Lundi 28 septembre 2009
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Vous le savez, je lis régulièrement le blog de François Mauss, ou je trouve pas mal de
sujet qui m’intéressent et je lis les forums de Dégustateurs.com ou la Passion du Vin ou dans la prose d’Hervé Bizeul.
Le dernier post lu, avant mon départ pour Hong Kong, sur le blog du Grand Jury, parle de moi, reconnu par Bettane puis Parker et
surtout de Reignac et Pétrus.
Ceci pour dire que je ne suis pas toujours d’accord avec mon ami François Mauss surtout quand il mêle Madame Michu à ses
batailles. Qu’a fait Madame Michu, dont tout le monde sait qu’elle fait ses courses au supermarché
Leclerc (ou ailleurs), pour être mêlée à ces histoires ?
De plus, moi qui, avec Valandraud, ai bénéficié de toute la curiosité des journalistes, critiques, de ces dégustations à l’aveugle où
Valandraud arrive souvent bien placé contre les 1ers grands crus, même avec des journalistes ou professionnels « anti-garage », « anti-Bettane » ou « anti-Parker ».
A l’inverse de François ou de certains de mes collègues, jamais je n’ai tapé à bras raccourcis sur ces icônes, tant j’étais content de pouvoir les cotoyer, car je voulais juste convaincre, me
convaincre que je méritais ma place pour Valandraud.
Je n’ai été méchant qu’envers les vins à défauts techniques graves : T.C.A. (c’est une fixation pour Murielle et moi), et la
maigreur des vins acides et végétaux.
Je ne suis pas contre des vins un peu légers ou moins modernes, j’ai eu le déclic grâce à certains de ces icônes qui le resteront
toujours pour moi.
Petrus 1955 est de cette époque, La Conseillante, La Violette, les vieux Latour (le
1958 !), ces Mission Haut Brion 1955, etc… (quelle modernité pour l’époque !)
Pourquoi diable François Mauss fait-il une fixation sur Pétrus ? Cela ressemble fort au comportement d’un collègue qui a passé
une partie de sa vie de professionnel à prouver que ses vins étaient meilleurs que Pétrus alors que tous ses invités n’avaient, en sortant de ses
dégustations, que le souvenir de ces Petrus tant décriés !
Reignac, Valandraud peuvent exister sans être opposés à ces vins, nos différences font tout l’intérêt de nos crus. Quelle chance
d’exister, non ?
L’intérêt de ces dégustations, c’est d’attirer l’attention des journalistes, des consommateurs et des viticulteurs sur la concurrence,
ce n’est pas un mal, c’est nécessaire.
Est-il utile d’autant polémiquer ? Ce genre de dégustation à l’aveugle déplait souvent aux icônes, c’est sûr. Cela me rappelle
Jacques Luxey et son grand jury qui avait beaucoup de problème avec les grandes maisons de Champagne qui n’aimaient pas du tout ces
dégustations.
Il y a déjà plus de 20 ans, ce grand jury de Jacques Luxey déclenchait de belles polémiques, mais il n’y avait pas internet et les
blogs. Il est vrai que ces dégustations étaient bien organisées et les résultats ont aidé, à l’époque, à la notoriété de Haut Marbuzet, Sociando
Mallet, voire Le Pin.
Pétrus n’a pas besoin d’être défendu, je trouve seulement qu’à vouloir trop prouver, on
finit par ne rien prouver. Le temps est nécessaire pour bâtir une marque, le temps est l’un des éléments les plus importants, c’est bien ce que j’essaye de faire chez moi, c’est bien de vouloir
faire mieux, mais je dis souvent que ce n’est pas parce que Ferrari gagne toutes les courses que je dois avoir ou acheter une Ferrari, moi qui rêve d’avoir une Mercedes ML avec le confort d’une
classe S.
Tout ça pour dire que oui, on peut gagner honnêtement une dégustation à l’aveugle.
Alors, pourquoi vouloir prouver que celui que l’on a battu est mauvais ? Je préfère gagner en concourant avec des
bons !
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