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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 11:07

Avec ce beau temps merveilleux, les raisins, qui pourtant sont des raisins pour faire du vin, sont  aussi bon que des raisins de table.
Le soleil la journée et surtout les nuits fraiches potentialisent le goût des cépages.

Samedi, avec une partie des américains qui occupent notre maison, j’ai pu leur faire goûter  les 3  cépages de blanc qui vont bientôt être vendangés. Les sauvignons gris ont une puissance aromatique incroyable, les sauvignons blancs ne sont pas en reste : c’est une palette de fruits exotiques, ananas, mangue, orange, miel, parfums très complexes et seuls les sémillons sont plus austères, plus « muets ».

Les merlots rouges ont la pulpe qui se goûte déjà très bien, même si la peau et les pépins sont loin d’être mûrs. Certains pomerols devraient commencer à vendanger dès ce vendredi ?

C’est dommage que Murielle et moi ayons un gros rhume qui nous empêche de profiter pleinement de ces beaux jours de fin d’été.

Ce week end, avec les beaux-parents, recherche de mûres juteuses, figues, noisettes, qui donnent déjà un avant goût de l’automne, surtout qu’avec les premières girolles et le froid du matin, cela sent déjà les vendanges.

Une bonne viande, des gratons du boucher de Lussac (Mr Bernard Simon), avec 2 bons vins,  un Andréas et un Griffe de Cap d’Or 1999 à l’apogée et bons à boire de suite.

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : Dans les vignes
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 16:00

 
 
haut-carles
 

2006  ★★ 

 

 

Toujours au sommet de l'appellation, Haut-Carles décroche son septième coup de cœur. Cette sélection des meilleures parcelles du domaine fait désormais partie des grands vins du Bordelais. Dans sa version 2006, elle offre au regard une magnifique robe noire. Fruits confits, noix de coco, réglisse, vanille, boisé toasté: la ligne aromatique est complexe et intense. Les tanins puissants et bien extraits soutiennent un palais concentré, gras et doux. Un vin de garde assurément (cinq à dix ans). Le second vin du Ch. de Carles 2006 (8 à 11 €) ajoute également deux étoiles à l'impressionnante collection du cru, et frôle le coup de cœur pour son bouquet harmonieux d'épices, de toasté et de fruits mûrs, ainsi que pour ses tanins veloutés et sa persistance.

 

 

Publié dans : Dégustation
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 11:02

Explication sur mes billets « Bon sens, suite », « Bon sens ? » et « Père pardonne leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » 

Je ne suis  plus un perdreau de l’année, mais je reste toujours un peu révolté, pas blasé. Je me sens obligé de faire part de mes colères et de mes angoisses, ce qui est fort bon pour ma santé plutôt que de garder ça pour moi,  et grâce à ce blog je peux faire partager la peine ressentie par mes amis alors qu’ils perdent confiance dans le système et que leur patience s’émousse à attendre la reconnaissance qu’ils pensent mériter pour leur vin !

Je ne suis concerné par ces billets que par rapport à mes amis du Roussillon et par le parti pris que je sens poindre dans quelques médias français à propos du Bordelais,  qui font de l’anti Parker, de  l’anti Bettane, de l’anti Burtschy, un peu à la manière « c’était mieux avant » (avant quoi ?) et se mettent à défendre des vins qui, s’ils étaient goûté à l’aveugle (et c’est déjà arrivé, me semble-t-il) seraient totalement rejetés .

Ils restent quand même à défendre ces vins car, et ça je l’admets facilement, ils sont sous le charmes et l’émotion des propos et du charisme des propriétaires. Mais il faudrait écrire dans ce cas : j’aime ce propriétaire, j’aime son discours, j’aime son influence sur l’évolution bio des vignerons, j’aime quand il fait des miracles sur la maturité de ses raisins 1 mois avant ses voisins, j’aime quand ses vignes mourantes rendent leur dernier souffle pour réaliser  une œuvre posthume…. mais de grâce, faut-il raisonner faux en matière de vin pour justifier des emportements amoureux ?

Faut-il tout sacrifier à la poésie pour crucifier les vins trop sexy, trop pute, qui plaisent, parkerisés, sous prétexte du vouloir être différent ? Sauf bien sûr que je suis un peu, beaucoup, idiot, aveugle et sourd.

Ce que je vois poindre aujourd’hui est vrai, ce sont de vrais sentiments, de vrais points de vue, de vrais avis réfléchis, de vraies déclarations d’amour, une vraie révolution qui, peut-être, succèdera à celle des vins modernes initiée par Emile Peynaud, Michel Rolland, avec l’appui des médias, Luxey, Parker, la RVF de l’époque Bettane.

Un retour de balancier ?

Un juste retour vers un goût civilisé, intellectualisé ?

Vrai changement, comme pour la nourriture ou il faut aujourd’hui moins de gras, moins de sucre et plus d’aspartame, voire de glutamate ?

Vieillir longtemps, maigre et en tirant la tronche ou vivre comme un patachon, gros et heureux, est-ce un choix ? Sans doute la vérité est au milieu.

Par Jean Luc Thunevin - Publié dans : C'est dans l'air...
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