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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 14:43

Pour faire suite à une information trouvée  via le site du Château Loisel  concernant  Latour de France en Roussillon intitulée « 18 hectares encore échappent à la coopération »  :

Mon avis personnel est qu’il est bien sûr quand même mieux que des vignes soient vendues à un « étranger » plutôt qu’arrachées, et ça  même si la cave coopérative perd un adhérent. La commune l’appellation gagnent une énergie positive (et dans ce cas précis Nicolas et Miren de Lorgeril). Action gagnante pour eux bien sûr,  et pour le vin : la répétition de ces nouvelles implantations ne fait que confirmer le grand intérêt viticole de cette région.

Alors, sans rancune. Les caves privées, les caves coopératives sont complémentaires : on le voit bien, même ici à Saint Emilion où l’Union des Producteurs est plutôt un leader qu’un suiveur. Les hommes, toujours les hommes, quel que soit le système, sont la clé du succès.

 

A lire, un beau texte de Michel Bettane sur http://www.presse-vin.com/blogs.php

Je pense qu’il est peut être seulement inutile de donner autant d’importance au livre de Nossiter. S’il est utile de réaffirmer bien fort nos convictions à propos de  cette « petite secte française »  adorateurs bio-cons , pris en otage volontaire (je sais…) d’avoir à justifier une pensée contraire à la soit-disant pensée unique trop simple, et si vulgaire : les bons vins sont

faits à partir de bons raisins.

 

Côté hollandais, David Bolomey parle de Clos Badon sur son blog 

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Published by Jean Luc Thunevin - dans Divers
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commentaires

charles traonouëz 25/11/2007 20:30

Je dirige un vignoble en viticulture conventionnel, ce qui pour autant me permet d'apprécier à leur juste valeur les vins naturels (sans souffre ni levure autre que les levures indigènes) produits à Villié-Morgon par Marcel Lapierre ou Georges Descombes, voire la cuvée La Joly produite en viticulture bio par la famille Raymond à Saint-Laurent du Boisd(Gironde). Si je prends chacun de ces exemples, tous ont eu à afronter les sarcasmes de leurs voisins viticulteurs, la rudesse de l'administration, en dépit de cuvées explosant de gourmandise. Il m'a même été donné cette année de déguster de vieux Morgons "naturels" de 1989. Pourtant, ces vins ne sauraient être le modèle absolu, car les vins naturels sont des vins élististes (prix public supérieur à 15 euros), de conservation délicate même pour les meilleurs restaurants (Combien de fois ai-je entendu parler de cuvées qui se goutaient mal en ce moment et de renvois à l'expéditeurs). Bref, ces vins ont le charme de l'aventure mais ils ne constituent en aucun cas un modèle parfait, car malheureusement tout le monde n'a pas le talent d'un Lapierre ou d'un Descombes alors que cette voie réclame au contraire talent et exigeance permanente. Ce qui est dommage en revanche c'est l'attitude de certains revendeurs qui se veulent plus royalistes que le roi. J'étais à Rennes dans un bistrot réputé pour sa carte de vins naturels. Aucun Bordeaux dans la cave. J'interroge le sommelier qui me rétorque : "sil n'y a pas de Bordeaux, c'est que l'on aime le vin ici !". C'est ce genre de manichéisme porté par Johnatan Nossiter que Michel Bettane a peut-être voulu dénoncer.

François Dubernard 25/11/2007 16:37

Bien vu Didier!...Mais la polémique enfle...Peut-être existe-t-il un problème avec cette "nouvelle  mode"?Il n'y a pas de fumée sans feu!M. Thunevin donne son avis comme vous le faite. : différents.Tout comme vos techniques de vinifications.L'avenir donnera sans doute un jugement sur ces choix!Déjà la fumée commence à noircir...

