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Mardi 31 juillet 2007

Visite et dégustation avec Michel Puzio (Croix de Labrie) et Philippe Fezas (Seguin Moreau) des propriétés de Pomerol et Lalande de Pomerol .

A Pomerol, le Clos du Beau Père (ex Ratouin, ex Angelus à Pomerol- 2 ha) et le Domaine des Sabines à Lalande de Pomerol sont en pleine véraison et l’on peut  déjà se rendre compte de la difficulté d’avoir une vendange homogène : grappes aux gaines millerandées, coulure, et des écarts de maturité. Je crois que la technique des tables de tri que je dois acheter ou louer sera fort utile cette année. Les vins de 2006 sont d’un bon niveau et évoluent bien.

Les Vignobles Fayat-Thunevin à Pomerol ont connu un accident regrettable : notre nouveau Jaguar a eu une défaillance (c’est le moins que l’on puisse dire) du système hydraulique et a pulvérisé de l’huile sur une dizaine de rangs.  La vendange de cette dizaine de rangs est polluée et dons perdue (et au prix du m², ça fait des sous). Est ce que la vigne et le sol seront affectés ? Possible. Les experts nous le diront. Cela fera au bout du compte encore un peu moins de récolte. Le reste du vignoble étant depuis l’année dernière, du genre équilibré, les vins 2006 seront parmi les réussites de Pomerol. En tout cas, c’est ce qui ressortait à la dégustation.

A Lalande de Pomerol, vignoble normal, plutôt bien dans ce millésime difficile pour le moment, les vins 2006 seront également d’un bon niveau. La forte activité dans les vignes se termine, derniers traitements, derniers rognages, finition. Les chais ont été repeints à la chaux, c’était nécessaire.

Pour moi, boulot plus calme au bureau : un entretien d’embauche concernant un poste  de cadre  à pourvoir chez un de mes amis et l’on espère du beau temps pour les 75 jours à venir.

 

 

par Thunevin publié dans : Dans les vignes
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Lundi 30 juillet 2007

Sur le forum de Mark Squire, le sujet « garagiste blog »  a eu 44381 connections et 945 interventions écrites.

Tous les 15 jours environ, un article paraît dans la presse écrite mondiale pour parler de ces vins de garage… en bien ou en mal. Pourquoi en parler autant si cet effet de mode n’existe plus ?

Dit-on encore que la typicité du cabernet c’est d’être végétal ? Ce sont pourtant souvent les mêmes qui ont défendu cette typicité qui tapent sur le  petit garagiste que l’on  accuse de ramasser ses raisins trop mûrs, trop… trop…

Est ce que les grands vins ne doivent être  qu’élégants, fins ? N’y a t-il pas de grands vins extravagants, extravertis, trop tout ?

Chaque fois que j’ai eu la chance de goûter Cheval Blanc 47, je pense qu’heureusement qu’il y avait vraiment tout en trop ! Je n’ai eu qu’une fois la chance de boire Mouton 45, mais j’ai l’intime conviction que ce vin a toujours été « trop » bon. De là à dire qu’un vin de garage américain, espagnol ou français procurera ces émotions… attendons de voir. Mais pourquoi pas ? Il suffit d’attendre encore 40 à 60 ans !

 

 

Elections à Saint Emilion : l’équipe en place se trouve confortée, carton plein et aucune opposition représentée ! Est-ce  bon pour la démocratie locale ?....sans doute que oui puisque le suffrage universel en a décidé ainsi. Moi, à chaque élection locale, j’ai voté comme on en  a le droit dans une petite commune, en panachant. Ce coup-ci, j’avais encore des amis dans chacune des 3 listes, mais il faut croire que c’est trop dur de choisir.

En fait, en France on ne doit pas parler politique ni religion….Je suis catholique, mais j’aime bien l’idée de la réincarnation (ce qui  expliquerait pas mal de choses !).

par Thunevin publié dans : Vins de garage
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Vendredi 27 juillet 2007

Levé tôt, couché tard, est ce bien raisonnable ?

Avec une équipe de publicistes et de journalistes hyper motivés, discussion à bâtons rompus sur les manières de communiquer, avec moi qui suis sans doute  l’un des plus difficiles à convaincre pour mettre la main au portefeuille pour faire passer des publicités concernant mes « produits ». Cela m’est tout simplement inconcevable, sans doute suis–je trop radin . Je disais tout simplement que si un media était capable de faire vendre « immédiatement » nos vins, il ne serait pas nécessaire d’avoir de commerciaux pour aller à la  pêche aux budgets, mais ce serait les propriétaires eux-mêmes qui solliciteraient ces médias. A l’instar de  Christophe Château, directeur de l’association des 5 côtes de Bordeaux, je pense que ce qui nous manque le plus, c’est des commerciaux motivés, aptes à faire le tour du monde et aller convaincre nos clients, car aujourd’hui à part une cinquantaine de vins d’ultra-luxe et chers, beaucoup, beaucoup de vins de Bordeaux sont, malgré tout nos handicaps (euro, législation, etc), de vrais rapport prix-qualité.

J’ai passé une bonne soirée qui a débuté chez Kinette et Michel Gautier pour un apéro/amuses gueules des plus sympa, ensuite un repas chez l’ami Jean Pierre Xiradakis à la Tupina où l’on est arrivés à plus de 21 h, et repartis vers minuit. Dur pour moi qui vit aux horaires de mes coqs… Couché à  1h et réveillé à 6 h !

Durant ce repas partagé avec Jean Guyon (Rollan de By), un Haut Condissas 2001 a pu nous régaler malgré le nombre incalculable de vins goûtés à table , dont un étonnant Marginal 2003,  un vin américain dont j’ai oublié le nom (style Amarone), et une partie de ce repas très professionnel a été consacré à la préparation d’un événement important à Hong Kong.

Pour rebondir sur une des remarques de Patrick : en effet, drôle de millésime. Chez nous, j’ai vu les cabernets sauvignon commencer leur véraison avant les merlots. Va comprendre.

Quant au reste de ces remarques, bien sûr, j’imagine toujours que chaque pied est traité de manière précise et adaptée : il suffit de se balader dans les vignes de Saint Emilion ou de Pomerol pour s’en rendre compte, en tout cas chez les meilleurs viticulteurs. Et en effet, il ne suffit pas d’avoir des analyses parfaites pour avoir un bon vin (c’est un peu l’histoire du camembert au lait entier et au lait pasteurisé, non ?)

par Thunevin publié dans : Dégustation
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