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Jeudi 3 novembre 2005

A propos de l’article de Panos Kakaviatos dans Wine International sur le millésime 2005 :

Celui ci  a posé des questions à des chefs de file « d’écoles » très différentes  aux réponses  du style : il faut vendanger tôt pour garder la fraîcheur et le fruit, l’élégance bordelaise est à ce prix … ou il faut vendanger tard, l’opulence, la grande maturité et la richesse sont les vrais signes de Bordeaux dans les grands millésimes. Et moi, pour une fois (sans doute un peu trop d’éducation jésuite) qui pense que cette année tout le monde aura raison…

Au fond, je crois  qu’il faut relire ce que Jean Marc Quarin a écrit récemment à propos du 1983, pour avoir une idée de ce qui se passera dans 10/20 ans … Mais qui s’en souviendra ?

 

 

Pour la petite histoire, j’ai bu à la maison avec des copains, un délicieux et gourmand Lynch Bages 1999 (moderne, plein, mûr, etc…) et un 1er cru classe 1855 de l’année 1988, qui hélas n’avait rien de « sexy ». La preuve, c’est que la bouteille, bien que correcte, n’a pas été finie. Vive les amateurs qui ne finissent pas une bouteille de grande renommée mais préfèrent boire un Lynch Bages, qui figure depuis longtemps dans les valeurs sûres de ma cave perso.

Lors de ce même repas, nous avons également goûté Yellow Trail 2004, un des gros succès commerciaux australien ( cépage Shiraz), bouteille offerte par un caviste parisien, et il avait raison : on a aussi bien en France, mais trop peu de clients dans le monde le savent.

par Thunevin publié dans : Dégustation
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Mercredi 2 novembre 2005

De bonnes affaires chez les caviste dans le village de Saint Emilion, ça existe ! Comme par exemple un Saint Emilion Grand Cru,  Château Tour de Bardes 1999 à moins de 10 euro au Cellier de Saint Emilion ( Jérôme Goria) sur la place centrale du village.

 

 

Ce week-end à Paris, en compagnie de 30 autres responsables de propriétés, dans un salon de l’Hôtel Crillon, nous présentions chacun 2 millésimes de nos productions (1999 et 2002) aux professionnels l’après midi (sommeliers, cavistes…) et le soir à des amateurs extraits du Fichier du Bottin Gourmand et de l’Amateur de Bordeaux.

Interrogation d’avant manifestation : est-ce que ça vaut le coup ? (au sens propre du terme pour l’investissement en temps, énergie et argent). Je crois bien qu’en ce qui me concerne, la dernière fois que j’avais mis les pieds à Paris pour une telle manifestation, c’était en 1998 au Méridien, à l’invitation du C.V.B.G.

Le lieu (Le Crillon), l’organisation, le service étaient tous de qualité, comme les contacts dans leur grande majorité.

J’y ai bien sûr rencontré des amis restaurateurs ou sommeliers, dont un que je vois régulièrement à Saint Emilion, mais également des gens que je n’avais jamais rencontré jusque là : entr’autres, et pour mon plus grand plaisir, un journaliste « d’investigation » polémiste de talent (pour moi en tous cas, même si parfois il se montre sous un jour un peu trop « intégriste »). Je parle de Jean Moïse Braitberg, qui m’a bien attaqué sur mon vin de table.

Raoul Salama a heureusement pris un peu ma défense. Enfin, rien que pour ça, cela valait le déplacement. Et je ne vous parle pas de tous ces « djeunes » fous de vin, dont un en particulier qui m’a demandé un cours ( à  moi, le cancre de la classe !) sur les brett.

Le lendemain repas et dégustation au TAN DINH, 60  rue de Verneuil dans le 7°, avec dégustation «  à l’aveugle » de 3 grands Grenache. Dégustation organisée comme si Robert Vifian savait que cela m’intéressait tant actuellement. Il y avait 2 Chateauneuf  et un Australien qui était très nettement le meilleur, ah la la, la mondialisation….. !

 

 

En réponse à un esprit curieux qui est intervenu sur le site Iacchos à propos de "Walden" : les Etablissements Thunevin, négociant, prennent une marge comprise entre 4 et 5 %. C’est en fait une grosse marge pour un courtier, mais très petite pour un négociant. Je pourrais ne rien prendre quand nous n’aurons plus rien à faire, et je ne revendique en aucun cas le fait d’être un philanthrope, mais juste le fait d’aider mes amis à réaliser leurs projets, ce que je fais de temps en temps.

par Thunevin publié dans : Divers
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Mardi 25 octobre 2005

Nous offrons actuellement à quelques uns de nos clients de la GD des bons grands crus classés de Saint Emilion à moins de 15 euro TTC la bouteille prix consommateur. Il s’agit de bons millésimes 2001 et 2003 et de bons Grands Cru 1999 et 2000 qui seront vendus chez les cavistes du village entre 9.5 et 12 euro TTC. Dans le même ordre d’idée, notre Bordeaux de marque Présidial 2004 et notre Vin de Pays des Côtes Catalanes 2003 sont à moins de  4.50 euro TTC  en GD pour les consommateurs.

L’activité du négoce bordelais est toujours aussi bonne, prise de position sur les « grandes marques », arbitrage sur les stocks, visites de courtoisies à la propriété, caresses et gentillesses accordées aux châteaux méritants (porteurs de privilège, de marges ou les 2), discours pessimistes pour les uns et pragmatisme de circonstance pour les autres.

 

 

 

A propos de l’émission de France Inter sur « Walden », j’ai entendu Perico Legasse (très peu aimable à mon propos… il est vrai qu’il me connaît bien, au point de pouvoir dire gratuitement du mal de moi à mes copains… ce journaliste est un pur !), chroniqueur et journaliste gastronomique, écarter de manière ridicule et sans « pincettes » les paysans vignerons seulement capables (à ses yeux) de porter des raisins à la cave coop ou chez Hervé, sous-entendu incapables de vinifier – l’acte noble pour notre excellent polémiste, bien que ce journaliste ait des vignes et que je n’aimerai pas être à son service.

Tour ça pour dire que dans notre microcosme, les idées préconçues, le racisme, le fascisme, le système de castes ont encore de longues années pour prospérer. Si la guerre revenait , la possibilité de collaborer permettrait à nouveau de se débarrasser aisément de ceux qui ne pensent pas comme ce juge peu enclin à aimer son prochain.

J’avais remis à Perico Legasse une bouteille réalisé par moi en « bio dynamie » lors d’une précédente émission de télé (C’est dans l’Air, sur France 5). Il n’a pas du la trouver bonne car venant de moi, ou peut-être  même l’a-t-il donnée à un clodo (qui s’est peut être soudainement remis à croire au Pèr-ico Noël) … C’est la vie ! J’aimerai que tout le monde m’aime … Même Perico !

par Thunevin publié dans : Divers
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