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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 10:44

Suite à mon billet d'hier  :
“Some of the points you make are valid, if not exactly original by any stretch of the imagination or in any language; others, simply tendentious and/or aggravating in that they make all journalists sound like luxury-loving, freebie=hunting, know-nothing parasites. Most ungenerous of you and very untrue. Life is not long enough for me to respond to this characterization or to express just how frustrating it can be for serious, hard-working, ill-(and un-) paid journalists to get information from winemakers. Nevertheless, have a good day and a good 2009 vintage. “

Jacqueline friedrich, the winehumanist.com.

 

Jacqueline fait partie de ces critiques, journalistes, écrivains qui aiment profondément leur métier et elle n’est pas la seule, bien sûr.

Mes propos, toujours un peu exagérés, ont eu le don de la faire réagir, mais en fait, mes réflexions, sont surtout basées sur ce qui se passe dans le Roussillon - qu’elle connait pour y avoir été il y a quelques années – sans oublier ce qui se passe aussi ici à Bordeaux.

J’attends toujours un minimum de sérieux de ceux qui sont capables d’avoir un impact sur nos vies, les quelques errements que je vois éclore ici ou là dans les médias français me font réagir. C’est l’un des rares luxes permis dans notre pays démocrate.

Prendre des vessies pour des lanternes, un peu  de rigueur, un peu de vérification à l’aveugle style Grand Jury Européen, un peu de Bertrand Le Guern, de l’analyse aussi par des laboratoires d’œnologie pour vérifier brett, TCA, methoxypyrazines (à chaque fois que j’utilise ce mot, je pense à Jean Marc Quarin)… Si le pif de nos censeurs ne marche pas trop bien,  faire des vérifications avec quelques clients dits  « normaux », femmes ou hommes, gourmands et pas sectaires.

Bien sûr, tous les avis, tous les goûts sont dans la nature, comme insiste un des mes amis quand je m’emporte, mais s’il s’agit de gens qui écrivent dans les revues grand public, comme Terre de Vins ou la Revue du Vin de France, il pourrait y avoir des précisions quant à ceux qui jugent, sachant que, dans la même revue, un journaliste va aimer les vins modernes au nez et à la bouche emplie de raisins mûrs et que tel autre va préférer la sous-maturité et l’acidité.

S’il ne doit pas y avoir qu’une seule voix pour définir les goûts, le minimum serait de s’entendre sur ce qu’est un bon vin, une vigne en bon état.

 

 

Goûté, hier, au Comptoir de Genès (à Belvès de Castillon), un très bon vin : Poupille Atypique  (2003 ?) sans soufre, fait à Castillon, preuve que dans ce choix de l’écologie et du sans soufre, on peut faire bien et que là aussi, il ya ceux qui ont du talent et les autres.

Egalement goûté un Presbytère du Château La Clarière Laithwaite, fort bon.
Le menu du midi était délicieux, la fréquentation déjà importante prouve la justesse des choix de la direction. Le vin offert au tarif propriété avec un droit de bouchon de 6 euros rend possible la dégustation des meilleurs vins de Castillon pour accompagner le menu à 14 euros.

 

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : C'est dans l'air...
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 16:00

Acheté le guide Hachette à la librairie "le magazin" de Saint-Emilion en attendant le Gault et Millau.

Que de guides, que de livres....comment s’y retrouver, en tout cas le guide Hachette fait référence, et ça tombe bien dans ces temps troublés où les critiques et certains médias partent dans tous les sens.

Le guide Hachette récompense tous mes vins du Roussillon, Clément Pichon et les vins Fayat, Haut Carles avec un 7ième coup de cœur, Valandraud etc, Fleur Cardinale, et même Bellevue de Tayac.

En attendant le boulot dans les vignes et les chais continue, mardi 1er septembre mise en bouteille du Blanc de Valandraud N° 1 du millésime 2008. Il sera à boire et à goûter dès l’été prochain, nos blancs secs étant élaborés pour durer et tenir la distance.

