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Jean Luc Thunevin

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  • : Bienvenue sur le Blog de Jean-Luc Thunevin, propriétaire de Château Valandraud.
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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 09:57

Nouvelle dégustation du Valandraud 2004 avec cette question : comment faire pour « adoucir » ce vin qui est vraiment avec ce millésime ce que l’on m’a toujours reproché de faire : c’est à dire un vin trop concentré, etc…En effet, en 2004, j’avais décidé de faire une bombe, comme tous les ans bien sûr, mais plus encore. Alors dans le chai, les stagiaires et les employés commençaient dès 6 h du matin pour finir à 22 h. Avec à la clé un vin qui est encore aujourd’hui trop concentré à mon goût. Nous avons fait de trop fortes saignées (50%), 2 pigeages, 2 remontages, 1 délestage par jour. A l’arrivée,  un monstre qui n’a toujours pas décidé de se civiliser, mais on est encore loin de la mise en bouteille. Nous avons fait notre premier essai de collage grandeur nature : 4 blancs d’œuf moyen par barrique et cela n’avait pas été fait chez moi depuis 1992.

La tradition  a du bon, car à la dégustation le vin se goûte mieux. Donc voilà, on attend que celui ci évolue encore en barrique et j’espère que d’ici 3 à 4 mois on y verra plus clair. Tout ça pour dire que même au bout de  15 ans, je suis encore en train de chercher comment faire ce foutu grand vin que j’ai goûté quelques fois, comme ce Latour 59 chez Hervé il n’y a pas longtemps (je rappellerai ici que le château Latour refuse d’avoir les Ets Thunevin comme client et que donc je dis bien la vérité quand je dis du bien de Latour, en plus j’ai acheté 3 bouteilles de ce 59 au cas où j’aurai envie de faire plaisir moi aussi.)

En bref, est ce que ce Latour 59 n’était pas lui aussi trop concentré à sa naissance ? Rien que d’en parler, je salive ! Et je repense à Luxey qui avait fait une dégustation à l’aveugle le 6 décembre 1982 avec Pouteau, Lepré, Paillardon, etc..(nous étions là en présence de l’ancêtre du Grand Jury Européen), Latour 59 était arrivé était arrivé 2° derrière un surprenant 58 ;  et je me rappelle qu’ à l’époque en effet ce 58 était formidable .

Côté presse, un très bel et bon article sur Mr Jean Robert Pitte dans la revue « Bourgogne aujourd’hui » intitulé « Le Géographe du goût ».

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commentaires

Damien 29/04/2006 14:26

Je parlais évidemmenr du commentaire de "goa" et non celui de Patrick Essa...   ; )))

Damien 29/04/2006 14:25

Merci de supprimer les commentaires ci-dessus qui polluent nos blogs...

Patrick Essa 07/12/2005 19:33

Je ne comprends pas bien ton raisonnement Jean-Luc. L'équilibre d'un vin est donné dès sa naissance, ce qui évolue c'est son profil aromatique pas sa qualité de texture ou sa souplesse de tanins, encore moins son acidité.
Les notes "anciennes" de Latour 59 (Broadbent,Penning Roaswell) sont déjà excellentes et il suffit de les relire pour imaginer un vin fin et assez élégant avec des tanins abondants mais souples.
J'ai plutôt le sentiment que ces vins naissaient sur la base de vendanges un peu moins mûres qu'aujourd'hui issues du fruit croquant de baies non passerillées, que les vins étaient moins boisés pendant l'élevage et que l'on pratiquait les règles séculaires des soutirages systématiques.
Il en résultait sans doute des vins un peu plus "bruts" et destiné à la patience des amateurs qui imaginaient une symbiose entre le degré de maturation et le potentiel naturel d'une terre hors classe.Latour 59 a été vinifié pour des buveurs des années 80/90/2000 et plus. Et c'est franchement une réussite non !?

Mais je me trompe sans doute.