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Jean Luc Thunevin

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20 octobre 2005 4 20 /10 /octobre /2005 23:00

                                 

 

Demain samedi sur France Inter, de 12 h  à 13 h, le sujet de l’émission de Jean Pierre Coffe (préparée par Alain Aviotte) sera le nouveau vin « Walden » , fait par Hervé Bizeul avec  (je crois) l’aide annoncée du Conseil Général du Roussillon. Il s’agit  d’un nouveau projet qui a pour fil conducteur d’appliquer simplement l’idée généreuse du commerce équitable en France.

 

Hé oui, il n’y pas que les planteurs de café qui souffrent. A notre porte aussi, le monde viticole est en crise. Des méthodes modernes de vinification, style winery à l’américaine, une commercialisation en circuit court (GD) associées à la philosophie du commerce équitable auront, j’en suis sûr,  du succès autant auprès du public que des medias pour un vin de qualité vendu à un prix consommateur de 6.90 euro TTC .

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commentaires

Camaret Marguerite 05/11/2005 21:51

Bravo ! le commerce équitable dans les Pays du Nord ce n'est pas une ineptie mais une réelle nécéssité, merci à ceux qui osent.
Au fait etes vous présents au salon du vin qui se tient à Annemasse 74 ce tte fin de semaine? J'ai hate de gouter votre Walden. Une bénévole d'Artisans du Monde

Damien 02/11/2005 17:41

Cher Guillaume
On ne peut pas mieux définir la problématique actuelle de la distribution "traditionnelle" des vins.
Autrement dis, vous m'enlevez les "maux" de la bouche.

Guillaume 25/10/2005 15:50

Quel que soit le talent, au Clos des Fées (déception d'ailleurs : petite Sibérie avec fortes volatiles pour nez de colle scotch samedi après-midi mais servie à tout le monde par HB) ou chez Walden, que se cache-t-il derrière "commerce équitable" ?
Exactement ce que l'on veut bien mettre derrière le terme d'équité et qui doit varier d'une personne à l'autre. Walden propose une forme d'équité : rémunérer principalement les faiseurs de vin en réduisant la marge du distributeur. Très louable.
Qui peut supporter une marge de seulement 10% pour assurer la distribution d'un produit ? La grande distribution.
Pourquoi ?
Parce que la grande distribution de mange pas en faisant des marges de distribution. Elle mange plaçant en banque la trésorerie générée par la vente d'énormes volumes payés par nous mêmes au comptant, réglés aux fournisseurs à 90 jours en vous collant au passage un voyage, une carte bancaire et un crédit à la consommation.
La structure financière d'un hyper est celui d'une banque de dépôt. Qui se fiche donc de faire de la marge sur la distribution d'un produit puisque son objet social est la collecte de fonds. Ce commerce est équitable spécialement pour nous consommateurs aux budgets parfois serrés car nous avons accès à des produits que nous ne pourrions pas nous offrir, ou économisons sur les produits de nécessité pour nous faire des petits plaisirs par ailleurs. Ce commerce est maintenant équitable pour le vigneron qui trouve un allié dans la grande distribution (insensible à la marge et qui peut vendre un excellent produit dont nous profiterons). En revanche, aucun commerce de détails de centre ville ou campagne ne peut vivre ni même payer son loyer avec des marges de distribution de 10%.

Rien de nouveau, les boulangers, les bouchers... savent ce qu'il en est.

Ceci est une invitation à la réflexion. Loin de moi l'idée de défendre les cavistes. Au contraire, la multiplication de ces initiatives devrait les remuer un peu.

Mais que rémunère une marge de distribution ? Une mise en rayon ? Un conseil ? Un agencement intelligent ? L'accès pour le producteur à des clients de qualité, gages de la valorisation de sa marque ?

En d'autres termes : quelle est la valeur ajoutée d'un distributeur ? Cette valeur ajoutée est-elle rémunérée à un niveau convenable ?

La valeur ajoutée de l'hyper pour le vigneron : écouler le stock.

La valeur ajouté du caviste lambda pour le vigneron : écouler le stock.

La valeur ajoutée du distributeur spécialisé et qualifié pour le vigneron : placer le vin chez l'amateur ouvert et capable de le comprendre et de le partager, le faire déguster régulièrement, valoriser le produit par le conseil et sa présentation conjointe avec d'autres produits de qualité, prescripteur...

Et si Walden faisait du bien au vigneron, du mal à Nicolas en instrumentalisant la grande distribution ?

Le seul dommage collatéral ne serait-il que pour des cavistes peu créatifs même si indépendants ?

Combien de temps, toutefois, le caviste créatif trouvera-t-il des vins capables de tenir la comparaison avec d'autres Walden en sécurisant une marge lui permettant de vivre (certainement pas 10%) ?
Ne devra-t-il pas se retrancher sur les produits de luxe uniquement ?


Jean-Luc Gardé 21/10/2005 14:40

Du commerce équitable en GD...

Plus qu'un paradoxe, c'est une ineptie !