 

Par Jean-Luc Thunevin - Publié dans : Dégustation
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 14:37

Réflexion formulée plusieurs fois lors de discussions avec mes amis du Roussillon, Hervé Bizeul, Claude Gros, ou mes associés Marie et Jean-Roger Calvet : comment se fait il que tant de professionnels dits confirmés, critiques auto-proclamés, journalistes reconnus, grands amateurs, acheteurs, soient si sensibles aux discours convenus de l’époque, de l’air du temps, si perméables à l’autosuggestion, et que si peu aient la curiosité de visiter les vignobles, au moins durant ou avant les vendanges.

On nous bassine avec le terroir, sans la curiosité ou l’envie d’y aller voir, d’y marcher, d’y regarder vivre la vigne et les gens qui y travaillent.  C’est sûr, c’est pas facile, ni rapide, ni confortable. Dehors, il peut y avoir trop de vent, de soleil, et même de la pluie. Et je ne parle pas des insectes, des ronces et de ces peurs ressenties devant des paysages si sauvages ou travaillés, mais qui sont si loin du confort des beaux châteaux, des belles tables de dégustation, des syndicats prévenants ou des plaisirs de la brosse à reluire, même pour une ligne dans le journal local.

 En effet chez moi, chez eux, peu très peu de curiosité pour les terroirs, la vignes et ses raisins qui plus qu’un bla bla, peuvent apprendre à celui qui sait lire la, les vérités du propriétaire ou du consultant qui se la raconte écolo avec des trémolos dans la voix et du désherbant plein les champs, le respectueux du recyclage qui vide ses effluents dans les fossés, du bio dynamiste qui n’offre pas des conditions de travail dignes à ses employés  et qui pourra, sans sourciller, de plaindre d’être incompris alors que son chai pue les TCA et autres saloperies. Et je ne parle pas de ceux qui arrivent à faire des vins délicieux, clairs et transparents avec des raisins pourris, des vignes où l’oïdium et les vignes manquantes parce que mortes et pas remplacées sont les signes évidents de ratage.

Pourquoi confondre les vrais bio, les bons bio dynamistes, les bons vins faits dans le style des vins de soif à petit prix avec ces vins souvent brett, souvent acides ou avec ces vins dits de soif (qu’est ce que cela veut dire à 30 euro?) pour qui le temps est l’ennemi – 5  minutes dans le verre et c’est foutu.

 

Pourquoi cet air du temps nous parait si propice à tout ce qui serait de l’anti Parker, de l’anti vin trop travaillé, mot à la mode lui aussi qui sous-entend que le vin est d’origine divine.

 Ce courant est-il la réponse à la crise de société actuelle et à ses comportements ?  Une réponse aux angoisses existentialistes ? Des excuses à trouver pour boire un bon coup de vin avec alcool dans ce monde si terrible à vivre,  où le principe de précaution envahit tout et nous empêche d’avoir du bon sens.

 




A propos de bon sens,  2009 à l’air de vouloir nous offrir un grand millésime. Jean Marc Quarin y fait déjà quelques comparaisons avec le 2005, nous le saurons d’ici 1 mois.

En attendant, hier, en faisant le tour des vignes de Pomerol et Saint Emilion, je peux dire que j’ai rarement vu aussi beau.

La Commanderie de Mazeyres et Prieurs de la Commanderie sont dans un état esthétique qui n’a pas du être vu dans ces 2 propriétés depuis longtemps, voir ces vignes si belles, ces raisins si beaux est un vrai bonheur pour ce vignoble avec qui il faudra compter à Pomerol.

Vive la Rive Droite et ses raisins  alignés, noirs comme des mûres er déjà si doux à goûter.


A Maury, Marie et Jean Roger Calvet ont commencé les vendanges par les premières cuvées de blanc et de rosé, destinées à faire des vins «  de soif » pour les boutiques (ce qui veut dire pas trop chers)

Une bonne bouteille d’Hugo 2005, bien trop jeune, bue hier soir à la maison était notre manière à nous d’y participer.

Par Jean Luc Thunevin
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