Didier Michaud 25/11/2007 14:17

Cher collègue,Je vois apparaître sur votre blog, que je lis régulièrement, avec attention, un mot qui me semble devenir à la mode: le biocon.Pourriez vous m'en donner une définition précise?Etant vigneron en agriculture biologique, faisant confiance aux levures indigènes pour fermenter mes vins, utilisant peu ou pas de SO2, j'aimerais savoir si je peux prétendre à l'honneur de rentrer dans cette secte.Plus sérieusement, quel besoin avez-vous de porter de l'attention à un épiphénomème, qui doit concerner quelques milliers d'hectolitres, quand la production française se compte par dizaines de millions?Le consommateur est-il idiot à ce point à apprécier ces vins oenologiquement incorrects? Quand les dégustations s'effectuent dans le cadre de manifestations, ou de lieu de débauche :-), idéologiquement marqués je conçois que la réponse puisse être oui (Je ne connais pas M.Nossiter, n'ai ni vu ni lu aucun de ses ouvrages, mais j'imagine).Quand on commercialise son vin au près d'une clientèle plus classique, sans mettre en avant ses méthodes de travail, et que cette clientèle en vient à apprécier davantage votre production que celles des voisins, le doute s'installe. Quand enfin des amateurs éclairés (si tant est que des dégustateurs participant au concours de la RVF puissent l'être) apprécient eux aussi votre vin à l'aveugle, comparé des productions plus classiques, le doute amène à la réflexion.Je suis comme vous un lecteur assidu du forum LPV, j'y ai noté un message où il est question de nos vins respectifs du millésime 2004, placés dans une dégustation comparative:http://www.lapassionduvin.com/phorum/read.php?3,189662,228132#msg-228132Le résumé est fort succint et ne comporte pas de notes (elles m'importent peu), mais on s'aperçoit tout de même qu'un vin fait avec de mauvais raisins et mis sur le marché sans protection n'est pas systématiquement rejeté.Mauvais raisins de mon millésime 2004 qu'un photographe de l'Express avait eu la mauvaise idée d'immortaliser, sans mise en scène :-)http://pagespro-orange.fr/planquette/2004.JPGEn cherchant bien on doit y trouver quelques raisins pourris, le millésime n'était pas spécialement facile en bio, surtout quand on souhaitait obtenir une bonne maturité.D'un autre côté j'ai lu avec attention sur votre blog que vous aviez saigné de manière drastique vos cuves en 2004, à 50 %, chose que je ne pratique pas. Je devrais m'étonner qu'avec de bons raisins, naturellement concentrés, on soit obligé de recourir à de telles pratiques pour obtenir un bon vin.Je ne le ferai pas, laissant tout un chacun choisir ses méthodes de travail, ses objectifs qualitatifs et commerciaux, évitant de m'immiscer dans ces querelles stériles sur ce que doit être le bon goût vu par un professionnel. Une question finale se pose donc: doit-on juger con et inculte, l'amateur* qui apprécie, de maniére peut-être différente, nos vins respectifs? Didier MichaudVigneron à St Yzans de Médoc*par le plus grand des hasards j'en vois même un qui pointe le bout de son nez dans les commentaires pendant que j'écris :-)

Olif 25/11/2007 13:52

Euh..., Patrick, si j'ai du mal à comprendre un tel acharnement contre un certain style de vin, j'ai néanmoins bien lu que "petite secte française" se trouvait entre guillemets, je n'ai aucune difficulté à retrouver l'origine de la citation et je comprends également très bien que Jean-Luc Thunevin s'en fait le relais. Bio-con, oui je suis, mais pas inintelligent! Enfin, à mon humble avis!Par contre, la "coupe bien lourde", je ne suis pas certain d'en saisir le sens profond...

Patrick Essa 25/11/2007 11:50

Euh Olif comment dire...il s'agit d'une citation d'un texte de MB, pas d'un texte écrit par le blogueur! As-tu bien compris cela? Patrick Essa ( l'ambitieux webmestre de DC à la coupe bien lourde...)