean Luc Thunevin 27/11/2007 11:30

Didier, je ne sais que répondre à vos commnetaires. Je n'ai jamais (je crois) commenté votre cru, n'ayant jamais eu l'occasion de le goûter, mais j'ai la mémoire qui flanche, je ne me souviens plus très bien...Je cite Michel Bettane, vous me citez une dégustation commentée sur le site La Passion du Vin. Avez-vous lu ce qu'a écrit Michel Bettane ? Si vous n'avez pas acheté son livre, je peux vous en faire passer à titre privé une copie sur votre fax. J'espère que vous comprenez que je suis totalement d'accord avec ce qu'écrit Michel Bettane, mais que rien ne me permet  d'empêcher quiconque d'avoir un avis contraire (il ne manquerait plus que ça) : la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres.

laurentg 26/11/2007 18:15

Didier,le Cr IVV sur les Bordeaux 2004 est en cours de finalisation, suite aux 2 séries. Il se souhaite hors polémique et n'émet qu'un avis (assez étayé tout de même, je crois).Les vins de la seconde série sont aussi décrits ici :http://rivedroite.canalblog.comRappel :11. Château Planquette Medoc 2004. Vin dégusté la veille au soir Médoc château Planquette 2004 : 15,5/20+ - 24/10/07Moitié merlot, moitié Cabernet-Sauvignon.Nez mis en valeur par un boisé de qualité, exprimant un beau pack de senteurs assez masculines de terre, de moka, de cacao, de fruits noirs, de fumée, de zeste d’orange et en moins attendu de miel et d’estragon. Direct, avec de l’éclat. Bouche à la mâche prometteuse, cohérente et fine, alliant force et douceur. Elle s’appuie sur une acidité de confiance. Le soir (vin non goûté l’après-midi) : DS14,5 - PC17 – LG(15,5) - MS15,5. Note moyenne SOIR : 15,6 Le nez semble profond mais il reste assez renfrogné (réduction ?), avec des notes d’amande et de pomme (éthanal ?). L’effet « usage restrictif du soufre » me semble manifeste (notes moins nettes, plus erratiques, profil plus versatile). La bouche est très marquée par un beau cassis dominateur de cabernet-sauvignon. Elle est dopée par une acidité cinglante pour les uns, remarquable pour les autres (le vin tranche dans une série de Bordeaux 2004 parfois bien lourdement lestés par la maturité des baies et le degré alcoolique). Un vin de belle facture, qui se range aux côtés des vins les plus frais de la série, avec une silhouette un peu plus frêle cependant.

Didier Michaud 26/11/2007 15:37

J'insiste cher collègue :-),  quand je lis en commentaire sur mon vin:Le soir (vin pas goûté l’après-midi) : DS14,5 - PC17 – LG(15,5) - MS15,5. Note moyenneSOIR : 15,6 Le nez semble profond mais il reste assez renfrogné (réduction ?), avec des notesd’amande et de pomme (éthanal ?)Il me semble que nous sommes très loin de la description d'un Pontet-Canet (avec peu SO2?), et des canons de dégustation de Michel Bettane.Pourtant ce vin a  été visiblement apprécié autant que le vôtre.Dans d'autres circonstances l'on sait à peu près qu'une note d'éthanal peut avoir les mêmes effets idéologiques que le bouillon de culture nommé dans l'aventure, un rejet pur et simple :-)Aussi je m'interroge toujours et encore: où sont les limites de la bioconnerie? Didier Michaud